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dimanche 1 mars 2020

Je suis ton soleil, de Marie Pavlenko



Déborah démarre son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui s'acharne à les dévorer. Mais ce n'est pas le pire, non.


Le pire, est-ce sa mère qui se met à découper frénétiquement des magazines ou son père au bras d'une inconnue aux longs cheveux bouclés ?



Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l'aide, des amis, du courage et beaucoup d'humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil.



Je remercie vivement les éditions "J'ai lu", grâce à qui j'ai pu lire la version poche (la couverture est super fun d'ailleurs!)

Avant d'aborder le livre, j'ai apprécié ouvrir le colis dans lequel se trouvait le roman. "J'ai lu" prend soin de ses lecteurs (à mon plus grand plaisir!)
C'était un vrai unboxing, c'était super chouette! Dedans se trouvaient : un tote bag j'ai lu, des graines de coquelicots que nous planterons très bientôt, des décos en papier pour mettre dans des carnets d'écriture, un sachet de thé.... C'était vraiment chouette, MERCI !

Ce livre a tout simplement été un GROS COUP DE COEUR! Il est bouleversant, émouvant, met la tête à l'envers tellement il est empli de justesse dans les émotions et dans les traversées des personnages. Je me suis sentie à la fois proche de Debo, de sa maman, de ses amis, de son père... 

Je suis ton soleil raconte une tranche de vie durant une année scolaire, et pas n'importe laquelle : celle du Bac, celle de l'âge où on quitte l'adolescence pour devenir adulte, celle où on fête ses 18 ans, où on a soif d'indépendance et surtout, l'âge auquel le monde de Debo s'écroule sur de nombreux niveaux, à commencer le plan familial, lorsqu'elle découvre que son père a une maîtresse....

Tel un château de carte, Debo va se laisser sombrer, se renfermer, s'éloigner de sa meilleure amie Eloïse. Puis elle va être "repêchée" par Jamal, avec qui elle va se lier d'amitié et qui formeront rapidement un trio avec Victor, le beau gosse sur lequel Deborah craque... Mais qui est déjà en couple. 

L'évolution de Deborah est tellement réaliste, je suis certaine que 90% des lecteurs sauront se retrouver à un moment ou un autre dans ce qu'elle ressent et ce qu'elle traverse. On ne peut rester de marbre face à ce qu'elle vit, à ce moment de la vie où on est poussé à grandir et évoluer, à voir les choses autrement, à réaliser que sa maman ne va pas bien du tout, qu'elle sombre dans une dépression latente. On a envie que Victor se penche sur elle pour l'embrasser au détriment de son couple, car on voit bien qu'il y a plus que cela entre eux. On a envie de la voir s'amuser pour fêter ses 18 ans au lieu d'être témoin de ce qu'elle vit. J'ai été touchée par ce personnage car il est bien développé, bien cerné, et réel. 

J'ai aussi été énormément touchée par la maman, qui, comme évoqué ci dessus, sombre dans une dépression, et qui va avoir des mots (et des maux) qui m'ont totalement bouleversé et m'ont amené les larmes aux yeux en quelques secondes. Elle s'accroche à ce qu'elle peut et trouvera une sortie de secours et un nouvel élan dans sa vie. 


A côté de cela, on suit aussi la construction des autres personnages, les plus marquants étant Jamal et Eloïse.


Jamal est orphelin, vit chez sa tante Leila, est fasciné par les mygales qu'il apprivoise. Il est aussi en pleine explosion intérieure et va facilement dévoiler qui il est à Deborah. 


Eloise, elle, a un parcours bien différent. Elle ressemble beaucoup à la nana qui se la pète dans les couloirs du lycée, accrochée au bras de son mec trop canon, qui oublie sa bff aussi vite que le programme TV. Puis des évènements bouleversants vont se produire, qui vont à son tour la faire évoluer et donner un autre sens à sa vie. De ce moment, elle va se rapprocher de la mère de Debo, qui en aidant la jeune femme, s'aidera aussi dans sa propre reconstruction. 

Les messages sont beaux, les mots sont fluides, percutants, bouleversants. A de nombreuses reprises, je me suis retrouvée le mouchoir à la main, ou bien à éclater de rire.

C'est un roman contemporain frais, actuel, juste, que je relirai à coup sur au fil du temps (et peut être au fil des années de ma fille pour ne pas oublier que 17 /18 ans, c'est un âge où tout est bouleversé, les hormones en pagailles, et en plus, trouver sa voie pour le futur....pas facile cette phase).



Moi à 18 ans, je m'apprêtais à partir pour une année de BTS à Annemasse, où ce fut l'année de ma recherche de personnalité (l'ai je trouvé? je me pose toujours la question à ce jour) et  surtout l'année de "liberté" loin de mes parents, où je le reconnais, j'ai fait n'importe quoi, j'ai fréquenté de mauvaises personnes, j'ai fumé des joints, j'ai bu, j'ai séché les cours, je me suis fait voler pas mal d'argent pour la jeune adulte que j'étais. Cette phase, je l'ai voulue à l'époque, car je m'étais toujours sentie surprotégé par mes parents (Dieu que je les comprends à présent) et j'avais besoin de tester mes propres limites. Heureusement j'ai quand même rapidement trouvé le droit chemin car à l'amour de mes parents et à leur bienveillance et compréhension.



"Il sera avec Adèle. Il ira la chercher demain. L'embrassera demain. La caressera demain.
Je vais relire "Les fleurs du mal", histoire de me remonter le moral"

"Le sol tremble, les murs s'écroulent. Je suis un chagrin, une douleur, je suis une petite fille terrorisée par les ténèbres.Ma mère a voulu mourir. Elle a voulu m'abandonner pour toujours"

"Bonjour,
Nous informons notre aimable lectorat que les quatre dernières lignes de dialogues sont un pur fantasme de Déborah Dantes. Cette conversation n'a pas eu lieu dans la vraie vie. Nous reprenons  donc la vérité là où nous l'avions laissée, et prions notre aimable lectorat de nous excuser pour la gêne occasionnée"




jeudi 30 mai 2019

BLE NOIR D'AURELIE WELLENSTEIN #CONTEMPORAIN





Lilian est membre d'un réseau de hackers engagé dans la défense animale. Sa mission du jour : dénoncer les mauvais traitements infligés aux animaux dans les grands parcs aquatiques. L'adolescent n'est pas peu fier de lui lorsqu'il voit le résultat de son piratage relayé par les réseaux sociaux ! Puis une rencontre... Celle de Blé, jeune fille enflammée et charismatique, prête à tout pour dessiner un monde plus juste et sans souffrance animale. Tombé sous le charme de la jeune fille, Lilian s'accroche à elle comme à la promesse d'un avenir meilleur. Mais Blé cache des plaies profondes, des brûlures à l'âme qu'il doute de savoir panser... Elle va pourtant lui montrer qu'il est capable d'aller plus loin, laissant derrière lui le confort de son quotidien. Ils se sont trouvés pour ne plus se quitter. Mais leurs idéaux sont brusquement rattrapés par les démons qui hantent la vie de Blé... Il faut fuir, et vite !



Cette année, Aurélie nous a réservé de belles surprises avec la publication de deux romans, tous deux traitant d'un de ses thèmes de prédilection : la protection animale.


Cependant, contrairement à Mers Mortes, Blé noir se focalise sur les animaux terrestres et les mauvais traitements subis. 

Nous suivons un bout de vie de deux activistes écologistes, tous deux engagés à différents degrés dans ce combat : Lilian, qui agit via le piratage informatique pour "buzzer" sur les réseaux sociaux et accompagner les internautes à s'éveiller à la cause animale en dénonçant les mauvais traitements, ou les conditions d'enfermement ; et Blé, qui agit plus dans l'action physique, à l'aide de graffitis ou autres mouvements (qui seront de plus en plus violents dans le récit).

Dès les premières pages, les personnages se rencontrent et vont rapidement s’entraîner mutuellement pour mener le combat ensemble. Lilian, qui est de nature introvertie, va se laisser influencer par Blé, qui au contraire de lui, est remplie de rage et de colère.

Ce récit est fort, poignant, tout d'abord par la psychologie des protagonistes (je reviendrai plus tard sur la cause animale). En effet, les deux héros s'opposent dans leur éducation et mode de vie, mais sont liés par les animaux. Lilian est équilibré, avec des parents qui lui donnent tout l'amour nécessaire pour forger sa confiance et son avenir, tandis que Blé, elle, souffre d'un manque d'amour parental. Elle comble ce manque avec son chien Kaiser, qu'elle a recueilli a la SPA. 

Le lecteur (en tout cas pour ma part) ressent vraiment sa solitude et sa détresse. Elle m'a particulièrement touché, car elle m'a rappelé une personne que je fréquentais au même âge, et qui d'ailleurs aujourd'hui est toujours instable et paumée, à cause de l'exclusion sentimentale qu'elle a vécu toute son enfance et jeunesse.... Blé est impulsive, dans l'action, elle fonce tête baissée et souhaite que ses combats soient exposés au JT ou dans les journaux pour permettre au gens de faire cesser ces mauvais traitements;

Lilian, lui est plus nuancé. J'ai aimé son traitement également, voir comme il se laisse porter par l'engagement que porte Blé, par son attirance pour elle. Par moment, je me suis arrachée les cheveux en me disant qu'il était complètement inconscient!!! mais finalement, peut être pas tant que ça. En tout cas, il représente bien cette phase de jeunes adultes où on teste ses limites. Par moment, il ne sait trop comment agir. Il a conscience qu'il blesse ses parents, mais il sait aussi qu'il doit passer par là pour se découvrir. Il m'a rappelé moi également durant l'une des années où j'ai du beaucoup éprouvé l'amour et la confiance de mes parents :) Avec cette rencontre, son avenir sera à jamais modifié et il se construira avec ces expériences.



Au niveau de la protection animale, les scènes dénoncées sont toujours violentes, mais je les ai trouvées moins dures à lire que dans Mers Mortes. Ici, Aurélie dénonce les corridas (l'histoire se déroule à Nîmes), et les abattoirs . J'ai été remuée par ce qu'elle écrit, mais pas autant que quand elle décrit la pêche intensive ou les marées noires dans son autre roman (peut être est ce lié au style d'écriture. Pour la parenthèse, dans Mers Mortes, l'autrice décrit ces scènes à la première personne, ce qui fait que le lecteur est totalement immergé dans la souffrance des animaux.)

Le rythme est super prenant, il n'y a pas un temps mort, il y a beaucoup de discussion, les pages se tournent super vite, et MENTION SPECIALE!!! Vu mon rythme de vie actuel (maman, maison, boulot, dodo.. Le quotidien de beaucoup de personnes quoi!) je lis très lentement. Or, là, j'ai lu vite, et surtout ce livre m'a tenu éveillé jusqu'à ce que je le termine!! (bon ok le lendemain, ca m'a piqué les yeux :))

En tout cas, je tiens à remercier Aurélie pour nous livrer toujours des récits aussi poignants et révoltants! Merci à Gulfstream d'avoir édité ce texte, qui je suis sûre, séduira de nombreux lecteurs et lectrices!


dimanche 6 mai 2018

NOS AMES JUMELLES, DE SAMANTHA BAILLY #JEUNESSE #CONTEMPORAIN

Paru en Mai 2015
ISBN:978-2700242881
320 pages
Livre papier (dédicacé)
Rageot Edition


Sonia est la plume, Lou le crayon.
Ensemble, elles inventent, osent, racontent, décrivent...
Y seraient-elles parvenue l'une sans l'autre ? 
De virtuel sur un forum, leur duo peut-il leur faire vivre une amitié réelle ?

Cette histoire, je voulais surtout la lire pour découvrir à travers les personnages de Sonia et Lou la vraie rencontre de Samantha et de son amie Mia. Sonia et Lou se rencontrent sur un forum de créateurs. Lou dessine, Sonia écrit. Très vite, elles vont avoir un coup de coeur virtuel et vont créer des strips ensemble. Leur amitié est fusionnelle, et ce malgré la distance qui les sépare. Et rien d'étonnant à voir des amitiés se nouer autour d'Internet. Aujourd'hui, nous sommes plusieurs générations à en témoigner, moi la première avec mes amies les plus proches que j'ai rencontrées soit sur un jeu en ligne, soit par le biais de la lecture sur des forums !

Samantha Bailly fait plusieurs références culturelles tout au long du récit, notamment avec l'évènement de la Japan Expo qui se déroule chaque année à Paris au mois de juillet, et qui sera l'avènement de la rencontre entre les deux jeunes filles. Elle cite aussi beaucoup le dessinateur Boulet, fait des références à Death Note etc etc!

Elle aborde aussi de nombreux thèmes qui bouleversent la vie d'adolescents : tandis que les parents de Lou ont divorcé et qu'elle a du mal à gérer cette séparation qui a notamment éloigné son père à des centaines de kilomètres, Sonia, elle, regrette un peu le laxisme dont ses parents font preuve. Elle préfèrerait avoir un cadre plus familial plutôt qu'une vie où chacun mange à l'heure qu'il veut et fait ce qu'il veut de sa vie. 

Elle parle aussi de l'intégration au lycée, les difficultés rencontrées en fonction de son physique, de ses orientations sexuelles. Elle prévient aussi les risques liés à la virtualité notamment avec le personnage flou incarné par "Eru Roaito", l'un des membres du forum d'écriture.C'est un roman qui parlera à tout adolescent! 

La plume de Samantha est toujours aussi fraîche et agréable à lire, cela faisait quelques années que je ne m'étais plus penchée sur un de ses romans (vous pouvez trouver mes chroniques d'Oraisons, Métamorphose, les stagiaires, ce qui nous lie et souvenirs perdus) et j'ai pris plaisir à retrouver son style fluide et sa façon dont elle développe et rend réel ses personnages!

J'ai passé un bon moment de lecture, je n'ai cessé de me demander si les faits racontés sont des faits réels vécus par Samantha et Mia, et je compte lire la suite très rapidement ! 

samedi 16 septembre 2017

LA LUNE EST A NOUS DE CINDY VAN WILDER #CONTEMPORAIN


Un roman sur les préjugés autour de l’apparence et sur les ressorts qui permettent de s’en affranchir… Juste, émouvant, et bourré d’énergie.

Max et Olivia n’ont pas grand-chose en commun. Max, solitaire  et complexé, peine à s’intégrer dans son nouveau lycée. Olivia, sociable et hyperactive, vient d’être recrutée par la très populaire chaîne YouTube « Les Trois Grâces » et s’investit dans le milieu associatif. Ils n’ont rien en commun, si ce n’est qu’ils sont en surpoids, et que le monde le leur fait bien payer. Lorsqu’ils se rencontrent, ils se comprennent instantanément. Et décident de réagir – chacun à sa manière. L’habit ne fait pas le moine, dit-on… Ni Max ni Olivia ne s’attend aux défis qu’ils vont rencontrer. Et si l’aiguille de la balance n’était pas le seul challenge ? Et s’il était possible de décrocher la lune, même après être tombé à terre… ?




Cindy Van Wilder, vous la connaissez? Dois-je vous la présenter? Si vous êtes adeptes des réseaux sociaux (surtout twitter) et des salons littéraires de l'Imaginaire, vous n'avez pas pu passer à côté de son sourire et de ses bras toujours chaleureux! Cindy, c'est une grande gazelle blonde qui aura toujours un regard franc, un mot rassurant, un clin d'oeil plein de malice lorsque vous serez face à elle! C'est une Belge, et elle a beaucoup d'amour à diffuser autour d'elle!



#LLEAN est le nouveau roman de cette autrice sorti le 14/09 chez Scrineo, que je remercie chaleureusement pour l'envoi de ce service presse.

Max est un sudiste qui, suite au divorce de ses parents, se retrouve en Belgique, à découvrir une culture et un système scolaire inconnu jusque là. Il est habité par la colère, comme beaucoup de jeunes de cet âge, vis à vis de tout ce qui l'entoure. De plus, Max est complexé.. en effet, non seulement, il est catégorisé dans les gros, mais en plus, son orientation sexuelle ne l'aide pas à prendre confiance en lui...

Olivia est une Belge d'origine africaine.. et forcément, elle est catégorisée de black, et en plus, elle est bien en chaire. Elle a réussi à se démarquer sur instagram en faisant de son corps une force de la vie. Oui, pourquoi les jeunes femmes rondes (et noires) n'auraient elles pas droit de faire de belles photos et de se mettre en valeur?
Mais le jour où les deux membres des trois grâces, une chaîne Youtube, vont lui demander de s'associer à elle, sa vie va basculer et elle va malheureusement faire les frais d'harcelement et de bodyshamming.

Max et Olivia vont se rencontrer sur un triste évènement, et cela va déclencher entre eux une belle histoire d'amitié.
Entouré d'une ribambelle de personnages hauts en couleur, et surtout en différence, ils vont chacun apprendre de leur parcours, faire en sorte que leurs faiblesses deviennent des forces et apprendre à s'aimer soi même.

Autant vous dire, ce roman est un COUP DE POING LITTERAIRE. Au bout de 80 pages, j'écrivais à Cindy, en larmes, bousculée par toutes ces émotions transcrites et cette justesse des émotions.
Plusieurs fois dans le récit, que ce soit dû à de la tristesse, de la révolte, de la colère, un sentiment d'injustice, ou de la joie et de la légèreté, j'ai été émue aux larmes et j'ai eu du mal à me contenir.

Ce livre est à mettre entre toutes les mains : celles des personnes mal dans leur peau, celles des personnes qui cherchent à faire leur coming out, celles des personnes qui se sentent au dessus des autres parce que leur côte de popularité est elévée, celles de parents qui ont du mal à comprendre leurs enfants ados à un âge où tout se bouscule pour eux ...

(Attention Spoiler) Au sujet des parents, j'ai beaucoup aimé la relation qu'a Max avec les siens. Pas facile, on découvre plusieurs fois des conflits, propre à cette période de la vie, mais la réaction des parents m'a surprise. Surlignez pour lire.. Au début, j'ai eu peur d'un rejet, mais finalement, de voir qu'en fait, ses parents étaient ouverts, mais que c'était surtout l'inquiétude qui primait, m'a aussi fait ouvrir les yeux. J'ai toujours été pour l'Amour au sens large, que l'on soit hétéro, homo, bi, pan, etc.. tant que chaque personne est heureuse en amour, peu m'importe leur orientation sexuelle. Mais je n'ai jamais pensé en tant que parents.. Est ce parce que je suis sur le point de le devenir? Je ne pensais pas forcément à l'inquiétude qui peut en découler, surtout par rapport à l'homophobie, qui semble tristement croissante malgré les efforts mis en place avec le mariage pour tous par exemple. Hors, c'est un fait réel, et auquel on fait tout pour éviter qu'une violence se crée de cette différence.

Cindy introduit également un gros avertissement envers le public, notamment aux jeunes lecteurs, quant à l'addiction des réseaux sociaux et son côté qui peut vite devenir toxique. Cette course à la plus belle image, au plus beau physique, peut faire bien des dégâts auprès de nombreuses personnes qui ne sauraient pas prendre du recul sur ce type de médias ou de petits jeux. La séparation des membres initiaux des trois grâces m'a aussi rappelé le scandale qu'avaient provoqué à leur insu la chaîne de Caroline et Safia, des youtubeuses beauté et healthy...

C'est un livre qui fera surtout du bien à lire pour les adolescents qui doutent d'eux, car cela peut leur permettre de prendre confiance et de dire aux autres d'aller voir ailleurs. Que "si je suis grassouillette, ou grosse pour ne pas rendre ce mot tabou, ce n'est pas forcément parce que je m'empiffre, que faire du sport n'est pas une solution pour moi, que si j'aime les personnes du même sexe, que ces mêmes personnes hétéro n'aient pas peur car je ne les draguerai pas. Que si je suis noire, juive, musulmane, chinoise, ou rousse, en quoi cela leur pose un problème? Je n'ennuie personne et je veux juste vivre et être heureuse!" J'aurai, moi aussi, aime le lire durant mon adolescence pour me dire que tout va bien et que de nombreuses personnes ressentent aussi un mal être.

C'est ça "La lune est à nous", un roman tout en force qui permet de s'assumer et de prendre conscience de nos valeurs, bien plus que de notre physique. J'ai juste été un peu surprise par une fin un peu trop abrupte, j'aimerai beaucoup revoir Max, Olive, et tous leurs amis dans une suite!


Avec #LLEAN, Cindy signe ici un roman contemporain, qui se démarquera sans aucun doute des autres romans de ce genre. Destiné à tout public, ce roman prend sa force dans la justesse de ses émotions, et dans cette incroyable ôde à la tolérance, à la vie, à l'Amour familial et à l'Amitié!

Photo prise lors du SLPJ 2015


jeudi 27 avril 2017

QUELQUES PAS DE PLUS, D'AGNES MAROT

Sora vient d’apprendre qu’elle doit passer le reste de sa vie à béquilles. Son quotidien se résumera désormais aux cours au lycée et aux séances de kiné. Elle pourrait s’y faire si Kay, la grande soeur qui l’a quasiment élevée, tenait le coup ; mais cette dernière, qui a toujours été la plus forte des deux, est en pleine descente aux enfers. Alors Sora décide de prendre les choses en main et d’enfiler la cape de ces superhéros qu’elle aime tant. Objectif : changer sa vie. Son meilleur atout : l’héritage navajo laissé par sa mère. Un ancien pouvoir de guérison qui pourrait les sauver, elle et sa soeur. Le problème, c’est qu’elles ne sont pas les seules à le chercher… et que leur rival est prêt à les suivre au bout du monde pour parvenir à ses fins.












EMOUVANT....C'est le premier mot qui me vient à l'esprit quand je pense à ce livre, le dernier d'Agnes Marot publié chez Scrinéo, et paru le 06 Avril dernier.

Imaginales 2015 - Signature d'IRL

Je ressors de cette lecture pleine d'espoir, et pleine d'amour. C'est un superbe roman, dans lequel on ressent  toute l'implication personnelle d'Agnes. Son histoire personnelle suite à son accident qui l'a obligé à se familiariser et accepter l'usage de béquilles pendant de nombreux mois, son combat permanent face à la douleur, et l'espoir d'avancer, par le biais de l'acceptation, et de l'entraide.


Dans ce récit, on suit l'incroyable aventure de Sora, une lycéenne qui, suite à une violente chute,  se retrouve handicapée à vie. Elle va devoir faire de ses béquilles ses meilleures alliées. On découvre ainsi sa vie au lycée, les mauvaises expériences dans les transports en commun, mais aussi le combat qu'elle mène tous les jours : entre les cours et les séances de kiné, ce n'est pas facile d'avoir une vie ordinaire.

lundi 1 août 2016

Allison, de Laurent Queyssi - Moutons Electriques

1993 : l’année du bac pour Allison, qui attend le jour où elle pourra quitter sa petite ville terne. Heureusement, il y a la musique. Le groupe dans lequel elle joue de la basse, Sugarmaim, mais aussi tous ceux qu’elle écoute : Pixies, Ride, Sonic Youth, Slowdive ou Pavement.

Puis il y a celui qui l’a fait littéralement planer, un matin d’hiver froid : My Bloody Valentine. En écoutant « Loveless », walkman sur les oreilles, la jeune fille décolle. Littéralement. Ses pieds ne touchent plus le sol. Elle lévite. Quand l’expérience se répète, Allison commence à s’inquiéter. Pourquoi est-elle ainsi transportée par la musique ? Est-elle malade ? A-t-elle hérité d’un étrange pouvoir que possédait son père, disparu quand elle était enfant ? Pour le découvrir,elle va devoir se perdre dans une salle de concert anglaise, à la recherche d’un auteur dont le personnage principal est atteint du même syndrome. Se perdre… et se retrouver ?



Je remercie vivement les éditions des Moutons Electriques pour l'envoi de ce service presse.

Lors des Imaginales, j'ai enfin rencontré l'attaché de presse des M.E, et nous avons parlé, bien évidemment, de leur catalogue. Lorsqu'il m'a présenté Allison, j'ai eu très envie de le découvrir, même si ce n'est pas le genre de romans vers lequel je me tourne naturellement.

Dans ce roman court de 155 pages, nous suivons Allison durant son année de terminale. L'histoire se passe en 1993, et tout le contexte, particulièrement musical, y est présenté.
Car c'est autour de la musique rock des 90"s que le fil rouge se déploie.
En effet, Allison est bassiste dans un groupe de rock, et sa passion pour la musique est mise en avant durant tout le roman. Allison a une particularité : Sans le vouloir, il lui arrive de léviter lorsqu'elle rentre en transe en écoutant certains morceaux de ses groupes préférés.

Inquiète de ce phénomène, elle va partir sur la piste de son père qu'elle n'a jamais connu pour savoir si ce dernier, musicien dans un groupe dans les années 70 possédait aussi cette faculté.

L'auteur introduit de nombreux groupes de rock que je ne connaissais pas, ou peu : Pixies, Pavement, Cure, Nirvana... au final, des groupes de musiques du début des années 90 que je connaissais principalement de nom. Cette incursion musicale m'a poussé à me rappeler ce que moi j'écoutais, à l'age d'Allison, mais dans les années 98-2000! J'ai un peu regretté d'avoir ce manque de connaissance pour mieux me laisser emporter par la musicalité du roman. Mais en 1993, j'avais 11 ans et j'écoutais plutôt les influences musicales de mes parents : Queen, Michel Delpech, Herbert Léonard, Georges Michael ! Et aussi Jordy et Fanny !
J'aurai été plus sensible à l'histoire si l'auteur avait mentionné Bon Jovi, Guns ' Roses, Aerosmith, mais cela ne tient qu'à la culture personnelle propre à chacun. Cela dit, ce roman m'a permis de découvrir des groupes sympas, et je pense d'ailleurs un peu plus me pencher sur les albums de "Pavement".

Cette histoire est également un rappel de notre jeunesse, notamment l'année fatidique du bac, qui implique nombre de changements : le passage de l'adolescence à l'age adulte, les premieres grosses soirées et expériences sexuelles, la quête d'identité, trouver des repères. Tous ces élements sont amenés avec beaucoup de naturel et de simplicité.



Même si j'ai eu légèrement du mal avec le ton donné au personnage d'Allison (j'ai eu souvent l'impression que c'était un jeune homme qui parlait et non une jeune femme), je l'ai trouvée attachante et j'ai aimé son tempérament passionné!

Je recommande ce livre à tous les nostalgiques des années 90 mais également aux nouvelles générations qui désirent connaitre les moyens que nous avions à cette époque :) (whaou, ca fait vieux de dire ça, mais quand on voit l'évolution technologique réalisée en 20 ans, je ne peux que confirmer ce ressenti)



dimanche 22 mai 2016

Quand la nuit devient jour, de Sophie Jomain…

On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà.
La dépression.
Ma faiblesse.
Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début.
J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois.
Le 6 avril 2016.
Par euthanasie volontaire assistée.




Je remercie infiniment Pygmalion pour m’avoir proposé de lire le nouveau roman de Sophie Jomain, paru le 27 Avril dernier.

Sophie Jomain se prête ici à un tout autre genre que ceux dans lesquels nous sommes habitués à la voir.

J’ai vraiment ressenti ce roman comme un besoin, un devoir qu’elle avait, de raconter l’histoire d’une femme qui va tout faire pour accéder au suicide assisté.

dimanche 8 mai 2016

Les improbables aventures de Julie Dumont, de Cassandra O'Donnell


Il y a des filles qui n’ont pas de bol. Celles qui ont tiré les mauvaises cartes dès le début. Celles-là, on n’a ni envie de les engueuler ni de leur tirer dessus. Puis il y a celles qui prennent les mauvaises décisions quoi qu’il arrive. Bref, les filles à emmerdes, celles qu’on a envie de gifler ou d’étrangler. J’appartiens clairement à la deuxième catégorie.
Oh, je ne m’en glorifie pas. C’est un état de fait. J’attire les catastrophes. Quoique je dise ou quoique je fasse, il y a toujours un couac. Celui du jour est sans nul doute de m’être portée au secours d’un type qu’une bande de fous furieux venait de balancer nonchalamment dans un fossé. Parce qu’une chose est sûre : si j’avais su dans quoi je mettais les pieds en ramassant ce porte-poisse, j’aurais tourné les talons (des Jimmy Choo) et poursuivi ma route sans me retourner. Mais la curiosité est un vilain défaut et, dans le petit bourg de province normand où j’ai grandi, les secrets, les drames et les bagarres prolifèrent aussi vite que l’herpès et les cancans finissent toujours par rattraper les coupables…


dimanche 17 avril 2016

La mort est une femme comme les autres, de Marie Pavlenko






Je remercie chaleureusement les éditions Pygmalion qui m’ont offert la possibilité de lire le roman de Marie Pavlenko : La mort est une femme comme les autres !

dimanche 7 février 2016

Comme un livre ouvert, de Liz Kessler [CONTEMPORAIN / YA]



Je remercie vivement Marie des éditions Hugo & Cie pour me permettre de découvrir leur nouvelle collection "New Way" avec ce roman, qui traite de sexualité et de recherche de soi.
Nous allons suivre l'année scolaire d'Ashley, qui est partagée entre ses sentiments, ses problèmes familiaux et ses relations amicales. Et qui doit également faire un choix pour sa carrière professionnelle. Ira-t-elle à l'université?










jeudi 17 septembre 2015

Les gens heureux lisent et boivent du café, d'Agnès Martin Lugand [CONTEMPORAIN]



Auteur : Agnes Martin Lugand
Editeur : Pocket
Prix : 6,20 € / Numérique : 2,99 €
Page : 186
Sortie le 05 juin 2014




Résumé
" Ils étaient partis en chahutant. J'avais appris qu'ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m'étais dit qu'ils étaient morts en riant. Je m'étais dit que j'aurais voulu être avec eux. " Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l'exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l'existence. Afin d'échapper à son entourage qui l'enjoint à reprendre pied, elle décide de s'exiler en Irlande, seule. Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper...


 J’ai acheté ce livre au mois d’août, et je l’ai lu dans le cadre de mon challenge 5 livres lus = 1 acheté que je vous ai présenté jeudi sur le blog et la chaîne youtube.

mardi 11 août 2015

[NOUVELLE] Le jardin du silence, de Mélanie Fazi



Hier soir, en fouillant dans ma Kindle, j'ai vu que j'avais téléchargé la nouvelle "le jardin du silence", certainement issue du recueil de nouvelles du même nom!

Ce fut avec plaisir que j'ai dévoré cette histoire de cette novelliste que je trouve très douée!
En février, j'avais lu d'elle Arlis des forains, je l'avais trouvé poétique, même si entre deux, Mélanie m'a avoué que c'était l'un de ses premiers romans et qu'elle n'en était pas satisfaite ^^


Mélanie Fazi est également connue pour ses travaux de traduction des oeuvres de Brandon Sanderson et quel travail magistral elle rend à chaque fois!

J'ai donc lu cette nouvelle avec un grand plaisir, et une fois de plus, son talent m'a sauté aux yeux! Je ne sais jamais comment les novellistes réussissent à faire entrer le lecteur aussi aisément dans leurs histoires!

Dans cette nouvelle, on rencontre Séverine, une femme d'une trentaine d'années, qui, pour chasser ses angoisses, part marcher les nuits et va explorer un jardin, qui n'apparaît jamais au même endroit. Petit à petit, le lecteur découvre son passé, son vécu, son histoire, ses traumatismes et la façon dont elle vit avec aujourd'hui, et à la fin on se dit que c'est vrai, on ne connaît jamais suffisamment les gens, surtout leurs secrets les plus enfouis.

Le style est travaillé, on est pris dans cette histoire et on s'attache à l'héroïne malgré ses actes. C'est l'histoire d'une reconstruction difficile après un drame survenu.

J'ai adoré et cela m'a donné envie de me procurer ses recueils de nouvelles!

Merci Mélanie :)


dimanche 19 avril 2015

Tuer le père, d'Amélie Nothomb [CONTEMPORAIN]


Allez savoir ce qui se passe dans la tête d'un joueur.




Je ne sais pas si le fait de l'avoir lu en audiobook a joué ou pas, mais ce livre m'a mis une claque! En allant me promener dans ma médiathèque je suis tombée sur ce livre, déjà le titre m'interpellait depuis sa sortie. Mais comme Amélie Nothomb est un personnage que je n'apprécie pas quand je la vois sur les plateaux (désolée si vous passez par là) j'étais réticente à la lire. Finalement, quand j'ai vu la durée de l'audiobook, je me suis dit pourquoi pas, je vis là l'occasion d'accompagner mes coloriages, mon ménage etc! Grand bien m'en fut! Je ressors de cette lecture avec un avis positif.

A travers ce récit, le lecteur suit le parcours du jeune Jo, un garçon qui va être livré à lui même dès l'age de 14 ans. Passionné de magie, ses tours vont l'aider à survivre jusqu'au jour de sa rencontre avec le prestigieux magicien Norman. Cet homme va devenir peu  à peu son professeur puis se substiuer au rôle de père. Nous allons suivre l'évolution de Jo, au sein du couple Norman/Christina.

Je n'en dirai pas plus sur l'intrigue mais sachez que j'ai très vite été emportée par ce livre. Déjà par le thème de la magie, c'est toujours quelque chose qui me fascine dans les films (Le prestige, insaisissable...) et j'adore voir les magiciens ou joueurs évoluer dans ce milieu. J'ai donc été enchantée de voir comment Jo avançait à ce niveau.

Ensuite, d'autres thémathiques apparaissent au fil de l'âge de Jo. On en vient à découvrir sa sexualité, les conflits qui vont l'opposer à des choix, et ce qu'il va devenir. Mais soyez prévenu," allez savoir ce qui se passe dans la tête d'un joueur"


La fin m'a scotchée. Cette révélation! Je ne m'y attendais pas du tout et c'est ce qui fait que j'ai adoré ce livre! Cela m'a bien retourné et je la trouve très bien amenée.

Enfin un petit mot sur Daniel Nicodeme : J'ai beaucoup aimé sa façon de nous lire l'histoire, on distingue bien les différents personnages, les intonations sont parfaites. Je pense qu'il a fortement contribué à mon appréciation sur ce roman.

(source Audiolib) : Ce comédien de formation anglo-saxonne est la voix francophone de nombreuses stars comme Kenneth Brannagh ou Liam Neeson. Metteur en scène et professeur d'art dramatique, il joue également les classiques au théâtre. Il a déjà enregistré plusieurs ouvrages pour Audiolib, notamment La vie en sourdine de David Lodge prix audio « Lire dans le noir » 2009 et « Concerto à la mémoire d’un ange », d’Eric Emmanuel Schmitt, où sa lecture a été distinguée par le Prix d’interprétation Plume de Paon.

Je pense donc continuer tout doucement ma découverte de cette auteure.

Note : 9/10


lundi 27 octobre 2014

Le palais des ombres, de Maxence Fermine


Paris, dans les années 1960. Nathan Thanner, trentenaire taciturne et discret qui ne vit que pour ses marionnettes confectionnées dans le secret de sa boutique, voit sa vie bouleversée par une lettre de son père auquel il ne parle plus depuis vingt ans. Cet ex-romancier à succès, dont la rumeur veut qu’il soit devenu fou, lui annonce son décès et l’héritage qu’il lui lègue : l’énigmatique maison où il vivait reclus, Le Palais des Ombres. Mais, même dans la mort, Hugo Thanner reste un être fuyant et mystérieux, à l’image de cette demeure diabolique qui semble se jouer de Nathan. Commence alors pour le jeune homme un inquiétant jeu de pistes dont l’issue pourrait le changer à jamais…









Maxence Fermine est un auteur que j'apprécie, et que j'ai découvert à travers Neige, puis le papillon de Siam. C'est avec plaisir que j'ai postulé pour ce titre lors d'une masse critique organisée par Babelio!

Le narrateur nous raconte comment sa vie a basculé à l'annonce de la mort de son père, qu'il n'avait pas vu depuis son enfance. Créateur de marionnettes, Nathan vivait une petite vie paisible jusqu'à la réception de la lettre à la mort de son père, Hugo, dans laquelle il apprend qu'il hérite du palais des ombres. Une grande maison pleine de secrets, qui se dit être maudite. Avec cet héritage, Nathan va découvrir qui était son père, cet homme qui l'a abandonné à ses 3 ans!

La quête initiatique menée par Nathan est bien rythmée! Entre la découverte du palais des ombres, les rencontres avec des personnages tous plus énigmatiques, ou encore les travaux d'écriture qu'il doit accomplir pour un éditeur qui veut obtenir gain de cause, on ne s'ennuie pas un instant et le livre finit par se lire assez rapidement!

On se laisse emporté par le mystère de ce palais des ombres qui représente un personnage à lui tout seul, rempli de secrets, d'un lourd passé et de quelques cachettes difficiles à trouver! Quant aux personnages, ils sont tous travaillés, on a l'impression d'être dans un monde spécial entre les marionnettistes, les éditeurs, et quelques magiciens! Hugo, le père, est toujours présent malgré sa mort et reste un fil conducteur de ce roman, raconté comme un journal par un fils qui voit sa vie chambouler à l'héritage de ce palais, lorsque tous les secrets sont levés! Nathan est un garçon plein de courage, qui aurait aussi pu décider de tout abandonner et va quand même jusqu'au bout, malgré les dangers qui se présentent! Hannah, une jeune femme qu'il rencontre, va le soutenir dans cette aventure et l'aider à pousser des portes qu'il aurait peut être voulu garder fermées!
L'histoire de la famille Thanner est touchante. L'histoire se déroulant en 1960 et les Thanner étant juifs, on fait très vite le rapprochement avec la seconde guerre mondiale et le nazisme, et pourtant, Maxence Fermine nous réserve quelques surprises à ce sujet! 

Dans l'histoire, on apprend que les Thanner aiment écrire, que ce soit Hugo ou bien Nathan, et par ce biais, j'ai eu l'impression que Maxence Fermine se livrait à nous en nous racontant les difficultés de l'écrivain et du romancier!

La fin est troublante, captivante, et m'a beaucoup secoué !

Maxence Fermine signe là un livre plein de poésie, de réfléxions, sur un adulte cherchant à découvrir qui était vraiment son père, et ce qu'il cachait dans ce palais des ombres! L'histoire se déroule à Paris, les descriptions permettent aussi au lecteur de faire un petit voyage touristique! Une quête initiatique, une écriture souple et captivante.. Si vous désirez savoir ce que renferme ce palais des ombres, n'hésitez plus, lisez le !

dimanche 24 août 2014

[ROMANCE EROTIQUE] La réeducation sentimentale, T3 : Un sentiment d'éternité, d'Emma Cavalier



Edition Blanche - 376 page
16,95 €

Tome 1 : La réeducation sentimentale
Tome 2 : L'éveil des sentiments

Résumé :


Et voilà une superbe trilogie qui touche à sa fin! Après avoir été complètement happée par le tome 1, avoir assisté a un beau feu d'artifice avec le 2, je finis complètement remuée par l'histoire du 3. Ici, Emma met en avant un couple que nous avons rencontré à plusieurs reprises dans les tomes précédents ainsi que dans sa nouvelle Baku (que l'on retrouve dans le prologue) : Etienne et Valérie. Deux personnages auxquels je m'étais attachée, un couple qui semblait solide, mais finalement, la rupture n'est jamais bien loin malgré les liens (sans jeux de mots pour ceux qui ont lu l'histoire). Eh oui, Etienne et Valérie se sont bel et bien séparés, à la grande surprise du lecteur, et de leur entourage, qui vient agrémenter le récit de leur point de vue , ou par les faits relatés par l'un des héros lors des rencontres avec ces personnes extérieures. Ainsi, nous allons tout (ou presque) savoir de leur histoire, de leur rencontre il y a 15 ans à leur séparation, aux moyens mis en oeuvre pour se reconstruire après, en passant par des moments qui ont marqué leur vie de couple et leur perception sur le polyamour. 

Mon avis :


Le roman est découpé en deux parties : la première présente le point de vue des amis ou membre de la famille qui assiste à la séparation. A travers leurs yeux, nous découvrons des facettes d'Etienne et Valérie. C'est immersif, on veut toujours en savoir plus, c'est intéressant de voir les liens qui les unissaient à Valentine, Camille, Antoine.... depuis combien de temps telle amitié existe, comment les liens se sont crées, ou encore l'amour véritable et partagé qui les liaient à Valentine. On découvre aussi d'autres personnages à travers les histoires racontées, comme l'ex-femme d'Antoine Manoeuvre, ou encore Nadège, un personnage très proche du couple à une époque! Avoir le point de vue d'Enzo, leur fils de 13 ans, apporte encore plus de réalisme à cette romance (je reviens sur ce point plus bas).

La seconde partie présente l'histoire du point de vue d'Etienne et Valérie. Comment ils rebondissent, tentent de trouver un chemin l'un sans l'autre. C'est une véritable introspection et Emma Cavalier a su transmettre les émotions avec brio, tout en alternant les narrations et donc la psychologie de chacun de ses personnages! 

Ce n'est pas seulement de l'érotisme, il y a derrière certaines scènes une intensité émotionnelle que j'ai rarement lu dans les livres de ce genre. En fait, c'est très réaliste! On pourrait tous croiser ces hommes et femmes pendant notre vie, ils pourraient être nos voisins, nos collègues ou nos amis! C'est ce que j'apprécie chez cette auteure! Elle n'apporte pas que des fantasmes sexuels mais nous entraîne dans une dimension réaliste! Enfin, j'ai aimé découvrir les choix qu'avaient fait notamment Camille et Valentine, les deux héroïnes des tomes précedents!

Ce roman est immersif, excitant, émouvant, bouleversant! La plume d'Emma est toujours aussi fluide, agréable, avec une maîtrise des mots, une précision dans les scènes intimes, sans aucune vulgarité. Elle permet au lecteur peu expérimenté de découvrir des pratiques sexuelles peu connues en France, comme ici le Kinbaku, (bondage japonais qui consiste à attacher son partenaire à l'aide de cordes, lui permettant ainsi de se libérer physiquement et spirituellement, un laisser-aller dans lequel il se remet complètement à celui qui joue des cordes ). On ressent qu'Emma Cavalier s'est complètement investie dans ce dernier roman, qu'elle a donné d'elle même pour pouvoir mieux atteindre son lectorat et c'est un véritable succès que je lui souhaite!


Anecdote autour de la lecture : 


J'ai été surprise de me mettre à pleurer à chaudes larmes pendant certaines scènes (intimes ou non) entre Etienne et Valérie, notamment celles dans la dernière partie de l'histoire! Cette rupture m'a touché bien plus profondément que je pensais! Cette fiction nous renvoie à nos propres expériences, à la douleur qu'un chagrin d'amour peut provoquer, aux dons de soi que l'on est prêt à offrir pour reconstruire une histoire!
Je ne peux malheureusement pas en dire plus car c'est vraiment toute la dernière partie qui m'a chamboulé émotionnellement, mais si le coeur vous en dit, je suis disponible pour en parler en message privé sur les réseaux sociaux afin d'échanger nos ressentis sur l'histoire, ou la trilogie!

En quelques mots :


En bref, Emma Cavalier m'a encore une fois donné un coup de poing émotionnel avec ce dernier tome de sa trilogie la réeducation sentimentale! Elle allie avec maîtrise les relations humaines, le don de soi, les pratiques sexuelles dans un univers de polyamour. Ce n'est pas du "simple libertinage", les émotions sont réellement présentes entre les protagonistes. Emma, c'est comment percevoir l'Amour avec un grand A! C'est beau, excitant, immersif et émouvant!

Je remercie les éditions Blanche et notamment Olivia pour leur confiance !


lundi 7 juillet 2014

Aristotle and Dante discover the secrets of the universe, de Benjamin Alire Saenz

Aritotle est un adolescent en colère avec un frère en prison. Dante est un garçon "je sais tout" qui a une façon inhabituelle de regarder le monde. Quand les deux se recontrent à la piscine, il semble que rien ne les unisse. Mais les deux solitaires commencent à passer du temps ensemble et découvrent qu'ils partagent une amitié spéciale - celle qui change la vie et dure pour toujours. Et à travers cette amitié, Ari et Dante vont apprendre les plus grandes vérités sur eux mêmes et sur les personnes qu'ils veulent devenir.

Mon avis : BOULEVERSANT !!! 

J'ai lu ce livre en lecture commune avec Sandrine du blog les petits loisirs de Simi. Je ne m'attendais pas à avoir un tel coup de coeur malgré tous les avis très positifs!

Aristotle et Dante sont jeunes, ils ont 15 ans et font l'apprentissage de la vie  avec toutes les questions que l'on se pose à cet âge! Ils sont totalement différents et pourtant vont se lier d'une magnifique amitié! L'un est plutôt rebelle et introverti, l'autre émotif et expansif, l'un se passionne pour la poésie, et la philosophie, tandis que l'autre tente de savoir pourquoi son frère est en prison et comment communiquer avec son père....

Ce roman parle d'amitié, de place dans la société, de sexualité, d'intégration, des premières fêtes, des premières bières aussi.. A travers les histoires des deux garçons, j'ai pu replonger dans des questions que j'avais aussi, des besoins qui n'ont pu être assouvis, la recherche d'une soeur dont la présence m'était nécessaire pour grandir  mais qui n'a pu répondre à mes appels,  la place dans cette société, au collège, au lycée, du pourquoi je me sentais à part et ne trouvais pas la place souhaitée... Je pense que chaque lecteur peut être touché par leur histoire et ce qui se passe dans leur vie car l'auteur traite de ce passage difficile et important avec des mots justes, des dialogues et des émotions vraies. Pour ma part, j'ai été totalement captivée, secouée, à pleurer à chaudes larmes alors que j'étais dans le train, mais je ne pouvais m'en empêcher tellement ce roman m'a pris aux tripes!

Je me demandais comment il allait faire pour tenir le lecteur en haleine sur l'histoire d'amitié entre deux garçons... Je ne m'attendais à ce qu'il pose quelques "bombes" au cours de son livre, des incidents auxquels on ne s'attend pas et qui nous arrache des larmes et font que la terre se retourne en lisant cette histoire!

J'ai été bouleversée par l'histoire, par les personnages, tout ce qu'ils traversent et ce qu'ils découvrent! L'écriture est très agréable, accessible en VO, poétique, philosophique, réelle....

C'est la première fois qu'un livre me retourne autant niveau émotions! J'ai fini la lecture il y a plusieurs semaines et suis très (trop) émue en écrivant mon avis!

Ce livre est à lire absolument, un incontournable qui ne peut être oublié au fond des bibliothèques!

Apparemment, Pocket Jeunesse est en train de le traduire et devrait le publier en 2015!




mardi 1 juillet 2014

L'épopée du perroquet, de Kerry Reichs


Une pétillante jeune femme en quête d’elle-même, Un perroquet au sens de l’à-propos déconcertant, Une vieille voiture bringuebalante...
Tous en route pour Hollywood ! Cette fois, la coupe est pleine ! A 25 ans, Maeve est sur le point de craquer. Alors qu’elle vient de perdre son job, ses parents ont décidé de lui couper les vivres pour l’aider à se prendre en charge… Ni une ni deux, Maeve, accompagnée de son perroquet Oliver, part refaire sa vie à Hollywood. Mais c’est compter sans le destin qui s’acharne. En pleine traversée des Etats-Unis, sa voiture rend l’âme au milieu de nulle part.
Voici Maeve coincée avec son perroquet, loin des siens, loin de son rêve, dans une petite ville perdue du fin fond de l’Arizona. Petite ville perdue certes, mais qui recèle bien des charmes, comme Maeve ne tarde pas à le découvrir... Au point de renoncer à rejoindre la mythique Hollywood ?



Mon avis : 

Ce livre très frais est à lire! J'ai passé un superbe moment avec Maeve dans sa recherche de soi. Suite à une accumulation d'évènements, cette femme de 25 ans décide de quitter sa ville de Caroline du Sud (ou du Nord) pour rejoindre une de ses amies à Los Angeles pour tenter sa vie là bas. Pendant son voyage, sa voiture tombe en panne et elle se trouve obligée de rester à Coin Perdu, une petite ville dans laquelle tous les habitants se connaissent. Elle va trouver un petit job à la librairie locale, pour l'aider à payer les frais de garages. Là bas, elle va faire connaissance avec de nombreuses personnes, toutes atypiques et sympathiques! Que ce soit le libraire écrivain et un peu autiste à ses heures, ou bien celle qui l'héberge dans son auberge, ou encore le docteur du village.

Ayant lu ce livre il y a presque deux mois, je ne me rappelle plus des noms des personnages secondaires mais je retiens que j'ai passé un excellent moment avec chacun d'entre eux! On découvre Maeve petit à petit, ses peurs, ses victoires, son parcours. Finalement, lorsqu'elle va arriver à Bon port, elle va se rendre compte que ce n'est pas la vie qu'elle attendait et va devoir faire face à de nouveaux choix!

Il y a tout dans ce roman contemporain : tranches de vie, humour (avec son perroquet qui m'a fait rire dès la première page), amour, relations humaines, difficultés de la vie ... J'ai dévoré ce livre, je me suis vraiment attachée à Maeve, c'était difficile de la quitter à la fin de ce livre! C'est un roman parfait pour la plage cet été ou alors si vous avez besoin d'une lecture doudou pour vous remonter le moral!

Note : 9,5/10

jeudi 3 avril 2014

Les stagiaires, de Samantha Bailly

Ophélie, Arthur, Hugues et Alix viennent tous d’horizons différents. Leur seul point commun : ils rêvent de travailler chez Pyxis, entreprise spécialisée dans l’édition de mangas et de jeux vidéo, pilier dans le secteur de l’industrie créative.
Une réalité s’impose rapidement : beaucoup de candidats, peu d’élus. Désormais, le stage est devenu une étape obligatoire pour ces jeunes qui sont à la croisée des chemins dans leurs vies professionnelles et affectives.
Provinciale tout juste débarquée, Ophélie a laissé derrière elle petit ami et logement, et doit faire face aux difficultés de la vie parisienne.
Étudiant en école de commerce, Arthur est tiraillé entre les grands projets qu’on a pour lui et son envie de mettre la finance entre parenthèses. À leurs côtés, Alix, passionnée de mangas, ne jure que par ses sagas favorites, et Hugues, graphiste, teste ses limites dans les soirées électro...
Dans une atmosphère conviviale, travail et vie privée s’entremêlent.
Pourtant, une question demeure en fond sonore : qui restera ?

Quand la "génération Y" entre en collision avec le monde du travail : un récit marquant dans lequel beaucoup de jeunes adultes se reconnaîtront.


En quelques mots : 
Encore une fois, Samantha Bailly fait preuve d'une grande maturité dans ses romans, que ce soit pour donner vie à ses personnages que pour l'analyse très professionnelle qu'elle a fait d'une grande entreprise. C'est un roman qui se lit rapidement, par le fait d'une multi-narration. Cela se passe sur 6 mois, le temps du stage des personnages principaux, et on va passer par la vie parisienne de jeunes futurs diplomés qui cherchent à se lancer dans la vie active. De personnes aisées à des personnes en difficultés, on a là une belle caricature de la génération d'aujourd'hui et de la vie d'entreprise!




J'avais suivi l'avancée de l'écriture des stagiaires mais suite à quelques évènements, j'ai laché le suivi et c'est donc avec surprise que je l'ai trouvé en librairie. Le livre est sorti le 21 mars dernier.

Avant tout, je tiens à dire que je trouve la couverture très sympa, et une fois le livre lu, on se rend compte qu'elle correspond bien à l'histoire et aux personnages! les petits détails sont amusants, j'adore le sac toad, l'iphone branché, le pc allumé, tout ca sur une table de bistrot!

Ensuite, point positif avant de parler de l'histoire : la play list. A chaque début de chapitre, Samantha inclus un extrait d'une chanson, et autant dire que j'ai préparé cette play list sur deezer et qu'à part quelques titres inconnus, la plupart des autres sont des chansons que j'aime beaucoup! Y a même le générique des Pokémon!! Mais où donc va nous mener l'auteur?

La narration est alternée entre deux personnages principaux : Arthur, 23 ans, qui fait partie de l'élite de Paris. Issu d'une famille aisée, il est habitué aux grosses soirées, mais ne prend pas la vie au sérieux et ne pense qu'à s'amuser, et ce malgré sa vie de couple avec Juliette. Drogue, alcool, tromperie sont les mots qui ornent sa vie quotidienne; Destiné à intégré une banque sur les envies de sa maman, le garçon doit trouver quand même un stage pour finaliser son école à l'Hedec. Il va donc se diriger vers l'entreprise Pixis, qui développe l'édition de mangas et de jeux vidéos. Il va passer un entretien pour le service de gestion- compta

De l'autre côté, il y a la jolie et discrète Ophélie, 22 ans, originaire de Rennes, qui vient à la capitale après avoir décroché son stage dans la même société au service communication. Elle est en couple depuis un an mais la distance va être difficile et surtout, Ophélie sait ce qu'elle veut, et qu'elle le trouvera dans la Capitale. Son parcours chez Pixis est assez difficile car sa chef n'est pas du tout sympa, c'est vraiment la caricature de la "working girl".

Comme tous les six mois, il y a de nouveaux stagiaires et des groupes qui se forment et la nouvelle équipe est assez hétéroclite! Samantha Bailly n'hésite pas à caricaturer chaque personnage et cela nous plonge dans des expériences vécues, aussi bien en tant que stagiaires que jeune employé dans une entreprise, ou après un long parcours dans une grosse société! J'ai beaucoup ri quand  Caroline envoie à Ophélie la déontologie à adopter, et l'adaptation de termes à dire et éviter! Elle dévoile la manipulation "acceptée" faite par la hiérarchie et au milieu naviguent ces jeunes qui veulent décrocher un CDI à la fin de leur stage.

En parallèle, elle nous donne un aperçu du coût de la vie parisienne et la difficulté de trouver un logement, de savoir comment de jeunes diplomés peuvent s'en sortir dans la vie avec toutes ces charges financières....
Enfin bref, encore une fois, j'admire la maturité de Samantha Bailly. Je sais qu'elle a vécu une expérience dans une boite de jeux vidéos mais de là à réussir aussi aisément à analyser le système interne d'une entreprise, je dis bravo!

De plus, elle arrive toujours avec une facilité déconcertante à donner vie à ses personnages! Entre leurs conversations sur le messenger du boulot aux soirées au bar d'à côté, les enjeux de séductions, les besoins de s'amuser et d'expérimenter, les amitiés qui se lient... Chaque personnage est atypique et sympathique, même si  ma préférence irait pour Hugues!

Le seul reproche que je ferai n'est pas envers l'auteur ni le roman mais plutôt envers les éditions Milady qui nous prennent vraiment pour des vaches à lait, le livre est excessif, 18,50 euros! Mais bon Samantha Bailly est une auteure que je veux absolument suivre depuis que je l'ai découvert à travers Ce qui nous lie et donc j'ai craqué sur ce livre...

Note : 8,5/10