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mercredi 19 juin 2024

Le feu secret, Tome 2 : La cité secrète, de Carina Rozenfeld et CJ Daugherty

 



Au sein des murs fortifiés du Saint Wilfred's College d'Oxford et entourés d'alchimistes qui ont pour mission de les protéger à tout prix, Taylor et Sacha sont à l'abri des forces obscures… Pour l'instant.Mais l'horloge tourne. Dans sept petits jours, Sacha fêtera ses dix-huit ans, et la malédiction ancestrale qui jusqu'alors le rendait invincible va le tuer, déchaînant sur le monde des cohortes démoniaques.Il n'existe qu'un moyen d'empêcher cela : Taylor et Sacha doivent se rendre au cœur de la Cité médiévale de Carcassonne, là où la malédiction a été proférée, et y affronter les démons.Le voyage sera extrêmement périlleux. Et des créatures monstrueuses les attendent de pied ferme.Mais à mesure que les forces obscures descendent sur Oxford, leur marge de manœuvre se réduit à un choix simple : affronter leurs pires cauchemars, ou perdre ce qu'ils ont de plus cher.


Livre acheté en 2024

Edité en 2017 chez Robert Laffon, Collection R



 Suite du feu secret, les autrices ont continué de m'embarquer avec des mains de maitres dans l'aventure passionnante de Taylor et Sacha, destinés à affronter une malédiction. J'ai aimé me faire promener d'Oxford à Carcassonne, j'ai été bluffée par le talent des deux autrices , il m'était impossible de différencier leur style propre. J'ai aimé les indications à chaque chapitre pour faire référence au personnage mis en avant.  Seul regret : l'aventure à Carcassonne ne se passe que dans le dernier tiers. Ce détail étant présenté dans le synopsis, je m'attendais à arriver dans la cité fortifiée beaucoup plus rapidement. Autrement, j'ai passé un excellent moment avec cette duologie.



Lecture entrant dans le cadre de mon challenge 
"Fouilles littéraires" sur Livraddict!








lundi 27 mai 2024

Le feu secret, Tome 1, de Carina Rozenfeld et CJ Daugherty

 

Une guerre contre le destin.
Une course contre le temps.
Taylor Montclair, une fille tout ce qu'il y a de plus normal, mène une vie sans histoire dans la petite ville de Woodbury, en Angleterre. Sacha Winters, un ténébreux garçon nimbé de mystère, habite à Paris.
Alors que Taylor est impatiente d'intégrer l'université d'Oxford, Sacha, lui, se contrefiche des études... et pour cause : il connaît la date exacte de sa mort, et celle-ci approche à grands pas.
La mort de Sacha entraînera la réalisation d'une prophétie ancestrale qui plongera le monde dans le chaos.
Taylor est la seule qui puisse le sauver. Mais ni elle ni lui ne le savent : ils ne se sont jamais rencontrés.
Une mer et plusieurs centaines de kilomètres les séparent. Des puissances démoniaques sont prêtes à tout pour empêcher leur alliance. Ils ont huit semaines pour se trouver et vaincre le destin.
Le compte à rebours commence maintenant.



Série en 2 tomes
Tome 1 : le feu secret
Tome 2 la cité secrète




Voilà un cadre d'écriture interessant : comment est ce que deux autrices d'origine différente allaient-elles faire pour co-écrire un roman ?  Je trouve ce concept incroyable.
Et bien, les deux autrices vont se rencontrer lors d'un salon du livre, sur lequelle elles étaient invitées par leur éditeur commun : Robert Laffont.  
C'est lors d'une petite escapade entre deux dédicaces qu'elles se lancent l'idée mutuelle d'écrire un roman à 4 mains. L'idée pourtant, ne débute que 6 mois après ce salon, lorsque Carina annonce à CJ qu'elle a une idée de début de roman : mettre en scène un jeune homme français de 17 ans, qui est maudit et qui sait déjà qu'il mourra le jour de ses 18 ans.. Mais d'ici là, il est immortel...

A partir de là, les deux autrices se sont posées toutes sortes de questions pour créer l'univers, définir les personnages, leurs vies, leur entourage, et comment les deux seront connectées. 


En lisant, je retrouvais toute la force des récits écrits par Carina Rozenfeld, cet attachement pour les personnages, la façon dont elle les crée, avec leur force et leur faiblesse , les rendant ainsi réels.


L'histoire entraine le lecteur aussi bien à Paris qu'en Angleterre. 
On suit l'histoire commune de Sasha, qui sait qu'il est victime d'une malédiction et qu'il mourra le jour de ses 18 ans. L'histoire de son point de vue est assez violente, on  se prend très vite une claque en pleine figure et forcément, je me suis attachée à lui. Comment imaginer la mort d'une personne le jour de ses 18 ans? à l'aube de sa vie, devant se faire à l'idée de laisser tomber tous les rêves qui l'habitaient.
Orphelin de père, il vit auprès de sa mère, et de sa petite soeur, qui savent également ce qui l'attend, à leur grand désespoir. 
Sacha est un personnage qui imprègne le lecteur, qui reste en mémoire. Aussi bien grâce à la scène d'introduction assez folle, que par le rythme auquel il vit et aux combats auxquels il doit faire face durant cette aventure. Jusqu'à sa rencontre avec Taylor, il vit dans la résignation et n'a pas d'espoir. Il semble accepter son destin. Mais sa rencontre va tout changer, et l'espoir va renaître en lui.
En effet, cette rencontre va faire basculer le cours des choses.


Taylor est une adolescente brittish très appliquée en cours. Elle vise les écoles prestigieuses d'Oxford et se donne toutes les chances d'y arriver. Cependant, contrairement à certains clichés où ce type de personnage est plutôt isolé, ici, Taylor est souvent accompagnée par sa BFF, qui va très vite faire monter la moutarde au lecteur. A la fois sincère et hypocrite, on ne sait pas trop sur quel pied danser avec Georgie. On a l'impression qu'elle abuse de la gentillesse de son amie, et à d'autres moments, on la sent sincère et vraiment présente pour la soutenir.. 
En parallèle, Taylor est en couple avec l'une des stars sportives du lycée (encore un cliché certains diront, pour ma part, cela fait partie du jeu et je trouve cela agréable).. Sauf que Taylor se rend compte qu'elle ne l'aime pas, et c'est le jour où une grosse dispute éclate entre les deux que Taylor va découvrir qu'elle est dotée de pouvoirs magiques.

Cette découverte arrivant évidement peu après avoir commencé d'échanger par internet avec Sacha...

Commence alors pour les deux un rapprochement et une succession d'évènements qui font que le lecteur aura du mal à décrocher du récit.
L'intrigue commence à prendre forme, et l'histoire va dépasser la réalité, nous entrainant inexorablement vers un univers fantastique . 

Les évènements vont s'enchainer, nous emmenant d'un coté ou l'autre de l'Atlantique, chacun des personnages aura son lot de frayeur et de stress.
Sacha doit fuir, tandis que Taylor doit apprivoiser ses pouvoirs. J'ai vraiment aimé ce rythme, je n'avais pas envie de quitter l'univers. Je suis bien contente de le découvrir si tard sans devoir attendre les nombreux mois qui séparent deux tomes :)

En terme de traduction, je n'ai pas eu de problème pour la partie traduite en anglais. (j'ai entendu sur une review anglaise que la traduction du français vers l'anglais n'était pas aussi fluide). Les styles de chacune des autrices se marient à merveille, il n'y a pas de différence dans les tournures des phrases et l'ensemble est fluide, parfait pour les jeunes adultes et adultes.

Pour en savoir plus sur l'écriture de ce roman, si vous avez le temps et la curiosité, je vous renvoie vers une vidéo de Justine Fairyneverland 
https://www.youtube.com/watch?v=ewBL73t30Jc&t=754s

Lien vers la fiche Babelio de Carina Rozenfeld

Mes avis sur ses autres livres lus :(cliquez sur les titres)
Phaenix 1 (Robert Laffont - coup de coeur)
Phaenix 2 (Robert Laffont - coup de coeur)
La quête des livres monde : Tome 1 (l'Atalante)
Zalim : Tome 1 (Scrineo)

 Zalim, Tome 2 (Scrineo - Vidéo à partir de 1min)

E.V.E  (Syros)


Livres à lire :
L'héritier des Draconis -  Tomes 1 à 3
Monstr'Hotel - Tomes 1 à 4 
Le dêmeleur de rêve

Je viens de me rendre compte que je m'étais séparée de la symphonie des abysses et de sentinelle du futur avant même de les avoir lues; je ne sais pas quoi penser de ces actions.. Me séparer de livres par manque de place, c'est cruel!

N'hésitez pas à me faire part de votre avis sur ce livre, ou si il vous donne envie!


mardi 21 avril 2020

YARDAM, d'Aurélie Wellenstein #SCRINEO




À Yardam, la folie est sexuellement transmissible.

La population est piégée par la quarantaine dans l'espoir d'endiguer l'épidémie.

Porteur du virus, Kazan se débat avec ses démons au point qu'il ne sait plus s'il les aime ou s'il les hait.

Le salut viendra-t-il de ce couple de médecins étrangers venus s'enfermer volontairement dans la cité pour trouver un remède au terrible mal qui s'étend entre ses murs ?




Après plusieurs semaines, je reviens sur ce roman qui, une fois de plus, ne m'aura pas laissé indifférente. Si vous me suivez depuis quelques temps, vous devez savoir que je place Aurélie Wellenstein dans mon top des auteurs incontournables. Tout simplement parce que sur 5 romans lus, 4 ont été des gros coups de coeur et des grosses claques.

Aurélie Wellenstein arrive toujours à parler de ses thèmes de prédilections, en général, la défense des animaux, mais aussi le climat, ou la folie.

Dans Yardam, elle entraîne le lecteur dans un univers fantastique où un virus (sexuellement transmissible) se propage. Vous me direz, "tiens, voilà notre réalité". Et ce fut concrètement le cas puisque j'ai commencé ce roman le 15/03, deux jours avant le confinement... Au début, j'ai hésité à l'arrêter le temps de laisser passer la crise sanitaire dans laquelle nous sommes plongés. Mais c'était sans compter sur l'écriture très captivante de cette autrice et sur le fait que j'avais besoin d'en savoir plus et connaitre la destinée de ce personnage principal, Kazan, qui se veut plutôt être un personnage antagoniste.

Kazan est un homme d'une vingtaine d'années, qui est touché par le virus depuis plusieurs années. Au fil de la lecture, nous allons apprendre comment il l'a eu, et très rapidement, on connaît l'un de ses principaux symptomes : Les touchés entendent des voix dans leur tête, jusqu'à devenir fou. Ainsi, pas mal de personnes en sont venues à se suicider, comme cette homme qui se tue en pleine place centrale, bondée de gens. Kazan est un personnage comme j'aime les voir décrit par l'autrice. Complexe et ambigü. Le lecteur penchera tantôt vers l'empathie, tantôt vers l'incompréhension et la répulsion. Tout au long du récit, on apprend son passé, sa mentalité et son combat au quotidien. Son passe temps favori est le vol, et le roman débute lorsqu'il tente de voler une peinture célèbre dans un musée, et qu'il sera finalement attiré par un autre cadre, beaucoup plus sombre, mais très intriguant. Le symbole de ce tableau représente d'ailleurs un fil rouge à l'intrigue principale. Cependant, plus j'avançais dans le roman, plus je me prenais de sympathie pour Kazan, et plus j'avais envie qu'il trouve de quoi se soigner. Il va entreprendre une relation particulière avec deux personnes qu'il rencontre au début du roman.
Attention spoilers : La relation mise en place avec Nadja et Felix est tellement bien tissée! Je suis admirative de l'esprit d'Aurélie Wellenstein, j'ai vraiment aimé toute cette relation fusionnelle et à la limite de l'entendement.
Quand Nadja se retrouve bloquée dans la tête de Kazan, cette dernière va lui permettre d'acquérir des compétences médicales, et surtout lui permettre de ressentir tout l'amour qu'elle éprouve pour Feliks qui recherche un remède pour sauver sa femme, devenue une coquille... Et c'est au moment où Kazan lui avoue la vérité que toute la relation va devenir complexe, voire malsaine, et pourtant essentiel pour le traitement du thème de la folie. 

On peut considérer la ville de Yardam comme un personnage à part entière. J'ai parfaitement visualisé cette cité, et j'ai été prise aux tripes lors d'un des passages de fin (la course poursuite)


Quant à l'intrigue, elle est surprenante et imprévisible, certains passages m'ont complètement surpris et j'ai vraiment été happée par l'avenir de cette histoire. Sachant qu'Aurélie Wellenstein peut se montrer impitoyable, j'avais tous les sens en alerte!

Lorqu'elle m'avait dit à l'époque qu'elle écrivait un roman qui parlait de folie, j'étais très enjouée, surtout quand j'avais vu comment elle avait traité ce thème dans le Dieu Oiseau. Et bien ici, c'est une nouvelle fois maîtrisée. On se pose de nombreuses questions et jusqu'où cette folie ira. Est ce réel ou pas? Tout porte à le croire quand on découvre les coquilles qui errent en ville.


Une nouvelle fois, je tire mon chapeau à Aurélie Wellenstein, et la remercie pour m'avoir offert quelques instants haletants et intrépides dans la ville de Yardam!

Je remercie également les éditions Scrinéo pour l'envoi de ce service presse !


vendredi 22 novembre 2019

FELINES, de Stéphane Servant #PLIB2020


 

Le texte que vous vous apprêtez à lire n'est pas une fiction. Il s'agit de la retranscription de Louise R, âgée de 17 ans quand je l'ai rencontrée.Cet entretien s'est tenu dans un lieu que je garderai secret pour des raisons évidentes de sécurité et il a duré plusieurs heures sans que je n'intervienne à aucun moment. [...] Le seul fait de publier cet ouvrage constitue une infraction à de nombreux articles de loi et nous expose, lui (l'éditeur) comme moi, à la censure et à de nombreuses sanctions pénales.Mon éditeur et moi-même assumons les conséquences de cette publication, en toute conscience.



Voici comment commence le nouveau roman de Stéphane Servant publié aux éditions du Rouergue, et autant vous dire, il ne laissera pas le lecteur indifférent tant les messages portés sont puissants et empli de force et de révolte!


A travers cette fiction qui nous pousse à nous poser beaucoup de questions sur notre société, Stéphane Servant met en avant une minorité de jeune femmes, qui à cause de leur mutation, vont subir de nombreuses discriminations et impuissances face aux personnes ignorantes et apeurées. Le témoignage de Louise n'est qu'une brève de ce que ces filles vivent, et qui portent en nous un énorme sentiment de révolte et d'injustice.


L'écriture m'a totalement emportée, et au fil des passages, je sentais mon coeur tomber amoureux de la magnifique plume de cet auteur. Ce récit m'a confirmé que Stéphane Servant était clairement devenu une référence littéraire à mes yeux (après l'immense coup de coeur pour son roman SIRIUS publié en 2017)!

Les personnages sont bien développés, et tout lecteur peut s'assimiler à l'un des nombreux protagonistes présentés. Entre la musulmane, la bobo rouquine, le bisexuel, la cheerleader et le beau gosse qui abuse des filles, ce roman reflète avec beaucoup de justesse notre société actuelle et tous les maux qui en ressortent : racisme, sexisme, abus de confiance, abus de pouvoir...

Il est certainement très difficile pour ces jeunes de s'assumer, et l'auteur parviendra avec cette écriture coup de poing à les aider à s'affirmer et être ce qu'ils sont. 

Fatia me l'avait dit : "C'est une guerre." Elle avait raison. Là où elle se trompait, c'est que ce n'était pas une guerre contre le reste de l'humanité, c'était une guerre contre nous-mêmes. Contre le désespoir, contre la culpabilité, contre la honte. Contre tout ce qu'on essayait de nous inculquer depuis toujours.

Ce roman a été sélectionné dans le cadre du #PLIB2020 , il est certain que je voterai pour lui dans la dernière phase de vote pour leur voir faire partie des 5 romans finalistes!
#PLIB2020 #ISBN9782812618291 #ISBN:9782812618291



mercredi 20 novembre 2019

MERS MORTES d'Aurélie Wellenstein #FANTASTIQUE #PLIB2020



Paru en MARS 2019
368  pages
Edition Scrineo
Lecture papier
#ISBN:9782367406602
1er avis publié en avril 2019, réédité en novembre 2019 pour le plib

Un récit écologique dans un univers sombre et violent

Les humains ont massacré les mers et les océans. L’eau s’est évaporée ; les animaux sont morts.

Quelques années plus tard, les mers et les océans reviennent. Ils déferlent sur le monde sous la forme de marées fantômes et déplacent des vagues de poissons spectraux, tous avides de vengeance. Les fantômes arrachent leurs âmes aux hommes et les dévorent. Bientôt, les humains eux aussi seront éteints… Leur dernier rempart face à la mort : les exorcistes.

Caste indispensable à l’humanité, les exorcistes sont bien entendu très convoités.

L’un d’eux, Oural, va se faire kidnapper par une bande de pirates qui navigue sur les mers mortes à bord d’un bateau fantôme.
Voilà notre héros embarqué de force dans une quête sanglante et obligé, tôt ou tard, de se salir les mains



La première chose qui m'est venue à l'esprit en reposant le livre a été : "Whaou, ca a du être un roman très éprouvant à écrire".

Aurélie Wellenstein est autrice de déjà 10 romans, et dans celui ci, on ressent vraiment son implication émotionnelle quant au traitement de notre Planète, et à la destruction de celle ci par les Hommes. Ici, on se penche sur les mauvais traitements fait envers les animaux marins : Pêche intensive, marées noires, pollution par les déchets..... Et autant dire que le lecteur n'y restera pas insensible, sauf si clairement vous n'en avez rien à carrer. Mais si vous prenez ce livre, c'est forcément que la cause animale et écologique vous parle.

Oural était si proche qu'il voyait la splendeur de la mer et ses millions d'âmes qui flottaient dans la luminescence bleutée. Même dépourvue de voix, il percevait très bien sa fureur, sa douleur, sa haine et sa démence. Sauvagement assassinés, les mers et les océans charriaient au creux de leurs vagues monstrueuses le souvenir de leur supplice, et à chaque dégorgement d'écume dans le monde des humains, ils paraissaient hurler « vengeance !

Ce roman est un OVNI, je n'ai pas lu beaucoup de post-apo mais autant vous dire que je n'avais pas lu de romans avec un tel traitement du sujet. On va suivre l'histoire d'Oural, qui est un exorciste. Entendez par là que le monde dans lequel nous évoluons est un monde post apo, que les animaux marins sont tous morts, mais viennent sous forme éthérée à chaque marée montante pour rafler les âmes des Hommes et les anéantir, suite aux mauvais traitements que ces braves animaux ont subi. Oural a un pouvoir, celui de déployer un bouclier qui permet de protéger les Hommes durant les nombreuses heures de marées. Il existe peu d'exorcistes encore vivants, et encore moins avec un privilège qui accompagne le jeune Oural et pour lequel je vous laisse la surprise.

Lors d'une marée, un navire fantôme accoste, avec à son bord le mystérieux Capitaine Bengale, qui vient prendre en otage l'exorciste pour l'emmener dans sa mission ultime : celle de remonter le plus loin pour retrouver un animal légendaire : un Léviathan, afin d'accomplir une mission qui pourrait sauver l'humanité.

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Comme toujours avec les personnages d'Aurélie, je me suis très vite prise d'empathie pour Oural, de part sa particularité, mais également parce qu'on s'attache vite à des personnes qui subissent des kidnappings ! Non plus sérieusement, je l'ai trouvé super attachant, et j'ai aimé son évolution. Lui même se rend compte de son ignorance sur le Monde, et du fait qu'il a toujours été protégé et en situation de privilégié grace à son pouvoir d'exorciste.

Bengale est un personnage mystérieux, avec un charisme attirant, tout en étant à la fois dangereux. On apprend en cours de lecture sa mission, et à ce moment, on commence à pencher vers le bon côté envers lui. J'ai beaucoup aimé le découvrir, ainsi que l'équipe qui m'entoure. D'ailleurs, Aurélie Wellenstein s'est amusée à tous leur donner des noms de fleuves, de mer etc etc...

On est vraiment plongé dans ce livre, et sans jeux de mots. Chaque marée qui débarque offre aux lecteurs de nouvelles surprises, on découvre toute sorte d'animaux, raies mantas, requins, dauphins, etc etc, et ces scènes m'ont transmis des sentiments assez déstabilisants. J'ai adoré, mais je reconnais que j'ai encore un peu de mal à imaginer le fonctionnement des marées, me dire qu'une marée actuelle dure 7h, et ensuite les transposer dans cet univers futuriste en imaginant le dur labeur que doit entreprendre Oural. 

Le thème m'a énormément touché, et ce fut une lecture éprouvante, car je suis sensible au sujet. La fin est également difficile, Aurélie fait un choix, ou du moins ses personnages ont fait un choix qu'il n'a pas du être facile à transposer sur papier! 


Je remercie une nouvelle fois Aurélie pour m'avoir offert une lecture immersive, avec un thème résonnant en moi! Vivement la lecture de son prochain bébé :)

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Ce livre fait également partie des sélectionnés du #PLIB2020

mardi 19 novembre 2019

LES NOCES DE LA RENARDE DE FLORIANE SOULAS #FANTASTIQUE #SCRINEO #PLIB2020




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1461, Japon.
Hikari, une mystérieuse jeune femme, vit avec ses sœurs dans une forêt peuplée de petits Dieux de la province d'Izumi. Fascinée depuis toujours par les humains, elle s'intéresse de près aux villageois installés au pied de la montagne, et plus particulièrement à Jun, l'un des bûcherons. Mais le contact avec les hommes est formellement interdit par son clan...

2016, Tokyo.
Depuis toujours, Mina a le pouvoir de voir et de côtoyer les yokaï, esprits et monstres du folkore japonais. Solitaire à cause de ce don qu'elle doit cacher à tous, la jeune fille ne se sent pas à sa place dans la société.
Jusqu'au jour où un esprit tente de s'introduire dans ses rêves et que Natsume, une fille de sa classe, l'entraîne dans une chasse au démon à travers la capitale...

Deux univers qui se croisent, deux destins qui s'entremêlent, entre quête d'identité et désir d'émancipation.


Je remercie vivement les éditions Scrineo pour ce partenariat! 
Après avoir été séduite par l'écriture de Floriane dans "Rouille", publié en 2017 et plébiscité pour le #PLIB2019, je n'ai pas hésité bien longtemps à demander un partenariat pour Les noces de la renarde, publié en mai.


Dans cet opus, l'autrice nous entraîne dans le folklore japonais, dans l'histoire des Yokais et autres créatures légéndaires et mythologiques. L'histoire alterne entre le passé,et l'histoire d'Hikari, dans la seconde moitié du 15è siècle, et le présent, avec l'histoire de Mina qui a le pouvoir de voir des fantômes.

L'alternance des chapitres est bien amenée, au début, on est dans des histoires totalement séparées jusqu'au moment où on percute VRAIMENT que les deux histoires sont belles et bien liées. 

Mina est une adolescente qui a du mal à s'intégrer, à cause de son pouvoir, qu'elle considère plus comme une malédiction. En effet, il est rare de croiser des personnes ayant la capacité de communiquer avec les morts, et en général, si elle laisse un mort se rendre compte qu'elle le voit, ce dernier ne veut plus se séparer d'elle. Ces morts sont évidemment liées à des fins de vie brutales, et leur passage au delà ne peut pas se faire paisiblement... Le jour où une de ses camarades de classe est possédée par un fantôme, elle va décider de l'aider, ainsi que Natsume, sa déléguée de classe. Ces deux dernières vont se lier d'amitié et conclure un marché. En effet, Natsume est issue d'une famille de chasseur de démons, mais son pouvoir est inexistant. Elle a un fervent besoin de faire ses preuves et trouve dans le talent de Mina une possibilité pour elle d'éveiller ses pouvoirs. 
Pendant ce temps, de plus en plus de yokais (ou autres créatures) trouvent la mort inéluctable dans les ruelles de Tokyo. Natsume va décider d'enquêter... Mais A QUEL PRIX? 

Je me concentre déjà sur cette première partie car c'est celle que j'ai préféré. J'ai été plongé dans un monde de fantasy urbaine, avec en écho les enquêtes de Supernatural (oui oui, dès qu'il y a enquête avec des créatures surnaturelles, je ne peux m’empêcher de penser à cette série) J'ai adoré l'ambiance qui était instaurée, les petites ballades nocturnes dans les quartiers japonais, ou la découverte des temples Shinto. J'ai eu de la peine pour le manque de considération de la famille de Natsumé, notamment son père qui est insupportable et tellement ambitieux... J'ai aimé suivre l'histoire de la copine de Mina (j'ai oublié son prénom), qui va beaucoup l'aider, surtout quand elle aura conscience de ce qu'elle est réellement. J'ai adoré les personnages très différents que l'on trouve dans le bar.. bref, cela fait plusieurs semaines que j'ai terminé ce roman et j'en garde un bon souvenir.


De l'autre côté, on découvre Hikari, à premier abord, une femme qui vit avec ses soeurs en pleine forêt, dans la province d'Izumi. A première vue, il s'agît d'êtres humains, mais très vite, on va découvrir leur mode de vie, leur fonctionnement, et surtout leur pouvoir de métamorphes. Elles étudient de très loin le mode de vie des hommes mais n'ont pas le droit de se laisser repérer. C'est pourtant ce qui arrive au début à Hikari, qui va être attiré par l'un d'entre eux, et qui va déclencher une série de malheurs sur ces habitants, contre sa volonté. Petit à petit, on va découvrir ce qu'il se passe, le lien qui s'établit avec l'histoire actuelle, et c'était bien sympathique, même si j'ai trouvé plus de longueurs dans ces chapitres. 

Cela dit, en terme de folklore japonais, j'ai été largement séduite, c'est la 2nde fois que je plonge dans l'univers nippon (la fois précédente était pour "la fille qui tressait les nuages" de Céline Chevet, j'ai aimé l'immersion mais je n'en garde pas un super souvenir, il est vite passé à travers ma mémoire littéraire) et pour le coup, j'ai encore plus apprécié. j'ai trouvé les descriptions suffisantes pour me dépayser, je suis en parallèle aller voir d'un peu plus près certains décors sur Internet, et j'ai appris énormément sur le folklore nippon! Cela me suffit pour apprécier ce roman et espérer que Floriane ait encore beaucoup d'histoire à nous raconter. 

Son style est fluide, et pour un second roman, je trouve qu'elle s'est donnée déjà du fil à retordre pour jongler entre deux périodes historiques. Elle s'en sort haut la main, et pour ces raisons là, je vous recommande ce roman!

J'ai lu ce livre avec Kore, vous trouverez son avis ici !

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Edit le 17/11 : ce roman fait partie des 20 sélectionnés du #PLIB2020
#ISBN9782367407043




dimanche 15 septembre 2019

COMMENT LE DIRE A LA NUIT, de VINCENT TASSY #FANTASTIQUE #PLIB2019


La dame en noir vivait seule dans son château. Elle ne pouvait pas mourir. De tout ce temps qu'elle avait, elle ne faisait rien. Et puis un jour, elle trouva sur son chemin le garçon aux cheveux blancs. Elle l'enleva. Elle voulait vivre une histoire. Une histoire d'amour et de nuit qui traverserait les siècles.

J'ai découvert Vincent Tassy en été 2017, avec son roman pour la jeunesse "Effroyable Porcelaine", paru chez les éditions du chat noir dans leur collection Chatons hantés. Livre que j'ai adoré, mais il me semble avoir oublié de le chroniquer :p 

Vincent Tassy a démarré sa carrière chez le Chat Noir avec le roman Aposthasie, que je possède dans ma PAL mais que je n'ai pas encore pris le temps de sortir. Et pourtant, je suis sure que je passerai également un excellent moment, tant l'écriture de cet auteur est sublime à lire!


Comment le dire à la nuit est un roman publié en septembre 2018, et qui a été nommé parmi les 5 romans finalistes du #PLIB2019 ! 


Je qualifierai ce roman d'Ovni! Il est super bien travaillé, tant au niveau du style que des caractères des personnages et de l'ambiance très brumeuse qui s'en dégage. 

Pas facile d'écrire un roman dont, telle l'épisode 3 saison 8 de game of thrones, se déroule uniquement de nuit? C'est le challenge qu'a relevé Vincent Tassy avec cette oeuvre. Dans ce récit, le lecteur est plongé dans plusieurs époques, partant rencontrer plusieurs protagonistes qui se retrouveront au fil de la lecture. 



"L'amour, c'est ça je crois, c'est toi, c'est avec toi. C'est dans tes bras, l'amour, c'est ton mystères et tes louanges, ton immensité ta splendeur, c'est ta lumière dans les ombres de ma tristesse, l'amour c'est mes lèvres sur toi, partout, c'est me nourrir de toi, te laisser à chaque instant me sauver du désir qui me tue, tomber en toi, moi par toi dévoré[...]"

C'est un roman gothique, qui ne laisse pas indifférent si tant est qu'on est sensible à ce genre (ce qui est mon cas)


C'est aussi, voire avant tout, une histoire d'amour éternelle, qui traverse les âges, les époques, les lieux.. Une histoire d'amour inconditionnelle entre une femme, appelée Athalie, et un homme : Adriel.


Mais c'est aussi la fascination de cet homme envers d'autres personnages : Carolina, Egmont, Leopold, qui par la magie de la nuit, va transformer le destin de ces protagonistes.

Et puis enfin, il y a Rachel, et Parascève, deux femme que tout oppose et qui par le hasard seront également liées à l'histoire...

Si je devais retenir un personnage, ce serait Rachel. J'ai aimé la façon dont elle se découvre, j'ai été touchée par sa timidité, sa pudeur. 

Cela dit, Adriel reste encore dans ma mémoire, et ce des semaines après avoir reposé le livre. A la fois effacé et très présent, c'est le fil rouge de toute l'histoire et c'est autour de lui que tout se joue. Je l'imagine encore avec ses longs cheveux blancs, dans le sable...

L'auteur approche ici un univers sombre, mystérieux, grâce a cette ambiance brumeuse et onirique. L'auteur ne cesse de rappeler à travers la vision de ses personnages que tout se déroule dans la nuit. J'aime cette ambiance, même si j'ai mis un bémol sur la dernière partie que j'ai trouvé suffocante, mais qui en même temps, peut évoquer le sentiment d'éternité.


En bref, à travers une plume élégante et gothique, Vincent Tassy entraîne le lecteur dans un univers onirique, où plusieurs personnages vont être destinés à se croiser, et ce, à travers les temps et les âges. Le roman apporte plusieurs surprises, ce qui m'a fortement plu! Même si j'ai aimé l'ensemble de l'oeuvre, j'ai tout de même ressenti une forme de lassitude vers la fin, qui m'a renvoyé au sentiment que ressent l'un des personnages principaux : l'éternité.
Comment le dire à la nuit est également une histoire d'Amour et de sacrifices.


Ayant voté sans avoir lu le roman, je suis ravie qu'il fasse partie des finalistes, car la plume de Vincent Tassy est vraiment à découvrir, et le #PLIB2019 peut lui permettre de rencontrer nombre de nouveaux lecteurs!

mercredi 17 juillet 2019

LES GALERIES HURLANTES de Jean Marc Dhainaut #FANTASTIQUE


Karine, dix ans, joue avec un ami imaginaire. Tout ce qu'elle sait, c'est son âge et qu'il n'aime pas Alan Lambin, le spécialiste en paranormal que son père, désemparé et dépassé par une succession de phénomènes étranges, a appelé à l'aide.
Et si l'origine de tout cela se trouvait dans les anciennes galeries minières existant toujours sous ce village du Nord ? Le seul moyen d'accéder à ce dédale oublié de tous serait les sous-sols d'un hôpital abandonné et hanté par le souvenir de tous ceux qui y laissèrent leur vie, un matin d'hiver, treize ans plus tôt.


Lien vers l'éditeur :https://www.taurnada.fr/catalogue/fantastique/lgh/


Pour la troisième fois, me revoilà en compagnie du célèbre détective paranormal Alan Lambin. Ses deux derniers récits m'avaient emmené en Picardie et dans le Calvados. Cette fois, nous allons direction le Nord. Et quelle meilleure idée que de lire cette aventure avec ma chère et fidèle Koré !

J'avoue, déjà à titre personnel, que cela me fait un bien fou de lire de nouveau en compagnie de Koko:) Nos lectures communes sont toujours enrichissantes et amusantes, c'est sur que même si on a pas le même rythme , elle = lièvre, moi = tortue (tu la vois la référence ? ) on a toujours beaucoup à discuter des oeuvres ou carrément de choses à part :)

Les galeries hurlantes nous emmène dans un récit sombre et réel, celui des Mineurs du nord et des drames qu'ont vécu leur famille. Ici, l'auteur s'inspire de la tragique histoire de la mine de Lievin, qui a explosé suite à un coup de grisou (gaz) peu après Noël, laissant derrière elle une quarantaine de morts.
Tout le monde (ou presque) connait l'Histoire du Nord, et de ces hommes qui parcourent les mines enterrées. Oui, mais qui connait vraiment ces tragédies? Personnellement, ce fut une totale découverte, qui m'a arraché le cœur. Du coup, j'ai regardé un peu d'autres histoires de Mines, et je suis tombée sur celle de Courrières, qui fut encore plus effroyable, avec plus de 1000 victimes en 1906.

EDIT : J'ai lu l'avis de Koko, qui elle, a entendu cette tragédie à tous les réveillons de Noel par son grand papa.

L'auteur s'inspire de l'histoire des mineurs du Nord de la France pour tisser la nouvelle enquête du cher Alan. Il va rencontrer Etienne, un homme d'une trentaine d'année, veuf depuis trois ans, qui vit avec sa fille Karine et sa belle mère Rozenn (note à part, j'aime bcp ce prénom). De drôles de phénomènes se produisent dans leur maison, la rendant connue pour être hantée. Après l'insistance de sa soeur, Etienne se décide à contacter Alan pour lui demander ses services.

Nous allons être plongé non seulement dans l'histoire des mines mais aussi dans l'histoire d'Etienne et de sa famille. Le livre se lit vraiment rapidement, il fait un peu plus de 200 pages et l'on ne s'ennuie pas du tout.



Les évènements s’enchaînent, les frissons sont présents lors des expéditions nocturnes d'Alan, et les larmes coulent lors des passages rempli d'émotions. Le récit est dur, et douloureux (çà doit être une spécialité de cet auteur de nous faire ressentir autant d'émotions. Surtout en s'appuyant sur des faits réels, l'impact n'en est que plus important!) Parce que non seulement on pense à ces victimes, mais aussi à l'histoire d'Etienne et de sa famille.

Le texte est engagé, et sans spoiler, avec Koko, nous nous sommes demandées sur un certain sujet quelle était vraiment la position de l'auteur. Pour ou contre? Il parle d'un thème actuel et important, du choix d'une personne vis à vis de ce thème, mais aussi de la religion qui refuse d'accepter ces choix de vie. C'est un sujet que j'aborderai avec Jean Marc Dhainaut pour connaître son point de vue. C'est un point sensible qu'il aborde, et je crains qu'il puisse être mal interpreté par des personnes ayant du faire ce choix à un moment de leur vie.
EDIT 2 : Finalement, Koko a pris les devant et en a parlé à l'auteur, et je plussoie son idée : on peut se retrouver entre personnes qui ont lu le livre pour parler de ce thème entre nous ^^

Je ne sais pas si les aventures de Lambin sont terminées, la fin nous le laisse envisager tout en laissant une petite lueur d'ouverture si jamais l'auteur a besoin de lui faire raconter d'autres histoires.

En tout cas, si vous souhaitez lire un  très bon auteur français dans une petite maison d'édition de qualité, je vous conseille les enquêtes d'Alan Lambin. Les histoires peuvent être lues dans le désordre, il n'y a pas de spoils sur l'histoire d'Alan et son passé. Les évènements se déroulent dans les années 80, ce qui apporte aussi un charme et une nostalgie pour cette époque. Le style est très fluide, et l'auteur parvient toujours à nous tenir en suspens pour savoir ce qui se déroulera juste après!

Je remercie sincèrement Joel des éditions Taurnada pour l'envoi de ce service presse!

L'avis de Kore  : https://labibliodekoko.com/2019/07/17/les-galeries-hurlantes/

Mes avis sur les tomes précédents
La maison bleu horizon (coup de coeur 2018)
Les prières de sang 








jeudi 20 septembre 2018

AMIS IMAGINAIRES DE BETTY PICCIOLI #FANTASTIQUE #JEUNESSE #CASTELMORE

Paru le 16/08/2018
Isbn:9782362312342
252 pages
Livre papier
Edition Castelmore

Je remercie vivement Céline de BooktubersApp pour m'avoir proposé de me mettre en relation avec la jeune autrice Betty Piccioli concernant son roman paru cet été chez Castelmore.

Lorsque Céline m'a dit que le livre parlait d'amis imaginaires, j'ai tout de suite été emballée, ayant moi même eu une amie imaginaire, certes humaine mais quand même!

J'ai donc fait partie des personnes susceptibles de recevoir l'ouvrage, et ce fut avec joie que j'ai découvert l'avis de passage à mon retour de congé!

Depuis 7 ans, les amis "imaginaires" (AI) sont sortis de l'imaginaire des enfants pour se concrétiser et intégrer notre vie. Ainsi, ces AI vivent très souvent avec leur "Enfant Réel" (ER) dans leur famille. C'est le cas de John, un lion dandy au look british et qui, pourtant, ne sait prononcer que trois mois d'anglais !
Leur lien est très fort, si puissant que les parents ont du mal à retrouver leur place au sein de la famille.
Un jour, des enfants disparaissent et ces enlèvements seront les premiers d'une longue série. Lorsque cela se déroule en pleine cérémonie et que nombre de personnes assistent à ces disparitions, c'est tout le pays qui s’inquiète du sort de leur progéniture.
Elena et John vont enquêter sur ces disparitions, afin d'éviter à cette dernière de se volatiliser et de tenter de sauver ceux qui peuvent l'être....

J'ai beaucoup aimé ce livre, ne serait-ce que pour le principe de voir ses AI devenir réels et découvrir les variétés d'AI inventés par les enfants de Betty :) Cela va du plus classique au plus farfelu, et c'était très sympathique de les découvrir! Personnellement, quand j'étais petite, j'avais surtout une "meilleure amie" imaginaire, qui s'appelait Camille! En tant qu'enfant unique, pour moi, ,c'était très important de laisser parler mon imagination, aussi bien dans ce lien (très discret, mes parents ne savaient même pas qu'elle existait) que dans les jeux que j'inventais.


Au niveau de la narration, l'alternance des chapitres a été un très bon choix. Une voix donnée à Elena, l'autre à John. Bien que fusionnels, ces deux personnages sont aussi totalement différents. Elena est une pré-adolescente pleine de vie, mais qui possède ses moments de doute et d'angoisse, et qui est prête à tout pour retrouver son lion d'amour! Elle va être prise dans une intrigue parallèle et va faire la connaissance d'autres personnes. Elle est adorable, et pleine de courage. Je l'ai beaucoup apprécié.

Quant à John, je me suis beaucoup amusé à lui donner un accent anglais, et ma fille, à qui j'ai lu l'histoire, rigolait quand je lui donnais une grosse voix lorsqu'il s'énervait! Parce qu'un lion n'est pas un chaton, et bien souvent, John va réagir par instinct !

L'intrigue est vraiment bien ficelée, même si certains raccourcis peuvent être pris, cela reste jeunesse et ça passe totalement! J'ai vraiment trouvé cette lecture "cocooning". Une lecture dans laquelle je me suis plongée avec délectation, même si ce n'est pas tout beau tout rose, il y a quand même une note de nostalgie et de tendresse à l'égard de l'enfance.

Certains passages m'ont beaucoup ému, notamment un où le lecteur voit Elena grandir et quitter sa jeunesse. Je ne peux en dire plus, si vous l'avez lu, on peut en parler en MP ou par mail si cela vous dit. Mais je me suis sentie emportée dans ma propre jeunesse, à cet instant où l'on sait que l'on quitte pour de bon l'enfance (pour ma part, ce fut le passage des 13 ans.. Très très très difficile à passer!)

J'aurai bien aimé prolonger cette lecture qui m'a apporté à la fois de la douceur, de la nostalgie, le tout saupoudré de beaucoup d'action! Si vous aimez les romans jeunesse, je ne peux que vous recommander Amis Imaginaires!

jeudi 19 juillet 2018

DRESSEUR DE FANTOMES, DE CAMILLE BRISSOT #FANTASTIQUE

Paru le 25/04/2014
#ISBN:978-2841726707
192 pages
Livre papier
Edition Atalante



Le monde avait été redessiné par une série de catastrophes climatiques, les courants marins et les vents modifiés. Les anciennes cartes devenues obsolètes, les aventuriers pouvaient renaître… Pendant des années, Théophras et Valentine ont parcouru le monde pour le compte de riches employeurs, à la recherche de trésors et de pièces rares. Jusqu’au jour où Valentine est empoisonnée par le mystérieux Collectionneur, son meilleur client. Réduite à l’état de fantôme, elle devient invisible aux yeux de tous... sauf de Théophras. Aidés par le capitaine Peck, propriétaire du plus grand bateau à aubes du monde, et par la troupe du célèbre AeroCircus, flottille hétéroclite de ballons et de dirigeables, les deux amants se lancent aux trousses de l’assassin de Valentine. D’une quête de vérité à la vengeance, il n’y a qu’un pas.
Le franchiront-ils ?
Camille Brissot aborde les sujets graves de la violence et de l’amour avec ferveur. La plume est fine, l’univers étrofuturiste émerveille.


Lors d'un passage à la médiathèque, je suis tombée sur ce roman publié en 2014 chez l'Atalante.
Etant dans une phase de romans axés sur les fantômes, c'est tout naturellement que je l'ai pris en main. Je voulais également découvrir l'écriture de Camille Brissot (dont son titre La maison des reflets - Syros - a été fréquemment nommé pour des prix littéraires - dont la phase de pré-sélection du #PLIB2018).

Ils s'installèrent sur un banc de fer forgé. Au loin, les silhouettes élancées de hauts bâtiments projetaient leur ombre sur le vieux quartier du port, et un dirigeable traversait le ciel sans nuage. Un nouveau tramway passa, bientôt suivi par une calèche que tiraient des chevaux mécaniques.

J'ai apprécié ma lecture, c'était divertissant, immersif, et surtout l'ambiance qui s'en dégage m'a énormément plu.
L'histoire se déroule en 2104 et l'univers développé s'assimile à du steampunk dans le futur (ambiance donc rétro futuriste à souhaits). On retrouve ainsi des aéronefs, des cirques aériens, ou encore des calèches tirées par des chevaux mécanique! J'ai vraiment apprécié me promener avec les personnages, d'autant plus qu'à travers leur quête de vengeance, ils sont amenés à traverser la planète pour retrouver le Collectionneur.

Cet homme a assassiné Valentine, sans raison apparente. Depuis, elle vit sur terre de manière ethérée, et seul son amant Theophras peut la voir et lui parler. 
Nous sommes donc dans un récit de vengeance. Pourquoi, et qui est le Collectionneur? 

A travers leur voyage, ils vont rencontrer plusieurs personnages fort attachant, comme Peck, le capitaine du bateau, les frères Malaga ou encore l'indienne Wicapi Waccan qui m'a le plus séduit par son esprit et sa philosophie.

Ce livre aborde aussi le thème de la violence familial, de façon très légère mais quand même! Et bien sûr, par dessus tout, il y a l'Amour! Celui avec un grand A, mais aussi l'amour maternel, filial.

J'ai été ravie de découvrir le style de l'autrice, et je n'hésiterai pas à hésiter très bientôt "la maison des reflets" qui m'attire beaucoup! 



vendredi 13 juillet 2018

LES PRIERES DE SANG, DE JEAN-MARC DHAINAUT #FANTASTIQUE



Paru le 05 Juillet 2018
ISBN : 978-2372580441
187 pages
lecture numérique
Taurnada



Alan Lambin, spécialiste en paranormal, est appelé à enquêter dans un vieux monastère ayant accueilli autrefois quatre templiers en fuite. Depuis, ses murs semblent dissimuler un lourd secret solidement gardé par des âmes hostiles. Les parchemins ne mentent pas, ni ces cris que chacun peut entendre la nuit dans les sombres couloirs du monastère.

Et dire que tout a commencé parce qu'une étudiante a acheté un jour une armoire ayant appartenu aux moines. Une armoire qui n'avait pas perdu la mémoire…

Je reviens aujourd'hui pour vous parler de ma dernière lecture : les prières de sang publié chez Taurnada que je remercie pour l'envoi de ce partenariat!

J'étais très impatiente de découvrir la nouvelle enquête d'Alan Lambin, après avoir eu un coup de coeur pour son roman précédent le mettant en scène : "la maison bleu horizon". 


"Elle  a appelé, à bout de nerfs. Depuis qu'elle entend des cris de bébés et des femmes hurler chaque nuit chez elle. Elle est épuisée et nous supplie de l'aider. Elle vit seule avec son chat, mais elle est persuadée qu'il y a autre chose.

-Autre chose ? Vraiment?"

 Ici, Alan et Mina, son assistante, partent enquêter dans un village situé entre le Calvados et la Manche sur une armoire possédée. La propriétaire s'appelle Céline, elle est enceinte et vit seule, et autant dire que ses nuits sont fortement agitées depuis qu'elle a acheté ce meuble lors d'une brocante.
Elle fait donc appel au célèbre chasseur de fantôme pour l'aider à résoudre ce mystère.
Les choses vont se dérouler bien différemment pour les deux bretons, et ce qu'ils vont vivre les marquera à jamais...

J'ai eu beaucoup de plaisir à retrouver la plume de Jean Marc Dhainaut.  Je me suis très vite retrouvée happée dans cette sombre histoire qui nous entraîne dans les légendes des templiers et dans un vieux monastère gardé par Frère Oscar. L'écriture est efficace, et terriblement entraînante!


Ici, le récit est plus court que précédemment. Sûrement dû au fait que le lecteur connaît déjà les personnages principaux et leur façon de procéder. Toutefois, n'importe qui peut commencer sa découverte par cet opus là sans avoir spécialement lu "la maison bleu horizon". Les méthodes de chasse étant rappelées ainsi que les caractéristiques principales des personnages.

Mina prend une place importante dans cette histoire. Dotée de pouvoirs mediumniques, elle va être témoin de scènes très violentes et choquantes. Elle permettra cependant de faire avancer l'enquête efficacement.

Avoir été transportée au sein de ce monastère et à l'époque des templiers m'a fortement dépaysé! Jean Marc Dhainaut parvient facilement à décrire de nombreuses scènes sans entrer dans moultes descriptions, il y en a suffisamment pour qu'on imagine les lieux et les actions qui se sont déroulées par le passé.

 Certains passages sont assez flippants, ce qui se déroule dépasse la réalité,on vogue entre présent et passé sans savoir si tout est bien physiquement possible! Mina et Alan vont en ressortir choqués et il y a de quoi! 

Le thème abordé est difficile à réaliser, et pourtant, après ma lecture, j'ai demandé à l'éditeur si Jean Marc Dhainaut s'était inspiré de faits réels :

Je viens de transmettre votre question à Jean-Marc, et voici sa réponse :) "Pour répondre à la question, oui il s'est bien produit ce genre d'histoire macabre. Pas forcément avec lestempliers mais avec des religieux. J'ai eu l'occasion de fouiller une collégiale où de nombreuses tombes[...] ont été découvertes. Je pensais expliquer cela sur mon site mais ça risquait de spolier un peu. Donc, oui, c'est arrivé. On m'a rapporté cela aussi en Pologne.

Autant dire que de savoir cela apporte un point supplémentaire à mon appréciation du livre. Tout comme dans le roman d'Oren Miller "J'agonise fort bien, merci", j'aime quand les auteurs s'inspirent de faits réels pour rapporter de sombres expériences du passé.


En parallèle de l'intrigue principale, Jean Marc Dhainaut intègre une petite romance qui apporte un peu de légèreté dans cette ambiance angoissante.

En bref, Les prières de sang est un roman qui peut se lire séparément de "la maison bleu horizon". Dans cette enquête, le lecteur est transporté dans une sombre histoire au coeur d'un monastère normand. Inspiré de faits réels, Jean Marc Dhainaut s'en sert pour instiller du paranormal et transmettre au lecteur pas mal de frissons et de questionnements! Les personnages n'en sortiront pas indemnes et seront marqués par cette expérience! L'écriture encore une fois est entraînante et ne laisse aucun temps mort! Je vous recommande de découvrir Alan Lambin, surtout si vous aimez les faits historiques combinés au surnaturel !