Affichage des articles dont le libellé est 2019. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 2019. Afficher tous les articles

dimanche 12 janvier 2020

Cendres, de Johanna Marines #PLIB2020

Résultat de recherche d'images pour "cendres johanna marines""

Londres, 1888. Nathaniel et Luna vivent dans un quartier mal famé de l'East-End. Pour survivre, ils sont obligés de revendre les objets qu'ils ont volés. Au même moment, à Westminster, Agathe accepte de devenir la domestique de la famille Henwoorth. Leur destin va basculer le jour où Nathaniel va découvrir un cadavre. Agathe, une jeune femme plutôt naïve prête à tout pour payer les médicaments de sa mère malade. Celle-ci va être embauchée comme parurière chez les Henwoorth. Mais, rapidement, le fils ainé de la famille, Archibald, se montre étrange... Qu'attend-il vraiment d'elle ? Et si un tout autre destin l'attendait ? Nathaniel Depford, un jeune homme de 27 ans, qui travaille comme allumeur de réverbères dans la vieille ville. Orphelin, il ne sait presque rien de ses origines. Mais, quand celle qu'il considère comme sa sœur, Luna, disparaît et que d'étranges cauchemars refont surface, son monde fragile vacille... Réussira-t-il à retrouver Luna avec l'aide de la police ? Ou devra-t-il faire chemin seul pour comprendre les forces obscures qui tirent les ficelles en coulisse ? Et si son passé le rattrapait ?"

Je connais Johanna Marines depuis quelques années maintenant, via nos chaines booktube respectives. 


J'avais suivi de loin la rédaction de son premier roman auto publié" Aistronomy" lors d'une session de Nanowrimo commune ! Et du peu que j'avais lu, j'avais été sensible à son style.

C'est tout bonnement que ses 2 romans ont rapidement rejoint ma pal. 


Ce livre étant pré-sélectionné pour le #PLIB2020, j'ai décidé de commencer par lui. 

La couverture est réalisée par Aurélien Police et rend totalement honneur à l'ambiance marquante de ce roman.


"Nathaniel ne répondit pas. Il était sous le choc. Dans sa jeunesse, il avait vu des enfants mourir de froid sur la chaussée. Il en avait connu des pertes. Mais cette femme, son corps n'était plus qu'un amas de chair, lacéré par les coups de poignard. Le résultat d'une rage qui s'était abattue sur elle, sans prévenir."

Cendres plonge le lecteur dans un Londres des années 1880. Chaque nuit des cendres pleuvent sur la capitale. Les habitants, habitués au fog, se sont adaptés aussi à ce facteur, qui pour eux est naturel, bien qu'intriguant pour nous. J'ai totalement adhéré à l'ambiance Victorienne et aux nombreuses ballades que nous propose l'autrice au travers de ses protagonistes. D'ailleurs, le livre propose un plan de Londres avec les endroits principaux qui seront cités. Bien qu'une grande partie se déroule à White Chapel et dans l'EastEnd, cela n'empêche pas nos personnages de se déplacer à l'opposé, vers Westminster.

Etant férue de l'Angleterre, il était donc facile pour le coup de me séduire sur ce point. Le dépaysement est total, et j'aimerai le relire juste pour cela :) 

L'intrigue quant à elle, est bien menée et le roman se lit rapidement, le lecteur désirant en apprendre plus au fil des chapitres. De mystérieux meutres (hello Jack!) se déroulent à la nuit tombée, un trafic de drogue se répand aussi dans les cités malfamés, et notre protagoniste principal, Nathaniel, est loin de se douter de toutes les surprises qui le guettent. Cet homme d'une vingtaine d'années s'occupe d'allumer les réverbères à la tombée de la nuit. Il vit avec sa soeur de coeur, Luna, une voleuse, dans un petit logement bien miteux. Soucieux des autres, sa vie va changer quand Luna va voler le bijou d'Agathe.. Je n'en dirai pas plus pour vous laisser le loisir de découvrir l'intrigue principale :)

J'ai trouvé les personnages attachants et bien amenés, chacun ayant une histoire personnelle et des côtés mystérieux. Nathaniel m'a beaucoup touché et intrigué, son histoire est marquante et je ne m'attendais pas à certaines réactions de sa part pour mon plus grand plaisir.

Luna est un personnage volage, qui est instable et qui trouve un équilibre de vie grâce à son frère adoptif. Cependant étant donné ce qui l'attend, je ne peux malheureusement m'épancher plus sur elle.

Quant à Agathe, j'ai eu plusieurs fois peur pour elle, et on la prend rapidement à coeur de part sa situation familiale.

Le seul petit bémol concerne l'un des personnages secondaires, j'aurai justement aimé en apprendre un peu plus sur lui et sur sa personnalité, en remontant par exemple des souvenirs de son passé.... Je sais que Johanna saura de qui je veux parler ;)



La fin m'a énormément émue, et je ne m'y attendais pas du tout! J'ai adoré cette fin!

Quant à l'écriture et le style de l'autrice, je n'ai rien à redire, c'est fluide, c'est immersif à la fois à travers l'ambiance de Londres que pour la petite touche Steampunk qui est intégrée au récit. (Je suis d'ailleurs ravie de n'avoir pas été trop enlisée dans le steampunk car ce n'est pas ma tasse de thé en général, je suis vite déconnectée des romans quand il y en a trop)

Les chapitres alternent les points de vue des personnages et Johanna semble très bien maîtriser cet exercice. De plus, des coupures de journaux sont insérées à la mise en page, rendant la lecture sur le roman papier encore plus agréable! 

En conclusion, j'ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman, qui m'a fait voyager dans une autre époque et qui m'a emmené de surprises en surprises ! Les personnages m'ont intrigué et m'ont étonné. Les retournements de situation ne manquent pas et j'ai vraiment aimé la fin! Le seul reproche qu'on peut voir régulièrement concerne l'absence de steampunk, qui est trop peu représenté. Pour ma part, cela m'a convenu et j'ai surtout aimé me ballader dans les quartiers de Londres à la recherche des origines des Cendres, des meurtres et des disparitions de nombreuses femmes. 


#ISBN9782490151080




mardi 19 novembre 2019

LES NOCES DE LA RENARDE DE FLORIANE SOULAS #FANTASTIQUE #SCRINEO #PLIB2020




Résultat de recherche d'images pour "les noces de la renarde"

1461, Japon.
Hikari, une mystérieuse jeune femme, vit avec ses sœurs dans une forêt peuplée de petits Dieux de la province d'Izumi. Fascinée depuis toujours par les humains, elle s'intéresse de près aux villageois installés au pied de la montagne, et plus particulièrement à Jun, l'un des bûcherons. Mais le contact avec les hommes est formellement interdit par son clan...

2016, Tokyo.
Depuis toujours, Mina a le pouvoir de voir et de côtoyer les yokaï, esprits et monstres du folkore japonais. Solitaire à cause de ce don qu'elle doit cacher à tous, la jeune fille ne se sent pas à sa place dans la société.
Jusqu'au jour où un esprit tente de s'introduire dans ses rêves et que Natsume, une fille de sa classe, l'entraîne dans une chasse au démon à travers la capitale...

Deux univers qui se croisent, deux destins qui s'entremêlent, entre quête d'identité et désir d'émancipation.


Je remercie vivement les éditions Scrineo pour ce partenariat! 
Après avoir été séduite par l'écriture de Floriane dans "Rouille", publié en 2017 et plébiscité pour le #PLIB2019, je n'ai pas hésité bien longtemps à demander un partenariat pour Les noces de la renarde, publié en mai.


Dans cet opus, l'autrice nous entraîne dans le folklore japonais, dans l'histoire des Yokais et autres créatures légéndaires et mythologiques. L'histoire alterne entre le passé,et l'histoire d'Hikari, dans la seconde moitié du 15è siècle, et le présent, avec l'histoire de Mina qui a le pouvoir de voir des fantômes.

L'alternance des chapitres est bien amenée, au début, on est dans des histoires totalement séparées jusqu'au moment où on percute VRAIMENT que les deux histoires sont belles et bien liées. 

Mina est une adolescente qui a du mal à s'intégrer, à cause de son pouvoir, qu'elle considère plus comme une malédiction. En effet, il est rare de croiser des personnes ayant la capacité de communiquer avec les morts, et en général, si elle laisse un mort se rendre compte qu'elle le voit, ce dernier ne veut plus se séparer d'elle. Ces morts sont évidemment liées à des fins de vie brutales, et leur passage au delà ne peut pas se faire paisiblement... Le jour où une de ses camarades de classe est possédée par un fantôme, elle va décider de l'aider, ainsi que Natsume, sa déléguée de classe. Ces deux dernières vont se lier d'amitié et conclure un marché. En effet, Natsume est issue d'une famille de chasseur de démons, mais son pouvoir est inexistant. Elle a un fervent besoin de faire ses preuves et trouve dans le talent de Mina une possibilité pour elle d'éveiller ses pouvoirs. 
Pendant ce temps, de plus en plus de yokais (ou autres créatures) trouvent la mort inéluctable dans les ruelles de Tokyo. Natsume va décider d'enquêter... Mais A QUEL PRIX? 

Je me concentre déjà sur cette première partie car c'est celle que j'ai préféré. J'ai été plongé dans un monde de fantasy urbaine, avec en écho les enquêtes de Supernatural (oui oui, dès qu'il y a enquête avec des créatures surnaturelles, je ne peux m’empêcher de penser à cette série) J'ai adoré l'ambiance qui était instaurée, les petites ballades nocturnes dans les quartiers japonais, ou la découverte des temples Shinto. J'ai eu de la peine pour le manque de considération de la famille de Natsumé, notamment son père qui est insupportable et tellement ambitieux... J'ai aimé suivre l'histoire de la copine de Mina (j'ai oublié son prénom), qui va beaucoup l'aider, surtout quand elle aura conscience de ce qu'elle est réellement. J'ai adoré les personnages très différents que l'on trouve dans le bar.. bref, cela fait plusieurs semaines que j'ai terminé ce roman et j'en garde un bon souvenir.


De l'autre côté, on découvre Hikari, à premier abord, une femme qui vit avec ses soeurs en pleine forêt, dans la province d'Izumi. A première vue, il s'agît d'êtres humains, mais très vite, on va découvrir leur mode de vie, leur fonctionnement, et surtout leur pouvoir de métamorphes. Elles étudient de très loin le mode de vie des hommes mais n'ont pas le droit de se laisser repérer. C'est pourtant ce qui arrive au début à Hikari, qui va être attiré par l'un d'entre eux, et qui va déclencher une série de malheurs sur ces habitants, contre sa volonté. Petit à petit, on va découvrir ce qu'il se passe, le lien qui s'établit avec l'histoire actuelle, et c'était bien sympathique, même si j'ai trouvé plus de longueurs dans ces chapitres. 

Cela dit, en terme de folklore japonais, j'ai été largement séduite, c'est la 2nde fois que je plonge dans l'univers nippon (la fois précédente était pour "la fille qui tressait les nuages" de Céline Chevet, j'ai aimé l'immersion mais je n'en garde pas un super souvenir, il est vite passé à travers ma mémoire littéraire) et pour le coup, j'ai encore plus apprécié. j'ai trouvé les descriptions suffisantes pour me dépayser, je suis en parallèle aller voir d'un peu plus près certains décors sur Internet, et j'ai appris énormément sur le folklore nippon! Cela me suffit pour apprécier ce roman et espérer que Floriane ait encore beaucoup d'histoire à nous raconter. 

Son style est fluide, et pour un second roman, je trouve qu'elle s'est donnée déjà du fil à retordre pour jongler entre deux périodes historiques. Elle s'en sort haut la main, et pour ces raisons là, je vous recommande ce roman!

J'ai lu ce livre avec Kore, vous trouverez son avis ici !

Résultat de recherche d'images pour "club des lecteurs scrineo"


Edit le 17/11 : ce roman fait partie des 20 sélectionnés du #PLIB2020
#ISBN9782367407043




mercredi 13 novembre 2019

RADEON DE FRANCK DIVE #ANTICIPATION #SF #PLIB2020

Radéon par Dive

Suite à un cataclysme, la Terre présente désormais toujours la même face au Soleil. Deux peuples ont survécu et se vouent une haine féroce : les Bédouins, revenus à l’âge de fer, qui vivent dans un désert où le Soleil ne se couche jamais, et les Chabs, gardiens de la technologie des ancêtres, qui ont su s’adapter à la nuit polaire éternelle grâce à un minerai radioactif rarissime : le radéon.

Amayaz, un jeune Bédouin, accepte de plus en plus difficilement l’oppression subie par son peuple. Sa symbiose avec une lionne, qui fait de lui l’un des meilleurs pisteurs de la communauté, attire l’intérêt des Chabs. Alors que ceux-ci tentent de le plier à leur volonté, Amayaz tue l’un d’eux et s’enfuit dans la dangereuse forêt de l’entre-deux mondes, où règnent des conditions climatiques apocalyptiques.

Accompagné de sa lionne, le jeune homme va découvrir un univers futuriste dont la richesse et les secrets dépassent tout ce qu’il avait pu imaginer. Mais, le progrès technologique justifie-t-il qu’on renonce à son humanité ?




J'ai déjà dans ma PAL (pile à lire) Perismer le Tome 1 de Franck Dive, et pourtant c'est avec Radéon que je découvre cet auteur . 

Dans un monde ravagé par l'Homme et la détérioration du climat, on découvre un monde où se confrontent deux peuples principaux : Les Bédouins, qui vivent dans des cités troglodytes, et qui pourraient facilement s'assimiler aux peuples nomades, qui se suffisent avec la chasse et quelques guérisseurs dans leurs rangs, et les Chabs, un peuple qui est totalement opposé, et qui est à la recherche permanente de nouvelles technologies, principalement en termes d'armes et de ressources.

Amayaz est un Bédouin, qui vit en symbiose totale avec Sambaa, une lionne, avec qui il chasse quotidiennement pour nourrir son peuple. Lors d'un affrontement face aux Chabs, Amayaz va commettre un impair et devoir s'enfuir pour survivre. Il va alors entraîner le lecteur dans une course poursuite trépidante, et découvrir de nombreux paysages sauvages et dangereux, ainsi que la cité Vendhiver, capitale des Chabs.


Je ne vais pas tourner autour du pot, j'ai ADORE cette histoire! J'ai été dépaysée (et pour ceux qui me connaissent, vous savez que c'est l'un de mes objectifs quand je lis) par les nombreux paysages et toute cette faune décrite, avec ses dangers et ses paysages également impressionnants : j'ai adoré ressentir la moiteur de la frange, approcher des Jurassic, ou encore des lésards dangereux. 


La cité de Ventdhiver est également pleine de surprise, totalement à l'opposé de la cité d'Amayaz, on entre dans cette capitale les yeux rivés au ciel, face à tous ces gratte-ciels et toute cette technologie.


C'est un récit dans lequel on ne s'ennuie pas une minute. Alors oui, Franck Dive en fait baver à son personnage principal, et cela le rend encore plus attachant, car on veut qu'il trouve une solution pour son salut et la libération de son peuple! J'ai été émue aux larmes lorsqu'il découvre ses confrères et membres de la famille prisonniers des Chabs, et j'y ai cru tout du long pour qu'il réussisse à se faufiler entre les nombreux pièges des Chabs. J'ai apprécié découvrir sa fusion avec Sambaa, découvrir à quel point ils étaient liés, à la vie et à la mort! 




Mais les Chabs ne sont pas non plus des grands ennemis, du moins par tous, et c'est notamment à travers les yeux de Mei que nous découvrons ce peuple. Savants avant tout, ils cherchent à pousser les limites des recherches scientifiques et des expériences. D'un point de vue .. scientifique, cela pourrait tenir la route. mais pour quelqu'un extérieur, toutes ces expériences sont atroces et totalement inhumaines. Je ne peux cependant en dévoiler plus au risque de spoiler. J'ai été en plein désarroi en découvrant ce qu'il était advenu de certains personnages secondaires. Cela fait froid dans le dos, mais également, cela apporte une immersion supplémentaire non négligeable dans ce récit post apocalytique.



Le fait d'avoir intégré dans le récit une symbiose avec les animaux permet plusieurs retournements de situation, et j'aurai peut être aimé voir un peu plus de développement dans l'un deux (avec Kong). Certains passages sont un peu trop vite survolés, mais le rythme est tellement entraînant que cela n'entrave pas du tout le plaisir de lire, il faut juste savoir que certaines questions peuvent rester en suspens...

Je suis ravie d'avoir découvert cet auteur avec Radeon, je pense que Franck Dive est MA découverte auteur de l'année 2019, et c'est avec grand plaisir que j'irai lire le tome 1 de Perismer, pour pouvoir le lire dans un autre registre :)


Je remercie vivement les éditions Scrineo pour leur confiance et pour l'envoi de ce Service Presse!

Résultat de recherche d'images pour "club des lecteurs scrineo"

Ce livre fait partie des romans pré-sélectionnés lors des inscriptions des membres du jury du #PLIB2020
Retrouvez d'autres avis sur le site www.leplib.fr


vendredi 18 octobre 2019

E.V.E Entité Vigilance Enquête de CARINA ROZENFELD #SCIENCEFICTION #ANTICIPATION


Elle s’appelle EVE. Elle n’a aucune idée de son apparence. Elle ne ressent rien. Et pourtant le monde n’a pour elle aucun secret, parce qu’elle le perçoit à travers les yeux de millions d’êtres humains. 24 h sur 24, elle assiste à leur quotidien. Son rôle? Surveiller la population et signaler en temps réel les crimes et les délits. EVE est infaillible… jusqu’au jour où elle assiste à l’agression de la jeune Eva Lewis sans parvenir à identifier le coupable. Pour comprendre ce qui s’est passé, EVE investit à l’insu de tous le corps d’Eva. Et découvre le plaisir grisant de la vie réelle.

Carina Rozenfeld fait partie de ces autrices dont j'ai le plus de romans dans ma PAL. J'achète ses livres les yeux fermés et jusqu'à présent, elle a toujours su m'emporter dans ses histoires.

Et.. c'est encore le cas pour E.V.E, un roman futuriste et qui pourrait, pourquoi pas, être visionnaire.

Le lecteur découvre à travers ce récit la ville de Citypolis, dont la principale spécialité est la sécurité de ses habitants, à travers un système très intrusif de surveillance. En effet, H24, les habitants sont surveillés par des Entités appelés EVE, qui sont connectées à des puces implantées dans la nuque des résidants. Ces derniers envoient aux EVE des alertes si ils sont en situation de stress, que ce soit à cause d'une attaque ou d'un problème de santé. Cette sécurité mise en place a grandement réduit la délinquance et le taux de criminalité.

Cette vision des choses est vraiment bien aboutie pour un roman destiné aux jeunes adultes. En effet, on est ici dans une situation où l'on est poussé à réfléchir. Comment moi je réagirai face à ce système? Car autant cela peut rassurer, autant cela veut dire que nous n'avons aucune intimité dans notre vie privée. Les EVE peuvent sauter de puce en puce et voir à travers les yeux de leur propriétaire. Ainsi, nous apprenons à travers l'entité principale qu'elle peut être témoin de relations intimes dans un couple, ce qui elle ne la gêne pas vu qu'elle n'a aucune émotion ni humanité...

 Cependant, ce système ne plait pas à tous, et notamment un certain "Prince", qui a trouvé un moyen de bloquer les puces, et d'étendre son pouvoir de criminel auprès des gangs de la cité...

Le jour où les agresseurs ne peuvent plus être identifiés, Eve décide d'intégrer le corps de la première victime : Eva, décédée des suites de son agression, afin de comprendre pourquoi la personne qui l'a attaqué ne peut être décelé.

Dès lors, elle va commencer à ressentir des émotions et des sensations, et cela la rend encore plus touchante. que ce soit la faim, ou des émotions plus fortes telles que l'amour ou la peur, on s'amuse à découvrir le monde à travers ses yeux tout emerveillés. Passant du corps d'Eve à son système informatique, j'ai pris énormément de plaisir à découvrir l'enquête, dont les pièces du puzzle se placent doucement, ainsi que la façon dont EVE devient de plus en plus humaine.

J'ai lu ce livre très vite, j'avais un mal fou à le poser tellement j'étais prise dans l'histoire. Même si on se doute assez facilement de l'identité du Prince, ca n'empêche que la narration est captivante et le style d'écriture toujours aussi efficace.

La fin m'a fait froid dans le dos, j'ai eu peur et je ne voyais pas trop comment cela pouvait se finir!

E.V.E Entité Vigilance Enquête est un oneshot captivant, qui amène à la réflexion sur la télésurveillance, et dont l'enquête nous tient en haleine et nous permet de passer un excellent moment de détente!

Ce roman a reçu au moins 7 sélections pour des prix.

Pour en savoir plus sur Carina :
https://www.facebook.com/CarinaRozenfeld/

Mes avis sur ses autres livres lus :
Phaenix 1 (Robert Laffont - coup de coeur)
Phaenix 2 (Robert Laffont - coup de coeur)
La quête des livres monde : Tome 1 (l'Atalante)
Zalim : Tome 1 (Scrineo)

Chronique A venir : 
Monstr'hotel (gulfstream)

Livres dans ma PAL :
Les sentinelles du futur
Le feu secret
La symphonie des abysses
Et prochainement (sortie le 12/10/2019) : le dêmeleur de rêve



vendredi 27 septembre 2019

RHIZOME DE NADIA COSTE #SF #ECOLOGIE

Rhizome, voilà un livre qui ne m'a pas laissé indifférente, un livre qui m'a pas mal perturbé et dont la lecture a été assez étrange.
Rhizome par Coste 
Roman publié en octobre 2018
Date d'acquisition : Février 2019
Lu en Septembre 2019
Pages :348
Editions Seuil



Dans ce récit futuriste, Nadia Coste propose au lecteur une réflexion autour de la bio-diversité et du respect de la nature.

Le roman se déroule en 2081, les hommes survivent après la catastrophe climatique qui a eu lieu des années auparavant. Le personnage principal, Jaro, 24 ans, est biologiste et travaille dans un laboratoire pour étudier les plantes, leurs spores, et toutes anomalies constatées. 

Lors d'une excursion, il va développer des symptômes peu encourageants dans les temps actuels : toux, poumons compressés... et cette voix qui ne cesse de se connecter à lui pour lui parler : Semper...


Nadia Coste est une autrice qui est très prolifique et qui arrive toujours à amener ses lecteurs à réfléchir à la société, au climat, à l'écologie, et à notre futur. 

J'ai beaucoup de mal à poser mes mots sur ce que j'ai ressenti. J'ai apprécié cette lecture, même si j'ai trouvé le système narratif assez "expéditif" dans le sens où elle va droit au but, et peut rapidement passer d'une action à une autre. Cela n'entrave pas le rythme, mais cela m'a un peu gêné car je me suis sentie dans une urgence à gérer la situation. 

Ce qui arrive à Jaro est ce qui m'a vraiment perturbé. C'est un personnage attachant, en symbiose avec la nature, très amoureux de sa petite amie Manuela, sa vie va être chamboulée en quelques semaines tout au plus, et c'est difficile de l'accepter. Je me suis probablement sentie proche de Manuela à ces moments là, et j'aurai eu beaucoup de mal à réagir aussi bien qu'elle. 

Difficile aussi de vous parler de ce roman sans vous spoiler... J'ai eu par certains moments en écho la nuit des temps de Barjavel. Les récits sont éloignés, mais j'y ai pensé par les thématiques proposés : une belle histoire d'amour qui devient difficile par le contexte non scientifique  comme dans le roman pré-cité, mais biologique. 

J'ai également apprécié que l'histoire se passe en France, à Mauges, cela rend la probabilité encore plus réelle. Le monde a été reconstruit, les hommes vivent dans d'immense gratte ciel organisé par hiérarchie. Les plus pauvres sont dans les étages inférieures et niveau zero, tandis que les hommes politiques vivent dans les sphères supérieures.

La confrontation scientifique/politique fait également écho à toutes les actions menées par les associations, les marches pour le climat, les protections de la nature et des animaux, face à des hommes qui se sentent supérieures et intouchables, nullement préoccupé par notre Demain (coucou Trump...)

Avec Rhizome, Nadia Coste offre au lecteur une manière de réfléchir à notre monde actuel et de nous amener à mieux traiter la Planète et la protéger. 

Pour en savoir plus sur Nadia :
https://nbcoste.blogspot.com/

Mes avis sur les autres romans lus  à ce jour :
- Les élémentaires (Castelmore - non chroniqué)






lundi 23 septembre 2019

LA GUERRE DES PAPILLES DE LUCIE CASTEL #ROMANCE #FEELGOOD

La guerre des papilles par Castel
Roman publié en Mars 2019
Date d'acquisition: Août 2019
Lu en Août 2019
Pages : 324
Editeur : Harlequin
Collection : &H

L’amour est la plus belle des gourmandises

Chocolat contre pâtisserie.
Castelli contre Palazzo. 
Lucas contre Catalina.

Contre ? Tout contre, oui. Face à face, même ; car le local que Catalina a hérité de son grand-père se trouve à moins d’une dizaine de mètres du magasin des ennemis de toujours de sa famille : les Castelli. La guerre entre les deux clans dure depuis trois générations dans le petit village corse de Sartène, et l’installation de la descendante des Palazzo en face de la chocolaterie tenue par Lucas Castelli sonne comme une ultime provocation. Mais Cat a déjà surmonté bien pire que la concurrence frontale d’un voisin malpoli et ouvertement hostile, et il est hors de question qu’elle renonce à ouvrir sa pâtisserie, l’incarnation du nouveau départ qu’elle veut donner à sa vie – qu’elle doit donner à sa vie. Si Lucas veut vraiment la guerre, il l’aura… et ce sera la guerre des papilles !



La guerre des papilles est une romance feel good mêlant l'humour sarcastique de l'autrice, son coup de coeur pour le village de Sartène (Corse), son goût pour les douceurs sucrées, sa capacité à rendre les personnages attachants, tout en intégrant une thématique difficile à aborder, : l'infertilité et l'univers des "fiveuses".

Encore une fois, Lucie Castel/Oren Miller a réussi haut la main à m'entraîner dans cette nouvelle histoire, qui m'a permis de me dépayser en Corse, dans un pays encore inconnu pour moi mais que je pourrai visiter un jour avec ma petite famille.

Le style est fluide, les nombreux dialogues viennent donner du dynamisme à l'histoire et j'ai beaucoup aimé découvrir la vie de ces familles, principalement celle des protagonistes principaux, Lucas et Catalina, mais aussi celles de certains personnages secondaires.

C'est avec un humour plein de sarcasme que l'autrice nous offre des joutes verbales digne de pièces de théatre, mettant en scène les deux familles qui s'opposent.

J'ai aimé l'affrontement de point de vue entre les anciennes générations qui ont directement été impactées par les histoires de famille, et celle des personnages plus jeunes, à l'instar de Cat ou de Dominique, qui se sentent loin de ces querelles générationnelles, et qui cherchent juste un équilibre de vie. 

La narration alterne entre le point de vue de Catalina et celui de Lucas. Les deux personnages sont bien construits. Bien que borné et froid, Lucas se laisse doucement aborder par la douce Catalina. Pourtant, tout les oppose, et la confiance va mettre un peu de temps à s'instaurer. Rien n'aurait eu lieu sans la bienveillance de Dom', le frère de Lucas, qui est son opposé : bienveillant et serviable.

Petit à petit, une relation va se construire, durant laquelle le lecteur va découvrir les fêlures de chaque protagoniste. La plus marquante, touchante, et triste est bien celle de Catalina, qui est stérile. Nous entrons dans ses pensées lorsque son moral est à zéro, et les passages décrits évoquent sans filtre la souffrance de toutes ces femmes touchées par l'incapacité d'enfanter. D'ailleurs, le livre leur est dédicacé.

Quant à Lucas, on imagine bien le Corse dans toute sa splendeur : borné, têtu et fier :) Quintuple gagnant du concours de patisserie, il avait laisser tomber la course pour permettre à d'autres talents de se faire connaître. Pourtant, sa fierté l'emporte lorsque son frère lui apprend que Cat s'est inscrite. impossible de laisser cette opportunité de l'écraser, pour se venger de la souffrance endurée durant les guerres de clan.
En lisant certains passages, j'avais vraiment envie de lui donner des claques, mais petit à petit, il fait preuve de clairvoyance.

Les personnages secondaires sont tout aussi attachants, et/ou hilarants. J'ai adoré Dom, le frère de Lucas, qui est amoureux d'une femme mariée. Pas facile d'aborder ce thème, et pourtant on comprend ce qui se passe entre les deux personnages. On est jamais à l'abri ;)

J'ai adoré aussi les machiavéliques mère et grand mère qui tentent de manipuler leur monde, ainsi que la dame qui se fait doucement piéger par la spécialité inventée par Cat à l'ouverture du magasin : l'Insolente :) et qui entraînera en douce toutes ses copines, à l'encontre de la volonté de la mère de Lucas :)

En bref, vous l'aurez compris, j'ai passé un très chouette moment de lecture avec cette petite romance qui fait du bien au moral. Si vous aimez les histoires de famille, qui peuvent également rappeler Roméo & Juliette, si vous aimez l'humour dans la littérature et que vous cherchez à vous déconnecter de la réalité, ce roman sera parfait pour vous :)

Pour en savoir plus sur l'autrice :
https://www.facebook.com/OrenMiller.Officiel/

Mon avis sur ses autres romans


- Qu'est ce qui fait pleurer les crocodiles ( Lucie Castel / Harlequin)
- Le roi Sombre (Oren Miller / HSN) 
- J'agonise fort bien, merci (Oren Milleur / HSN)






 

dimanche 15 septembre 2019

COMMENT LE DIRE A LA NUIT, de VINCENT TASSY #FANTASTIQUE #PLIB2019


La dame en noir vivait seule dans son château. Elle ne pouvait pas mourir. De tout ce temps qu'elle avait, elle ne faisait rien. Et puis un jour, elle trouva sur son chemin le garçon aux cheveux blancs. Elle l'enleva. Elle voulait vivre une histoire. Une histoire d'amour et de nuit qui traverserait les siècles.

J'ai découvert Vincent Tassy en été 2017, avec son roman pour la jeunesse "Effroyable Porcelaine", paru chez les éditions du chat noir dans leur collection Chatons hantés. Livre que j'ai adoré, mais il me semble avoir oublié de le chroniquer :p 

Vincent Tassy a démarré sa carrière chez le Chat Noir avec le roman Aposthasie, que je possède dans ma PAL mais que je n'ai pas encore pris le temps de sortir. Et pourtant, je suis sure que je passerai également un excellent moment, tant l'écriture de cet auteur est sublime à lire!


Comment le dire à la nuit est un roman publié en septembre 2018, et qui a été nommé parmi les 5 romans finalistes du #PLIB2019 ! 


Je qualifierai ce roman d'Ovni! Il est super bien travaillé, tant au niveau du style que des caractères des personnages et de l'ambiance très brumeuse qui s'en dégage. 

Pas facile d'écrire un roman dont, telle l'épisode 3 saison 8 de game of thrones, se déroule uniquement de nuit? C'est le challenge qu'a relevé Vincent Tassy avec cette oeuvre. Dans ce récit, le lecteur est plongé dans plusieurs époques, partant rencontrer plusieurs protagonistes qui se retrouveront au fil de la lecture. 



"L'amour, c'est ça je crois, c'est toi, c'est avec toi. C'est dans tes bras, l'amour, c'est ton mystères et tes louanges, ton immensité ta splendeur, c'est ta lumière dans les ombres de ma tristesse, l'amour c'est mes lèvres sur toi, partout, c'est me nourrir de toi, te laisser à chaque instant me sauver du désir qui me tue, tomber en toi, moi par toi dévoré[...]"

C'est un roman gothique, qui ne laisse pas indifférent si tant est qu'on est sensible à ce genre (ce qui est mon cas)


C'est aussi, voire avant tout, une histoire d'amour éternelle, qui traverse les âges, les époques, les lieux.. Une histoire d'amour inconditionnelle entre une femme, appelée Athalie, et un homme : Adriel.


Mais c'est aussi la fascination de cet homme envers d'autres personnages : Carolina, Egmont, Leopold, qui par la magie de la nuit, va transformer le destin de ces protagonistes.

Et puis enfin, il y a Rachel, et Parascève, deux femme que tout oppose et qui par le hasard seront également liées à l'histoire...

Si je devais retenir un personnage, ce serait Rachel. J'ai aimé la façon dont elle se découvre, j'ai été touchée par sa timidité, sa pudeur. 

Cela dit, Adriel reste encore dans ma mémoire, et ce des semaines après avoir reposé le livre. A la fois effacé et très présent, c'est le fil rouge de toute l'histoire et c'est autour de lui que tout se joue. Je l'imagine encore avec ses longs cheveux blancs, dans le sable...

L'auteur approche ici un univers sombre, mystérieux, grâce a cette ambiance brumeuse et onirique. L'auteur ne cesse de rappeler à travers la vision de ses personnages que tout se déroule dans la nuit. J'aime cette ambiance, même si j'ai mis un bémol sur la dernière partie que j'ai trouvé suffocante, mais qui en même temps, peut évoquer le sentiment d'éternité.


En bref, à travers une plume élégante et gothique, Vincent Tassy entraîne le lecteur dans un univers onirique, où plusieurs personnages vont être destinés à se croiser, et ce, à travers les temps et les âges. Le roman apporte plusieurs surprises, ce qui m'a fortement plu! Même si j'ai aimé l'ensemble de l'oeuvre, j'ai tout de même ressenti une forme de lassitude vers la fin, qui m'a renvoyé au sentiment que ressent l'un des personnages principaux : l'éternité.
Comment le dire à la nuit est également une histoire d'Amour et de sacrifices.


Ayant voté sans avoir lu le roman, je suis ravie qu'il fasse partie des finalistes, car la plume de Vincent Tassy est vraiment à découvrir, et le #PLIB2019 peut lui permettre de rencontrer nombre de nouveaux lecteurs!

mercredi 17 juillet 2019

LES GALERIES HURLANTES de Jean Marc Dhainaut #FANTASTIQUE


Karine, dix ans, joue avec un ami imaginaire. Tout ce qu'elle sait, c'est son âge et qu'il n'aime pas Alan Lambin, le spécialiste en paranormal que son père, désemparé et dépassé par une succession de phénomènes étranges, a appelé à l'aide.
Et si l'origine de tout cela se trouvait dans les anciennes galeries minières existant toujours sous ce village du Nord ? Le seul moyen d'accéder à ce dédale oublié de tous serait les sous-sols d'un hôpital abandonné et hanté par le souvenir de tous ceux qui y laissèrent leur vie, un matin d'hiver, treize ans plus tôt.


Lien vers l'éditeur :https://www.taurnada.fr/catalogue/fantastique/lgh/


Pour la troisième fois, me revoilà en compagnie du célèbre détective paranormal Alan Lambin. Ses deux derniers récits m'avaient emmené en Picardie et dans le Calvados. Cette fois, nous allons direction le Nord. Et quelle meilleure idée que de lire cette aventure avec ma chère et fidèle Koré !

J'avoue, déjà à titre personnel, que cela me fait un bien fou de lire de nouveau en compagnie de Koko:) Nos lectures communes sont toujours enrichissantes et amusantes, c'est sur que même si on a pas le même rythme , elle = lièvre, moi = tortue (tu la vois la référence ? ) on a toujours beaucoup à discuter des oeuvres ou carrément de choses à part :)

Les galeries hurlantes nous emmène dans un récit sombre et réel, celui des Mineurs du nord et des drames qu'ont vécu leur famille. Ici, l'auteur s'inspire de la tragique histoire de la mine de Lievin, qui a explosé suite à un coup de grisou (gaz) peu après Noël, laissant derrière elle une quarantaine de morts.
Tout le monde (ou presque) connait l'Histoire du Nord, et de ces hommes qui parcourent les mines enterrées. Oui, mais qui connait vraiment ces tragédies? Personnellement, ce fut une totale découverte, qui m'a arraché le cœur. Du coup, j'ai regardé un peu d'autres histoires de Mines, et je suis tombée sur celle de Courrières, qui fut encore plus effroyable, avec plus de 1000 victimes en 1906.

EDIT : J'ai lu l'avis de Koko, qui elle, a entendu cette tragédie à tous les réveillons de Noel par son grand papa.

L'auteur s'inspire de l'histoire des mineurs du Nord de la France pour tisser la nouvelle enquête du cher Alan. Il va rencontrer Etienne, un homme d'une trentaine d'année, veuf depuis trois ans, qui vit avec sa fille Karine et sa belle mère Rozenn (note à part, j'aime bcp ce prénom). De drôles de phénomènes se produisent dans leur maison, la rendant connue pour être hantée. Après l'insistance de sa soeur, Etienne se décide à contacter Alan pour lui demander ses services.

Nous allons être plongé non seulement dans l'histoire des mines mais aussi dans l'histoire d'Etienne et de sa famille. Le livre se lit vraiment rapidement, il fait un peu plus de 200 pages et l'on ne s'ennuie pas du tout.



Les évènements s’enchaînent, les frissons sont présents lors des expéditions nocturnes d'Alan, et les larmes coulent lors des passages rempli d'émotions. Le récit est dur, et douloureux (çà doit être une spécialité de cet auteur de nous faire ressentir autant d'émotions. Surtout en s'appuyant sur des faits réels, l'impact n'en est que plus important!) Parce que non seulement on pense à ces victimes, mais aussi à l'histoire d'Etienne et de sa famille.

Le texte est engagé, et sans spoiler, avec Koko, nous nous sommes demandées sur un certain sujet quelle était vraiment la position de l'auteur. Pour ou contre? Il parle d'un thème actuel et important, du choix d'une personne vis à vis de ce thème, mais aussi de la religion qui refuse d'accepter ces choix de vie. C'est un sujet que j'aborderai avec Jean Marc Dhainaut pour connaître son point de vue. C'est un point sensible qu'il aborde, et je crains qu'il puisse être mal interpreté par des personnes ayant du faire ce choix à un moment de leur vie.
EDIT 2 : Finalement, Koko a pris les devant et en a parlé à l'auteur, et je plussoie son idée : on peut se retrouver entre personnes qui ont lu le livre pour parler de ce thème entre nous ^^

Je ne sais pas si les aventures de Lambin sont terminées, la fin nous le laisse envisager tout en laissant une petite lueur d'ouverture si jamais l'auteur a besoin de lui faire raconter d'autres histoires.

En tout cas, si vous souhaitez lire un  très bon auteur français dans une petite maison d'édition de qualité, je vous conseille les enquêtes d'Alan Lambin. Les histoires peuvent être lues dans le désordre, il n'y a pas de spoils sur l'histoire d'Alan et son passé. Les évènements se déroulent dans les années 80, ce qui apporte aussi un charme et une nostalgie pour cette époque. Le style est très fluide, et l'auteur parvient toujours à nous tenir en suspens pour savoir ce qui se déroulera juste après!

Je remercie sincèrement Joel des éditions Taurnada pour l'envoi de ce service presse!

L'avis de Kore  : https://labibliodekoko.com/2019/07/17/les-galeries-hurlantes/

Mes avis sur les tomes précédents
La maison bleu horizon (coup de coeur 2018)
Les prières de sang 








jeudi 30 mai 2019

BLE NOIR D'AURELIE WELLENSTEIN #CONTEMPORAIN





Lilian est membre d'un réseau de hackers engagé dans la défense animale. Sa mission du jour : dénoncer les mauvais traitements infligés aux animaux dans les grands parcs aquatiques. L'adolescent n'est pas peu fier de lui lorsqu'il voit le résultat de son piratage relayé par les réseaux sociaux ! Puis une rencontre... Celle de Blé, jeune fille enflammée et charismatique, prête à tout pour dessiner un monde plus juste et sans souffrance animale. Tombé sous le charme de la jeune fille, Lilian s'accroche à elle comme à la promesse d'un avenir meilleur. Mais Blé cache des plaies profondes, des brûlures à l'âme qu'il doute de savoir panser... Elle va pourtant lui montrer qu'il est capable d'aller plus loin, laissant derrière lui le confort de son quotidien. Ils se sont trouvés pour ne plus se quitter. Mais leurs idéaux sont brusquement rattrapés par les démons qui hantent la vie de Blé... Il faut fuir, et vite !



Cette année, Aurélie nous a réservé de belles surprises avec la publication de deux romans, tous deux traitant d'un de ses thèmes de prédilection : la protection animale.


Cependant, contrairement à Mers Mortes, Blé noir se focalise sur les animaux terrestres et les mauvais traitements subis. 

Nous suivons un bout de vie de deux activistes écologistes, tous deux engagés à différents degrés dans ce combat : Lilian, qui agit via le piratage informatique pour "buzzer" sur les réseaux sociaux et accompagner les internautes à s'éveiller à la cause animale en dénonçant les mauvais traitements, ou les conditions d'enfermement ; et Blé, qui agit plus dans l'action physique, à l'aide de graffitis ou autres mouvements (qui seront de plus en plus violents dans le récit).

Dès les premières pages, les personnages se rencontrent et vont rapidement s’entraîner mutuellement pour mener le combat ensemble. Lilian, qui est de nature introvertie, va se laisser influencer par Blé, qui au contraire de lui, est remplie de rage et de colère.

Ce récit est fort, poignant, tout d'abord par la psychologie des protagonistes (je reviendrai plus tard sur la cause animale). En effet, les deux héros s'opposent dans leur éducation et mode de vie, mais sont liés par les animaux. Lilian est équilibré, avec des parents qui lui donnent tout l'amour nécessaire pour forger sa confiance et son avenir, tandis que Blé, elle, souffre d'un manque d'amour parental. Elle comble ce manque avec son chien Kaiser, qu'elle a recueilli a la SPA. 

Le lecteur (en tout cas pour ma part) ressent vraiment sa solitude et sa détresse. Elle m'a particulièrement touché, car elle m'a rappelé une personne que je fréquentais au même âge, et qui d'ailleurs aujourd'hui est toujours instable et paumée, à cause de l'exclusion sentimentale qu'elle a vécu toute son enfance et jeunesse.... Blé est impulsive, dans l'action, elle fonce tête baissée et souhaite que ses combats soient exposés au JT ou dans les journaux pour permettre au gens de faire cesser ces mauvais traitements;

Lilian, lui est plus nuancé. J'ai aimé son traitement également, voir comme il se laisse porter par l'engagement que porte Blé, par son attirance pour elle. Par moment, je me suis arrachée les cheveux en me disant qu'il était complètement inconscient!!! mais finalement, peut être pas tant que ça. En tout cas, il représente bien cette phase de jeunes adultes où on teste ses limites. Par moment, il ne sait trop comment agir. Il a conscience qu'il blesse ses parents, mais il sait aussi qu'il doit passer par là pour se découvrir. Il m'a rappelé moi également durant l'une des années où j'ai du beaucoup éprouvé l'amour et la confiance de mes parents :) Avec cette rencontre, son avenir sera à jamais modifié et il se construira avec ces expériences.



Au niveau de la protection animale, les scènes dénoncées sont toujours violentes, mais je les ai trouvées moins dures à lire que dans Mers Mortes. Ici, Aurélie dénonce les corridas (l'histoire se déroule à Nîmes), et les abattoirs . J'ai été remuée par ce qu'elle écrit, mais pas autant que quand elle décrit la pêche intensive ou les marées noires dans son autre roman (peut être est ce lié au style d'écriture. Pour la parenthèse, dans Mers Mortes, l'autrice décrit ces scènes à la première personne, ce qui fait que le lecteur est totalement immergé dans la souffrance des animaux.)

Le rythme est super prenant, il n'y a pas un temps mort, il y a beaucoup de discussion, les pages se tournent super vite, et MENTION SPECIALE!!! Vu mon rythme de vie actuel (maman, maison, boulot, dodo.. Le quotidien de beaucoup de personnes quoi!) je lis très lentement. Or, là, j'ai lu vite, et surtout ce livre m'a tenu éveillé jusqu'à ce que je le termine!! (bon ok le lendemain, ca m'a piqué les yeux :))

En tout cas, je tiens à remercier Aurélie pour nous livrer toujours des récits aussi poignants et révoltants! Merci à Gulfstream d'avoir édité ce texte, qui je suis sûre, séduira de nombreux lecteurs et lectrices!


samedi 27 avril 2019

LEONORA KEAN de CASSANDRA O DONNELL #URBANFANTASY

Sorti en Mars 2019
398 pages
Edition Pygmalion
Lecture papier
Saga #1

Vivre, quand on a seize ans, au sein d’un clan de sorcières sociopathes n’est pas facile tous les jours, moi, je vous le dis. Entre les cours de sortilèges, de potions et de magie élémentaire des Vikaris, je suis au bout du rouleau. Alors, si en plus, on commence à ramasser les cadavres dans tous les coins, je sens que je ne vais pas tarder à provoquer un massacre. Parce qu’on peut dire ce qu’on veut : la patience, chez nous, n’est décidément pas un trait de famille...


Quelle joie de retrouver  Léonora que l’on a vu grandir et évoluer au fil des tomes concernant sa maman Rebecca Kean ! les fans de ladite saga l’attendaient de pieds fermes, et depuis quelques années ! et le voilà enfin !!! Le premier tome mettant en avant Leonora, 17 ans à peine, qui est un sacré mélange de créatures surnaturelles : moitié vampire par son père, moitié sorcière (Vikaris) par sa mère et dotée par-dessus cela de pouvoirs chamaniques. Leo est tout bonnement unique en son genre, et part ce fait, s’est vue devenir l’une des servantes d’Héla, Deesse de la mort. Elle se confère le droit de traverser les limbes et d’entrer en contact avec les morts pour envoyer leurs âmes au-delà et les libérer de toute souffrance. Elle est aussi liée à Ariel, un Ombre, qui la protège, promesse faite à maman Kean :) 

Durant ma lecture, je me suis seulement laissée porter par ma joie de retrouver Leo et ses réparties jouissives, digne de celles de sa mère !


- Ca veut dire que tu es un mélange déconcertant de naïveté et de maturité, de douceur et de cruauté, de sensibilité et de froideur. On ne sait jamais sur quel pied danser avec toi, c'est assez déstabilisant.

Voilà dans ces quelques mots comment on peut analyser cette jeune femme plein de potentiels et de surprises. Autant dire qu'elle est l'incarnation des héroînes badass qu'on aime voir évoluer, qui va prendre des risques malgré les conséquences, tout cela pour faire ce qui lui semble juste au plus profond d'elle.  Il y a tant de choses dont on pourrait parler, mais cela risquerait fort de spoiler l'histoire si vous ne l'avez pas encore lu. 

A ses côtés, se trouve Ariel,et autant être honnête, c'est mon petit coup de coeur de l'histoire. J'ai vraiment aimé sa loyauté, son côté sombre et froid, son esprit taquin et ce qu'il est prêt à vivre pour protéger Léonora. Ariel est un Ombre, une créature maléfique. En général, les Ombres sont formatés à tuer de sang froid. Ici, il va traverser de nombreuses épreuves pour Léonora, et que dire de plus que leurs âmes sont connectées, et que cela rend leur duo vraiment attachant?

Au niveau de l'histoire centrale, on ne s'ennuie pas une seule minute, les évènements s'enchaînent rapidement et naturelle, et Cassandra O'Donnell réserve à ses lecteurs pas mal de surprises, fort surprenantes. On retrouve aussi des petits passages avec Rebecca et quelques références à la saga d'origine, entre autre Raphael <3 !! 


 Concernant les autres créatures surnaturelles, nous avons à faire à un joli mix: 

A commencer par les Vikaris. Ces sorcières sont cruelles, sans pitié, la preuve en est dans la façon dont elles éduquent les élèves dans leur pensionnat, n'hésitant pas à éliminer les plus mauvais. 
La grand mère maternelle de Leonora, Anthea, en est une, et ses répliques sont vraiment succulentes :  en voici une qui a fait rire moultes lecteurices : 

- Elle tricote? Je veux dire, elle tricote vraiment ? 
- Oh, elle égare parfois ses aiguilles dans l'oeil ou la tête de quelqu'un, mais elle tricote vraiment, ouais, répliqua-je.
Je ne comprenais pas pourquoi ça l'étonnais tellement. Les tueurs mégalos avaient bien le droit d'avoir leurs petits hobbys eux aussi. 


Leo est une Yamadut, une espèce jamais vu dans les livres d'urban fantasy que j'ai pu découvrir. "Elle n'a pas d'autre choix que de guider une âme lorsque le moment est venu"
Elle n'a PAS D'AUTRE CHOIX. Telle est sa destinée, et sa nature. Cela permet au lecteur d'assister à des rencontres avec des fantômes, et tel Charley Davidson, elle peut les aider à résoudre des mystères. Ici, les choses sont sombres puisque Kim, un fantome qui lui rend régulièrement visite, lui présente Elizabeth, une femme, paniquée, car elle voit que son univers disparait, et ne sait pas à quoi c'est dû, si ce n'est à une créature plus que maléfique.


Les vampires : rien de bien surprenant là non plus puisque Leo est à moitié vampire. Une grande partie de l'histoire va d'ailleurs se dérouler au milieu de ces "bêbetes à dents longues" et c'était aussi super sympa! Très fidèle au mythe du vampire, vivant de nuit, avec leur système de hierarchie et un maître vampire terrorisant ses progénitures ! Un traître erre parmi eux, ce sera l'une des missions de Leo, savoir à qui se fier. J'ai adoré Alexandre, un vampire particulier, tous ses passages m'ont beaucoup plu!

Les Ombres : comme expliqué plus haut, on a droit à un aperçu de leur pouvoir par le biais d'Ariel, je n'en dirai pas plus.


Il y a aussi les fantômes, et les chamans...


Au niveau de l'écriture, il n'y a rien à redire : Cassandra O'Donnel n'a plus à faire ses preuves, c'est une autrice talentueuses et reconnue dans l'imaginaire, et encore une fois, elle a su m'emporter dans son univers (et quelqu'il soit puisque à titre informel, j'aime autant ses sagas jeunesse, urban fantasy, polar ou romance)

Si vous êtes amateurices d'urban fantasy, que vous souhaitez un roman dans lequel on rigole dès les premières pages et qui vous offre un dépaysement garanti (même si contrairement à la saga originelle Rebecca Kean, on reste en France) : FONCEZ!!



Je remercie vivement les éditions PYGMALION pour m'avoir envoyé ce service presse!



vendredi 15 mars 2019

AMNESIE LES FANTOMES DU PASSE T1 DE CAMBRIA HEBERT #romance




Je me suis échouée sur le rivage d'une petite ville en bordure de lac.
Un endroit où tout le monde se connaît, et pourtant...

Personne ne me connaît, moi.

Je ne me connais pas moi-même.
Lorsqu'une femme ignore son propre prénom, existe-t-elle vraiment ?
J'ignore ma couleur de cheveux d'origine, ma date de naissance, mon lieu de résidence.
Je suis invisible.
À mes yeux et à ceux de tout le monde.
Tout le monde, sauf lui.
Je lis au plus profond de son regard et à la manière dont il scrute mon visage comme si je constituais une énigme qu'il était déterminé à résoudre, qu'il me reconnaît.
Je veux simplement des réponses, la vérité... savoir
Ses lèvres demeurent scellées. Toutefois, son regard m'ensorcèle.
Je ne peux avoir confiance en personne, pas même en moi-même. Quelqu'un veut ma mort, la même personne qui a tenté de me noyer dans les profondeurs sous-marines.
Elle va revenir me traquer...  Et je ne saurai pas à quoi ressemble mon ennemi.
Je ne sais même pas à quoi je ressemble.
Je suis Amnésie.


Mon avis


Je serai incapable de vous dire comment j'ai repéré ce roman, même si c'est très probable que ce soit durant une opération de MxM Bookmark.
Après le titre, c’est la couverture qui m’a immédiatement convaincue de me procurer ce premier tome.


J’ai très peu lu de romans qui parlent d’amnésie, et pourtant, c’est un thème très intéressant à découvrir, et ce quelque soit le genre.  

L'histoire s'ouvre sur Eddie, qui se ballade au bord d'un lac un soir, et va découvrir un corps inanimé, d'une jeune femme. Cette personne ne lui semble pas inconnue. En effet, elle lui rappelle une jeune fille qu’il a connu dans son enfance, et qui a disparu dans d’étranges circonstances.  Il va réussir à lui insuffler de la vie et va l'emmener aux urgences. Plusieurs mois passent, et la jeune femme se réveille d'un long coma, amnésique. Va alors commencer une quête d'identité difficile, car la jeune femme va vite se rendre compte qu'elle ne reçoit aucune visite en dehors d'Eddie, et qu'aucun souvenir ne l'effleure. Le récit va tourner autour de ses souvenirs, et de l'histoire d'amour naissante entre les deux protagonistes.

"Cela me redonnait de l'espoir. L'espoir que, peut être, mon cas n'tait pas aussi désespéré que tout le monde le pensait."

Am' est une jeune femme qui semble être fébrile au début du roman, quand on la découvre flottant dans l'eau glaciale du lac Loch. Et pourtant, au fil de l'histoire, elle se montre être une personne terriblement courageuse et forte, malgré les terreurs qui l'habitent et qui l'ont forgées. Son histoire est difficile à lire lorsque certains souvenirs ressurgissent, et on ose à peine imaginer que c'est SA vérité. On ne peut que s'attacher à elle et sa tragique histoire, et surtout on admire sa rage de vivre, surtout après s'être réveillée du coma.

"Eddie était attirant. Je ne pouvais pas le nier. Si attirant qu'il combla un peu le silence assourdissant de mon esprit"

Eddie est un personnage qui pourrait facilement se faire adopter par de nombreux lecteurices à la recherche d'un "book boyfriend". Déjà il faut le soulever, cet homme d'environ 25 ans est plutôt bien bâti, et doit facilement faire rougir ses clientes qui viennent s'approvisionner dans l'épicerie qu'il gère avec ses parents. Par cette activité, il connaît les habitants de son village, leurs habitudes, leurs préférences... Eddie est un garçon altruiste, et qui souffre d'un traumatisme vécu une dizaine d'années auparavant. Le lecteur découvre son histoire au fil de la lecture, je n'en dirai pas plus, mais on ne peut qu'imaginer la douleur qu'il a vécu, et le traumatisme que cela a laissé en lui. Ce passé ressurgit lorsqu'il découvre le corps d'Am', et contre tous les avertissements et protections de ses proches, il ne peut s'empêcher de croire que c'est bien ELLE, celle qu'il a perdu il y a si longtemps... Et pour rien au monde, il n'arrêtera de venir lui rendre visite durant son coma, et encore plus après son réveil...Il se sent le devoir de la protéger, et d'être présent pour elle, d'être son pilier et sa renaissance.




L'autrice amène avec beaucoup de fluidité le mystère dans son récit. Pendant tout le roman, on ne cesse de se questionner sur : le passé d'Am, l'histoire d'"Elle" dont fait mention Eddie et son entourage, l'île présente au milieu du lac, les mystères du lac, et certains personnages assez ... effrayants du village, comme la vieille dame...

Le rythme est bien cadencé, on alterne les points de vue entre les deux protagonistes, ce qui permet au lecteur de mieux s'immerger dans leurs pensées, dans leurs sentiments respectifs.

C'était tellement captivant que j'avais envie de sauter des pages pour en apprendre plus sur le passé de l'héroïne!  


J'ai passé un excellent moment de lecture et j'aurai plaisir à découvrir la suite assez rapidement, car encore de nombreux mystères sont à révéler au lecteur! 


En quelques mots : pour une fois, un roman ne traîne pas dans ma pile à lire ! En effet, j’ai acheté le roman il y a moins d’un mois, et cela faisait très longtemps que je n’avais pas été aussi captivée par une histoire. Eddie et Am' sont vraiment attachants, on est pris dans le suspens et les mystères de ce village. Quant à la fin, il faut avouer qu'elle est bien stressante, tout s’accélère, et j’ai vraiment eu peur pour les personnages! La suite sera bientôt lue :)