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lundi 8 janvier 2018

BOUDICCA DE JEAN LAURENT DEL SOCCORO #FANTASY #HISTORIQUE #PLIB2018


Angleterre, an I. Après la Gaule, l’Empire romain entend se rendre maître de l’île de Bretagne. Pourtant la révolte gronde parmi les Celtes, avec à leur tête Boudicca, la chef du clan icène. Qui est cette reine qui va raser Londres et faire trembler l’empire des aigles jusqu’à Rome ?


À la fois amante, mère et guerrière mais avant tout femme libre au destin tragique, Boudicca est la biographie historique et onirique de celle qui incarne aujourd’hui encore la révolte.


















Connu pour son premier roman paru en 2015 " Royaume de vent et de colère", qui a reçu le prix Elbakin, j'étais intriguée et j'avais envie de découvrir la plume de Jean Laurent Del Soccoro. Lorsque, lors d'une rencontre, il m'a expliqué que Boudicca était une femme celte qui a vécu en l'an 1 après JC  , il ne m'en a pas fallu plus pour me le procurer. 


J'ai commencé ma lecture peu de temps après avoir lu "La fée, la pie et le printemps" qui proposait les premiers chapitres de Boudicca. Et le début était un peu bancal, surtout à cause de cette phrase qui introduit le premier chapitre :  
 La victoire d'Antedios sur Cubobelin est telle que l'ogre trinovante doit finalement devenir client du lièvre icène.
Avouez que lorsque l'on manque de connaissance historique, on se demande où on met les pieds :)

En gros, voilà à quoi ressemblait l'Angleterre en l'an 1 ap JC :
  

Les Icenes étaient dirigés par Antedios, le père de Boudicca. Sa femme étant morte en couches, il eut beaucoup de difficulté à se lier à sa fille unique. 
Les trinovantes sont un clan plus au sud, dirigé par Cunobelin.

Chaque clan était soit soumis, soit opposés aux Romains qui tentaient de commercer avec la Brittania. C'est dans ce contexte historique que l'on découvre la vie de Boudicca, à travers quelques 270 pages. 

Reine, femme, amante et toujours fille du roi, je suis trop de choses à la fois pour être vraiment moi. J'oublie alors ces Boudicca qui me hantent pour n'être que la moitié de cette jouissance, le second de ces deux corps haletants qui s'étreignent dans la sueur et le plaisir.


Dans sa dédicace, l'auteur me demande qui de la Reine, de l'Amante ou de la Guerrière je préfère.. et bien je dois dire toutes, puisque Boudicca n'est qu'une seule entité, au fort caractère, insoumise, engagée, libre et éduquée. 

Le roman est découpé en trois parties, ce qui permet de se focaliser sur chacune de ses facettes. La première vollute nous présente l'enfance de Boudicca, jusqu'à ce qu'elle prenne le pouvoir.
La seconde nous la présente dans son rôle de femme, d'amante, de guerriere.

Puis dans la dernière partie, nous la découvrons en tant que Reine insoumise, en tant que rebelle face à l'armée romaine. J'ai été bouleversée lorsque les Romains viennent demander leur dû, c'est un passage horrible, je n'ose imaginer la souffrance des victimes et j'ai trouvé que Jean Laurent transcrivait bien les émotions puisque j'ai eu la boule à l'estomac et les larmes aux yeux. Mais Boudicca s'est relevée et a emmené son armée se rebeller contre l'Empereur. Ses actions sont allées très loin, et une statue a été érigée en son nom à Londres. 

JL Del Soccoro a fait beaucoup de recherches sur cette époque de l'Histoire et sur cette femme, afin d'offrir aux lecteurs un récit proche de la réalité, bien que parsemé d'éléments de fiction. 
Ainsi, il a pris la liberté de laisser la sexualité de ces personnages libres, ce que j'ai beaucoup apprécié, mais il introduit également des sortes de rêves, d'illusions, que réalise Boudicca afin d'apercevoir le futur. Les druides présentés ici sont aussi fictifs.





Je suis ravie d'avoir appris un pan de l'Histoire, et d'avoir découvert une femme intelligente, cultivée, combattante. Ce récit, d'ailleurs plaira avec certitude aux féministes.


Pour en savoir plus sur la génèse du livre, je vous renvoie à cette interview réalisée pour ActuSF. 


Roman en lice pour le Prix Littéraire de L'imaginaire BooktubersApp
#PLIB2018
#ISBN:9782366298376


jeudi 5 octobre 2017

REVOLTEES, DE CAROLE TREBOR #HISTORIQUE

Moscou, octobre 1917. La Première Guerre mondiale fait rage et le règne des tsars vient de prendre fin cédant la place à un gouvernement provisoire sourd à la détresse du peuple russe. Tandis que Lena, 17 ans, rejoint les rangs des révolutionnaires qui préparent l’insurrection, sa sœur jumelle Tatiana rêve d’une carrière au théâtre.
Ensemble elles veulent contribuer à construire un nouveau monde. Ensemble elles veulent y conquérir une nouvelle place.



MON AVIS


En ce moment, je suis dans ma période NetGalley! Je prends plaisir à découvrir quelques sorties littéraires, et oui, j'en profite avant la naissance de notre bébé.
J'ai été attirée par le roman de Carole Trebor, paru le 04/10 chez Rageot.
J'ai découvert cette autrice avec le tome 1 de Nina Volkovitch, une trilogie qui prenait déjà lieu dans la Russie de 1948 et j'avais été emportée par cette histoire.
Carole Trebor est aussi l'une des autrices de U4, une saga post-apocalyptique co-écrité avec Yves Grevet, Vincent Villeminot et Florence Hinckel.

Dans Révoltées, Carole Trebor nous plonge 100 ans auparavant, pendant la révolution d'octobre 2017 à Moscou.
On découvre l'histoire de Tatiana et de sa soeur jumelle Léna. La première est engagée artistiquement, la seconde est militante bolchevik.
Ce récit est court, on découvre leur histoire quelques jours avant la fameuse nuit d'insurrection ,et se termine le lendemain.
J'ai beaucoup aimé la façon donc cette histoire était écrite. A travers le point de vue de Tatiana, on découvre le Moscou de cette époque, on est pris dans l'urgence de la situation, on échappe aux balles avec les personnages et on se rend compte de l'atrocité de la guerre.
Pas besoin d'écrire de dystopie, parfois, une bonne représentation de notre Histoire suffit amplement à nous faire prendre conscience.
De plus, avoir mêlé l'Art est une excellente façon de découvrir non seulement les mouvements artistiques mais également leurs créateurs.
Les personnages sont réalistes, on se demande s'ils ont réellement existé ou pas.

À peine arrivée, aussitôt repartie, la révolution transforme ma soeur en courant d’air.

Niveau Histoire, tout est abordable, on voit que c'est un récit à lire à partir de 13 ans et j'espère qu'il sera découvert par des collégiens qui abordent ce sujet durant le collège. Personnellement, je me rappelle avoir étudié cela, mais je n'avais plus aucun souvenir.

Carole Trebor propose en fin de roman un superbe épilogue, ainsi que des explications historiques et artistiques sur cette période.

Ce roman destiné à la jeunesse est interessant à lire à tout âge, pour l'apport culturel et historique que cela procure. Je recommande! 

lundi 13 avril 2015

Gioconda, de Nikos Kokantsis


Guiconda est un de ces petits livres que l'on n'oublie pas de sitôt. Dans la Grèce de la Seconde Guerre mondiale, deux adolescents vont découvrir la magie du désir et de l'amour. La tourmente de la guerre emportera cet amour mais ce livre nous le restitue avec une force, une vérité extraordinaires et nous gardons longtemps au coeur sa lumière. 









Mon avis : 


Suite à l'avis plus qu'élogieux qu'avait partagé Treky, j'ai lu ce petit récit qu'il m'a d'ailleurs lui même prêté (un grand merci au passage). Je ne voulais pas le garder très longtemps et c'est lors d'un marathon bouquina que j'ai décidé de le sortir.

C'est la première fois que je lis un roman grec, en dehors peut être des grandes tragédies étudiées à l'école.
Ce récit autobiographique retrace l'enfance et l'adolescence de l'auteur qui nous raconte sa tragique histoire d'amour.

J'ai été séduite sur plusieurs points dans ce livre. Tout d'abord le point de vue historique.

Cela se déroule pendant la seconde guerre mondiale. La  ville de Thessalonique, au début du 20e siècle, compte plus de 120 000 habitants dont 80 000 juifs. A la fin de la 2nde guerre mondiale, 98% de la population juive de cette ville est exterminée dans les camps...J'en ai des frissons d'horreur (source : wikipédia)

J'aime énormément quand les lectures historiques et contemporaines m'enseignent de nouvelles choses, et pour le coup, malgré ses 120 pages, j'ai été servie .





Ensuite, je retiens le courage de l'auteur : Il lui a fallu 30 ans pour livrer son histoire, afin de faire vivre encore longtemps son premier amour, une fois que lui même sera décédé :

 "Je crains parfois qu’arrive un jour où je commencerai d’oublier les détails. Cette idée me terrifie. Je veux garder en mémoire à jamais tout ce qui s’est passé entre nous, l’instant le plus infime – toutes les fois où elle m’a dit je t’aime, toutes les fois où elle m’a touché de cette façon qu’elle seule, d’instinct, connaissait. Me souvenir à jamais de sa voix quand elle chuchotait, le contact de ses lèvres, l’odeur de son corps. Me souvenir non seulement de ce qui fut dit, mais de tous nos silences. Les gens meurent seulement quand nous les oublions. Gioconda doit rester vivante aussi longtemps que je vivrai – et plus longtemps que moi. Vivante, ainsi que je l’ai connue, s’épanouissant sous mes regards, mes caresses, mes baisers. »


Enfin l'histoire d'amour : l'auteur a non seulement vécu ses premiers baisers avec Gioconda mais a aussi découvert avec elle le désir et la sexualité. Il aborde ces sujets de manière simple et légère, Il rappelle le contexte historique dans lequel il vivait. Plus d'école, plus de culture, pas de moyens de connaître ces choses de la vie très taboues à cette époque. La façon dont il nous partage ses souvenirs est intime et naturelle, et la plume est agréable à suivre. Il nous emporte dans sa passion éternelle. En peu de temps, et à un âge où les émotions sont d'autant plus vives, il nous raconte une histoire d'amour aussi intense et qui, malgré la mort de Gioconda, a vécu à travers des décennies.

En conclusion, ce livre est une superbe découverte et je remercie le libraire de Treky de lui avoir conseillé. L'auteur est décédé en 2009 et ce livre passe inaperçu, alors qu'il fait partie de ses rares romans qu'il faut lire pour mieux ouvrir les yeux et comprendre le monde qui nous entoure. A travers ce témoignage émouvant, on découvre une partie de la Grèce qui a disparu au fil des années. La fin est difficile, mais on le sait déjà avant même d'acheter ce roman.




mercredi 28 mai 2014

Le bal des louves T1 : La chambre maudite, de MIreille Calmel

Décembre 1500. Au pied des remparts du château de Montguerlhe, sous la lune glacée, gît une jeune fille aux longs cheveux souillés. Elle est ensanglantée, inconsciente. Parce qu’elle était trop belle et qu’elle s’est refusée à son maître, le seigneur François de Chazeron, il a fait pendre son mari à la sortie de leurs noces, il l’a violée, battue, marquée au fer rouge. Mais il a eu tort de la faire jeter aux loups. Car elle n’est pas une jouvencelle comme les autres. [...]
Autour de François de Chazeron se trame un complot mortel. Quand il est atteint d’un mal inconnu, sa femme n’en paraît pas très affligée… mais elle a peur de lui et fait donc appel à un médecin. Celui-ci accepte de s’installer au chevet du malade pour tenter de comprendre. Une nuit, dans un demi-sommeil, il lui semble voir une longue silhouette se pencher sur le lit où gémit le seigneur. La Mort peut-elle avoir un si joli visage ? En tout cas, le médecin tombe amoureux et fera tout pour retrouver cette jeune fille, qu’elle soit réelle ou fantôme.
Isabeau, Albérie, Loraline, ces femmes endurcies par les épreuves seront tiraillées entre leur désir de vivre pleinement et la soif de vengeance qui ne les quitte pas.


EN savoir plus sur Mireille Calmel : http://www.linternaute.com/chat/retrans/030702mcalmel.shtml


Mon avis :

- Dédicace générale :
" A toutes les femmes
battues, violées et humiliées,
de tous temps et de tous lieux.
A celles pour qui la différence
autant que la vie sont un fardeau.
A celles qui rêvent de justice, de liberté et d'amour.
A celles et ceux, enfin, qui se battent
pour que jamais l'espoir ne meure."



Le bal des louves est l'histoire de femmes d'une même famille dont la soeur cadette a été battue, violée et jetée au loup par le Seigneur François de Chazeron, lorsqu'elle avait 15 ans! Mais elle a survécu et prépare sa revanche avec sa soeur, restée au chateau et qui la protège, ainsi que Loraline, une jeune femme qui m'a énormément touchée, émue, bouleversée!

L'histoire se déroule au début du XVIe siècle, en Auvergne, à Vollore et au chauteau de Montguerlhe, aujourd'hui en ruine. On découvre aussi une partie du roman à Paris, dans la cour des miracles, alors que François Ier s'apprête à combattre à Marignan. Le style d'ecriture est très bien travaillé et adapté au genre du livre; Mireille Calmel n'hésite pas à utiliser des mots anciens, en notant la signification aujourd'hui, et ses personnages ont tous des prénoms moyennageux ; Isabeau, Alberie, Antoine, Huc, François, Bertille, Antoinette, Philippus... Tant de personnages tous bien approfondis et travaillés! Ce fut un vrai plaisir à lire, malgré le côté tragique et maudit qui s'abat sur ces femmes! C'est aussi un hommage à toutes les femmes comme on peut lire dans la dédicace, un message pour continuer de lutter malgré les difficultés que la vie peut nous affliger! Une histoire de vengeance, j'aimerai vous dire comme à la Alexandre Dumas sauf que je n'ai toujorus pas lu le Comte de Monte Cristo!

On suit l'histoire de tous ces personnages et leur destinée, et la mise en place du plan pour renverser François de Chazeron, qui va s'avérer bien plus complexe à atteindre!

Je m'attendais à un roman purement historique, je ne vous cache pas ma surprise lorsque j'ai appris qu'elle mêlait à ça une part de fantastique! Je m'attendais à des loups 'classiques"! Mais la malédiction et le passé de ces femmes et de leurs aïeules en font des personnages hors du commun! l'auteure amène cet aspect petit à petit et c'est surtout en découvrant Loraline qu'on apprend à connaitre cette autre vie, dans les grottes, dans la forêt...

J'ai adoré Loraline, je me suis vraiment prise d'affection pour cette jeune femme victime à tous les niveaux alors qu'elle n'a rien demandé! Heureusement, le destin va lui faire rencontrer un homme avec qui elle vivra un énorme très fort, puissant ! Elle est naive, car sa famille l'a toujours éloignée de la vie des humains pour la cacher au milieu des loups. Elle est donc ignorante devant la fécondité par exemple!

Tout est fait pour que le lecteur s'attache à elle, mais aussi aux autres femmes toutes particulières! Isabeau a souffert, le seigneur lui a volé sa vie et son destin, elle lui en veut tellement que son avenir est basé sur son renversement et anéantissement, jusqu' à ce que d'autres personnes lui fassent découvrir la vie autrement! J'ai adoré le Roi de la cour des miracles, ce passe partout qui a toujours le mot pour remonter le moral!

Ensuite, il y a Alberie, qui souffre de sa nature et ne peut donner satisfation à son mari qu'elle aime tant!

Et Antoinette, cette femme manipulatrice et mesquine, mais qui finalement, ne souffrirait elle pas elle non plus du dédain de son époux?! François de Chazeron... il est révoltant, il m'a fait hurler et presque pleurer de desespoir! Il est détestable et ce mot n'est pas assez fort pour décrire son caractère! François de Chazeron est décrit comme tel "Orgueilleux, autoritaire et suffisant, ce jeune seigneur de 21 ans aspirait davantage à attirer l'attention de ses pairs pour obtenir une charge plus importante, à valoriser ses domaines de Vollore et Montguerlhe, qu'à s'occuper des incertitudes de ses gens." p12

Dans les hommes, je me suis prise d'affection pour Philippus, ce medecin qui va tenter de percer le mystère de l'empoisonnement du Seigneur de Vollore. Cet homme venu de Suisse qui va voir sa vie chamboulée pour toujours!

Cette fresque familiale et  historique m'a vraiment plu comme vous pouvez le lire et sur une telle fin, je pense que la suite arrivera vite dans ma bibliothèque!

Ce livre a été dédicacé par Mireille Calmel et lu dans le cadre de l'author's jar!





lundi 19 mai 2014

Le papillon de Siam, de Maxence Fermine

Vous avez sûrement entendu parler de la mythique cité d’Angkor, mais connaissez-vous l’explorateur qui l’a redécouverte au XIXe siècle ? L’homme est français et s’appelle Henri Mouhot. Et grâce au romancier Maxence Fermine, il reprend vie dans ce « Papillon de Siam ». Ce natif de Montbéliard fait ses premiers pas de voyageur en tant que professeur de français à Saint Pétersbourg. Puis il va sillonner l’Europe, en compagnie de son frère, et en ramener une multitude de photographies. Mais son rêve, - ou son cauchemar ?-, il va le vivre en partant pour l’Asie du Sud-est. Cette Asie qui le fait rêver depuis qu’il a lu une multitude de récits de voyage. Il arrive en 1858 en Thaïlande (on l’appelle le Siam, à l’époque) où règne alors le roi Rama IV. Puis, il poursuit vers le Cambodge où il tombe en extase devant les ruines d’Angkor, le chef-d’oeuvre - entre autre - du roi Jayavarman VII. Suivez Mouhot, faites vous plaisir, en lisant cette version réinterprétée de sa vie.



Mon avis : 

Ici, Maxence Fermine nous permet de connaitre la vie de ce garçon de Montbeliard, Henri Mouhot, qui rêve de voyager et deviendra par la suite un naturaliste, cartographe, explorateur... J'ai trouvé sa vie passionnante! On le découvre lorsqu'il est à l'école, et déjà à 15 ans, il ne pensait qu'à partir de son village montagnard! Puis à 18 ans, l'occasion lui est donné d'enseigner le français en Russie, et à partir de là, on va découvrir tout son périple jusqu'au Siam (Ancien nom de la Thailande jusqu'en 1939!) et sa découverte de la cité d'Angkor et les légendes qui lui sont attribuées.

Le lecteur découvre à travers ce récit  un  homme entêté mais également frustré avec un grand besoin d'accomplissement, ou encore les difficultés rencontrées, ainsi que le soutien financier qu'il a eu avec les Anglais, qui furent les premiers à publier la découverte de son voyage.
Cependant, le financement de l'expédition n'était autorisé qu'à la seule condition que ce naturaliste ramène un papillon de Siam, qui vole telle une légende.
"Henri Mouhot, lui, est un voyageur de l'espace, un corps céleste en mouvement, une comète. Il vivra moins longtemps, mais accomplira avec bonheur le voyage d'une vie, la sienne, qui devait être celle d'une étoile filante, le passage d'une météorite éclatant dans sa course folle le planisphère suranné pour recomposer une galaxie nouvelle où sa figure d'explorateur allait éclairer d'un feu nouveau, quoique éphémère, la constellation des grands découvreurs du XIXeme siècle."

Il sait qu'il vient de croiser les fantômes passés ou à venir des grands explorateurs de ce monde, cherchant comme lui une raison de vivre dans la découverte, l'aventure, le voyage même s'il sait qu'aucun d'eux ne parviendra jamais au terme de sa quête parce qu'il est impossible de capturer son propre reflet dans le miroir. "

Evidemment, Google Earth a encore été mon ami, et grace à ça, j'ai découvert quelques villes! Cela m'a donné très envie d'aller un jour à St Petersbourg, par contre, je passe mon tour pour Bangkok que j'ai trouvée tres sombre et surpeuplée, évidemment!


Cependant, la seule chose que j'aurai à reprocher à Maxence Fermine est peut être un effet un peu copier de ce qu'on peut trouver dans Wikipédia, je pense notamment au passage sur Mungo Park. Mais j'ai aussi découvert l'invention de l'appareil photo, crée par Mr Daguerre ainsi que les coûtumes et le mode de vie des habitants de l'Asie de l'Est. J'ai également été touchée par la légénde de la cité d'Angkor.

Je retire de ce roman un enrichissement de ma culture générale et un plaisir de voyager à travers les exploits de cet homme mal connu. j'ai passé un EXCELLENT moment, retrouvant avec plaisir la très belle plume de Maxence Fermine que j'avais découvert grace à Neige il y a quelques années, même si ce roman peut faire un peu plus encyclopédique pour certains...

Note : 9,5/10



mercredi 12 mars 2014

Miss Peregrine Home for peculiar children 2 : Hollow City

This second novel begins in 1940, immediately after the first book ended. Having escaped Miss Peregrine's island by the skin of their teeth, Jacob and his new friends must journey to London, the peculiar capital of the world. Along the way, they encounter new allies, a menagerie of peculiar animals, and other unexpected surprises. 
Complete with dozens of newly discovered (and thoroughly mesmerizing) vintage photographs, this new adventure will delight readers of all ages.


Mon avis sur le tome 1

Mon avis

Enfin! Après quelques années d'attente, le tome 2 est enfin sorti et Ransom Riggs en aura mis du temps pour l'écrire, et l'on comprend pourquoi car cette suite est une véritable réussite! 

mercredi 13 novembre 2013

Le retour des Highlanders, T1 : Le gardien, de Margaret Mallory


Après cinq ans passés à se battre sur le continent, Ian MacDonald revient sur son île natale de Skye, où il trouve son clan en péril. Bien décidé à réparer ses erreurs de jeunesse, il doit déjouer les manigances d’un adversaire sans scrupules, et faire face à Sìleas, l’épouse qu’il a délaissée pour partir au combat. Une surprise attend Ian : la gamine maigrichonne qui le suivait partout comme son ombre et qu’il a dû épouser à la suite d’un malentendu, est devenue une jeune femme aussi ravissante que farouche.


Mon avis : 

Lu dans le cadre du challenge Milady et avec ma binomette Azariel,(son avis ici) ce livre m'a transporté en Ecosse, notamment sur la petite île de Skye où vit le clan MacDonald. L'histoire se passe au retour d'Ian et ses amis.
Même si ce n'est pas un coup de coeur, j'ai tout aimé dans ce roman. Que ce soit l'environnement dans lequel l'histoire prend place, à savoir l'île de Skye et ses somptueux paysages et chateaux, bien décrits par l'auteure, ou encore les personnages principaux et secondaires, ou bien les complots pour le règne!

dimanche 10 novembre 2013

Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre, de Ruta Sepethys

Lina est une jeune Lituanienne comme tant d'autres. Très douée pour le dessin, elle va intégrer une école d'art. Mais une nuit de juin 1941, des gardes soviétiques l'arrachent à son foyer. Elle est déportée en Sibérie avec sa mère et son petit frère Jonas, au terme d'un terrible voyage. dans ce désert gelé, il faut lutter pour survivre dans les conditions les plus cruelles qui soient. Mais Lina tient bon, portée par l'amour des siens et son audace d'adolescente. Dans le camp, Andrius, 17 ans, affiche la même combativité qu'elle.

Mon avis : 

Cela faisait bien deux ans que ce livre était dans mes étagères; J'avais entendu énormément de bien sur ce roman, mais le sujet étant difficile, je le laissais en me demandant si un jour, je prendrai mon courage pour le lire. Et bien ce jour est arrivé, en découvrant la sortie de son deuxième roman : Big Easy. Je me suis dit que je l'achèterai uniquement lorsque j'aurai lu le premier. Chose dite chose faite!

"Je fermais la porte des toilettes.et vis mon visage dans la glace. Je n'avais pas la moindre idée de la vitesse à laquelle il allait changer, se fâner. Si je l'avais seulement pressenti, j'aurai fixé avec attention mon image, j'aurai essayé de le mémoriser. C'était la dernière fois que je pouvais me regarder dans un véritable miroir ; je n'en aurai plus l'occasion avant une décennie, et même plus."
On entre immédiatement dans le vif du sujet : une nuit, le NKVD (ancienne KGB) tambourine à la porte de Lina, et donne 20 minutes à la famille pour emballer leurs affaires. Un long et terrifiant voyage s'annonce pour Lina, Jonas, son frère de 10 ans, Elena sa mère. Leur père est déporté dans un autre camp. L'histoire se déroule sur un peu plus d'un an. On va découvrir l'atrocité des voyages dans les wagons à bestiaux, le manque d'hygiène et de nourriture, l'humiliation quotidienne, la mort. Ce récit est bouleversant, il y a plusieurs passages qui sont vraiment durs à lire, j'ai pleuré plus d'une fois.

"Nous étions comme des allumettes enfermées dans des toutes petites boîtes"

A travers l'histoire de Lina, l'auteur rend hommage à son père, ancien réfugié politique. Elle est allée en Lituanie recueillir des témoignages de survivants pour bâtir son histoire. Et le résultat en est plus que poignant. On a l'impression de lire un vrai témoignage.

Les personnages sont attachants, on imagine très bien la souffrance, la douleur, la peur, dans laquelle ils ont vécu tant d'années. Que ce soit Lina, qui transmet les atrocités des camps à travers ses dessins, ou bien Jonas, qui grandit plus vite qu'il ne devrait et prend le rôle de l'homme de la maison, ou encore Elena, cette mère si dévouée aux autres qu'elle s'oublie soi même. Les autres personnages, comme Andrius, qui se déteste pour ce que sa mère est obligée de faire pour le sauver, ou encore le Chauve, qui est déséspéré. Tous les personnages, même ceux qui furent brefs, sont marquants. Et cette histoire est l'histoire de ces 20 millions personnes mortes dans les camps russes.

Ce récit nous fait sortir du monde de bisounours dans lequel on peut vivre (enfin pour ma part) mais également nous permet de relativiser sur nos conditions actuelles. A cette époque, ils n'avaient droit qu'à une ration de pain par jour. Rien d'autres. Aucune hygiène, ils se lavaient avec la neige. Ils devaient travailler comme des forcenés. Ils étaient considérés par les hommes du NKVD comme des bêtes.. Mais ce qui ressort de ce récit, et ce qu'a voulu démontrer Ruta Sepethys, c'est la force de l'amour. L'amour familial est la tangeante du récit. Tout le long, Lina et sa famille espèrent retrouver son père et rentrer en Lituanie. Ils se raccrochent à cet espoir.L'amour naissant avec Andrius va aussi leur donner de l'espoir de se retrouver après la guerre. La foi, est vraiment importante et permet de se raccrocher et donne envie de survivre et ne pas céder.
"Il n'y avait que deux issues possibles en Sibérie : ou bien survivre, c'est-à-dire réussir, ou bien mourir, autrement dire échouer. J'avais choisi la vie.J'avais choisi de survivre"

Même si cela reste jeunesse, l'auteur n'hésite pas à utiliser des termes frappants, des images simples mais parlantes.

Ce livre m'a bouleversé. C'est vraiment le terme que j'ai eu tout le long de ma lecture. Je recommande ce livre à tout le monde!

Je pourrai encore m'étaler un moment sur ce roman mais je préfère que vous le découvriez par vous même. En tout cas, je suis encore toute secouée en écrivant cet avis. Merci Ruta Sepethys de nous partager cette histoire et transmettre le passé aux nouvelles générations.





Découvrez l'avis de ma binomette : Azariel