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samedi 20 octobre 2018

PLIB2018 : MON BILAN, EN TANT QUE JUREE

Bonjour !


Nous voilà, une semaine après la remise de prix du PLIB2018 dont Ariel Holzl est sorti grand gagnant ! Ce fut une journée magnifique, où les participants ont tous été ravis de cet événement et de la convivialité qui en ressortait! Une journée, une parenthèse littéraire durant laquelle les auteurs invités (Ariel Holzl, Estelle Faye, Alison Germain, Rod Marty, Ruberto Sanquer, Vincent Tassy et Jean Vigne) ont côtoyé de nombreux influenceurs littéraires (booktubeurs/euses - Bloggueurs-euses) autour de bonnes petites collations!

Un vlog est en cours de montage par Pauline (Patatras) . Personnellement, je n'ai pris que quelques photos en fin de journée, et je n'ai d'ailleurs rien vu passer de ce jour tant attendu !

Mais cet article est surtout dédié à mon bilan des 7 lectures en tant que jurée. Et j'insiste là dessus, à la base, je suis une lectrice, à qui on a proposé de participer à cette aventure en tant qu'organisatrice, ce qui me permet au quotidien de développer de nouvelles compétences, d'en apprendre plus sur moi, et sur les autres, que ce soit sur mes acolytes de choc que j'embrasse fort si elles passent par ici, ou sur les personnes qui font partie intégrante du milieu du livre (auteurs, éditeurs, attachés de presse etc etc)

Mais pour le coup, je veux revenir brièvement sur mes 7 lectures et ce que j'en ai pensé. A la fin de l'article, je vous annoncerai mon top 3 ....


Voici donc mon avis, par ordre chronologique des romans finalistes : 

La faucheuse de Neal Shusterman : Dernier roman lu de la sélection, j'ai profité des vacances estivales pour plonger dans ce roman qui m'a pas mal fait réfléchir sur mon rapport à la mort. Bien que j'ai trouvé la premire moitié assez lente (le temps de placer l'univers et découvrir les protagonistes principaux), il n'en reste pas moins que j'ai finalement passé un bon moment de lecture. Je lirai probablement la suite.







Lebenstunnel d'Oxanna Hope : un roman vers lequel je ne me serai pas tournée sans le plib. Autant j'aime les dystopies, ce qui est proposé dans cet ouvrage, autant le thème de la 2nde guerre mondiale dans laquelle Hitler aurait gagné me mettait directement réticente. La lecture s'est faite rapidement, mais n'aura pas su me séduire.







Les chroniques homérides d'Alison Germain : Une très bonne lecture, j'étais impatiente de la découvrir pour l'aspect mythologie grecque. A premier abord, j'ai été très surprise par la qualité dans le style d'écriture. L'histoire m'a plu, même si j'ai trouvé une romance un peu trop vite installée. Je lirai la suite avec grand plaisir (Allez Lili je compte sur toi ;))









Les Seigneurs de Bohen d'Estelle Faye : Un roman que j'ai lu 2 fois en quelques mois! Oui!! La première fois, j'en suis sortie frustrée. La plume d'Estelle Faye fait mouche en général et là, j'étais passée à côté de trop de choses. Mauvais timing. Je l'ai donc relu en mai, en me concentrant sur ce qui m'avait frustré la première fois, et j'ai adoré cette relecture! j'en garde d'excellents souvenirs aujourd'hui!







Les Soeurs Carmines d'Ariel Holzl : une lecture très divertissante, un univers à la Tim Burton, et des personnages charismatiques. J'ai aimé l'ambiance, mais j'avoue qu'après 7 mois, je garde peu de souvenirs du roman en question, même si j'ai une idée claire sur les 3 soeurs.









Shades of Magic de VE Schwab : Pour le coup, ca a été un peu difficile car c'est un roman que j'avais lu en 2017 au printemps. Je me suis donc basée sur cet avis, dans lequel je trouvais que la première moitié était trop longue à mon sens. J'ai quasi aucun souvenir des personnages et de l'histoire. Next!









Sirius de Stéphane Servant : Mon coup de coeur de cette sélection et probablement l'un de mes plus gros coups de coeur de l'année en général! J''avais acheté ce roman sur les conseils de PikoBooks et je ne m'attendais pas à être autant transportée! La plume est poétique, les thèmes abordés sont essentiels et très parlants, et chaque passage me reste en mémoire!








Maintenant, place à mon podium :

Il faut savoir que dans le cadre du prix, j'ai apporté un regard différent que lorsque je lis normalement. A savoir que je me suis autant penchée sur la forme, sur le fond, sur l'ouvrage en lui-même (illustration, traduction si besoin etc).





                                                                                                        


En 3e position :

- Les Soeurs Carmines ! Pourquoi? Parce que j'ai adoré l'écriture de l'auteur, que je me suis énormément attachée à Dolorine et mr Nyx, et qu'un univers tel que Grisaille était très plaisant! Ca s'est lu rapidement et c'était bien visuel!

En 2nde position :
- Les Seigneurs de Bohen ! Pourquoi? Parce que même si la première fois était assez décevante, ma relecture m' a permis de savourer chaque passage, de découvrir les éléments distillés tout au long du récit, d'apprendre à aimer les personnages mis en avant (et il y en a u n paquet) et de m'amuser à décortiquer l'écriture d'Estelle et de faire des rapprochements avec d'autres oeuvres (comme un éclat de givre)

En 1ere position :
- Sirius ! Pourquoi? Tu as lu plus haut? C'est un coup de coeur! et bien que j'ai hésité quelques jours entre lui et Bohen, j'ai écouté mon coeur et je ne pouvais faire autrement que le mettre en haut du podium! Tout simplement parce que je n'avais pas ressenti autant d'émotions dans une lecture depuis longtemps!


Le PLIB2018 m'a permis (comme à de nombreux autres jurés) de découvrir des romans vers lesquels je ne me serai pas tournée, de confirmer ce que j'aimais et d'avoir envie d'explorer des thèmes qui m'ont plus (notamment le post apo et les romans imaginaires qui poussent à la réflexion et la culture)!




PLIB2019 : Les inscriptions pour la nouvelle édition sont ouvertes jusqu'au 31 octobre! Vous trouverez le fichier google form pour l'inscription ICI !

Nous avons mis en place de nouvelles conditions : Les bookstagrammeurs sont acceptés. Nous ne lirons que des romans francophones. Seulement 5 romans au lieu de  7 seront finalistes.
Chaque juré doit, dès son inscription, proposé trois romans. A la fin de cette phase, nous laisserons à chaque membre inscrit un délai de 15 jours pour choisir 20 romans dans la liste complète des romans préselectionnés; Et ce afin de pouvoir se concentrer sur ces titres avant de passer au vote final des 5 romans finalistes (fin février).

Si cela vous intéresse mais que vous ne savez pas quoi proposer, n'hésitez pas à fouiller le site du PLIB, vous trouverez une liste de romans (non exhaustive, nous la mettons à jour au fil du temps) elligibles au PLIB2019 ! 




jeudi 6 septembre 2018

PROJET ULULE : PLIB2018 REMISE DE PRIX #PLIB2018



Hello amis lecteurs et passionnés de SFFF !

Je reviens après une longue pause estivale (j'espère que vous avez tous passé un bel été, que vous soyez partis ou pas ^^) pour vous parler du projet Ulule que nous avons mis en place pour l'organisation de notre événement de remise de prix PLIB2018.

Pour rappel (ou si vous arrivez ici pour la première fois) nous avons lancé la première édition du #PLIB2018 et nous arrivons en phase finale : le vote, à choisir parmi 7 romans finalistes.



Pour clore cette édition, nous avons effectué un sondage auprès des membres du jury et de la communauté littéraire pour savoir comment ils imaginaient la remise du Prix. Une très grande majorité (dont nous organisateurs), désire voir remettre le trophée au gagnant en direct lors d'un événement qui rassemblerait jurés, lecteurs, auteurs, éditeurs... Etant bénévoles, l'une des meilleures solutions pour nous aider à financer le projet était la mise en place d'un projet à financement participatif.


Ainsi, toute l'équipe des organisateurs avons travaillé d'arrache pieds : dans une première phase, nous avons réalisé un dossier de Sponsoring. Puis,une fois les premiers partenariats réalisés, nous avons rédigé le projet Ulule pour vous proposer de nombreuses contreparties : 



https://fr.ulule.com/plib-2018/



La remise du prix se déroulera à Lyon le 13 Octobre 2018 avec la présence de quelques auteurs :



  •  Estelle Faye, autrice des Seigneurs de Bohen - édition Critic 




  • Ariel Holzl, auteur des soeurs Carmines T1 : le complot des corbeaux - Edition Mnémos








La campagne de participation financière d'Ulule a été lancée le Vendredi 24 Août et se déroulera jusqu'au 03 Octobre.



Pour nous soutenir, rien de plus simple : vous pouvez devenir contributeur avec ou sans contrepartie, communiquer autour de ce projet, en parler à vos communautés, vos amis, votre famille, vos collègues, toutes les personnes qui peuvent être interessées et volontaires pour nous soutenir dans cette action ! 

Sachez également que si l'objectif n'est pas atteint, nous devrons annuler la campagne de financement et tous les contributeurs seront remboursés. Votre soutien est essentiel pour nous aider à porter cette remise de prix! Nous comptons sur vous :)


N'hésitez pas à me laisser des commentaires si vous avez la moindre question, ou à me contacter par mail ou via les réseaux sociaux! 


J'en profite pour remercier une nouvelle fois, et au nom de toute l'équipe du PLIB nos Sponsors actuels :

jeudi 3 mai 2018

LES SEIGNEURS DE BOHEN , D'ESTELLE FAYE #FANTASY #PLIB2018

Paru en Mars 2017
#ISBN:9791090648869
592 pages
Livre papier
Edition Critic
Finaliste du #PLIB2018

Je vais vous raconter comment l'Empire est mort. L'Empire de Bohen, le plus puissant jamais connu, qui tirait sa richesse du lirium, ce métal aux reflets d'étoile, que les nomades de ma steppe appellent le sang blanc du monde. Un Empire fort de dix siècles d'existence, qui dans son aveuglement se croyait éternel. J'évoquerai pour vous les héros qui provoquèrent sa chute. Vous ne trouverez parmi eux ni grands seigneurs, ni sages conseillers, ni splendides princesses, ni nobles chevaliers... Non, je vais vous narrer les hauts faits de Sainte-Étoile, l'escrimeur errant au passé trouble, persuadé de porter un monstre dans son crâne. De Maëve la morguenne, la sorcière des ports des Havres, qui voulait libérer les océans. De Wens, le clerc de notaire, condamné à l'enfer des mines et qui dans les ténèbres découvrit une nouvelle voie... Et de tant d'autres encore, de ceux dont le monde n'attendait rien, mais qui malgré cela y laissèrent leur empreinte. Et le vent emportera mes mots sur la steppe. Le vent, au-delà, les murmurera dans Bohen. Avec un peu de chance, le monde se souviendra. 



Après mon avis sur un éclat de givre, me revoilà pour vous parler cette fois ci des Seigneurs de Bohen! 
Bon OK, pour ceux qui suivent régulièrement mon blog ou ma chaîne, vous savez donc que j'avais déjà lu ce roman en début d'année, mais que j'étais restée sur ma faim. J'ai donc décidé de le relire et mes amies Claire du blog Livrement Vôtre et Ingrid de la Biblio de Koko se sont jointes à moi. C'était également une relecture pour Claire, mais une découverte pour Ingrid.

Et autant être honnête, j'étais complètement à côté de la plaque lors de ma première lecture. Je pense que je ne l'avais pas lu au bon moment, et que j'avais donc survolé de nombreux passages, que j'ai pris plaisir à découvrir à nouveau. Toutes les questions que je m'étais posée à la base ont trouvé réponse. Je me suis sentie vraiment bête face au premier avis que j'avais pondu. J'ai aussi eu la chance de pouvoir beaucoup échanger avec Estelle tout au fil de ma lecture. Elle est donc bien informée que j'étais à côté de mes pompes la première fois, et c'est pour toutes ces raisons que j'ai décidé de supprimer la vidéo et l'article dans laquelle j'en avais parlé, pour repartir à zéro et rendre à César ce qui lui appartient :)

Et pour le coup, whaou quelle lecture!!! Les Seigneurs de Bohen est un récit complet, complexe, riche, foisonnant, et super bien construit. Entre mythes, vengeance, complots, magie, le lecteur n'est pas en reste et découvre toutes les richesses de cet univers. Je me suis rendue compte qu' Estelle nous proposait déjà des éléments de réponse dès les premières pages, le tout avec une plume très subtile et soignée.  
L'histoire prend place sur une année complète, on découvre les changements de saison notamment grâce aux interludes glissées par Ioula la Perdrix, est une narratrice externe qui a observé la chute de l'empire. 

Le lecteur novice en fantasy peut un peu se perdre, du fait des multiples personnages. Si tel est votre cas, n'hésitez pas à vous faire des petites fiches  pour vous aider. Pour ma part, lors de ma première lecture, je me posais des questions sur une nonne que l'on rencontre dès les premières pages. Mais n'ayant pas retenu son  prénom (Domnenica), j'ai cru qu'on ne la revoyait plus du tout par la suite, alors que si, on sait bel et bien ce qui advient d'elle. Ce récit peut donc demander un minimum de concentration pour bien cerner tous les détails fournis par l'autrice.


Il se nomme Sorenz. Sorenz ab Abahain, car on l'a trouvé au bord d'un fleuve, dans une lointaine contrée de l'Ouest. C'est la légende qu'il s'est créée, en tout cas. Et ses hommes portent un insecte noir sur la manche. 

Tout au long de ces 600 pages, nous allons découvrir de nombreux personnages, qui vont, à leur manière, participer à la chute d'un Empire vieux de 1000 ans. 

Ces personnages font l'histoire. Pour ma part, j'ai eu une préférence pour Sorenz, qui incarne le héros typique d'un roman d'heroic fantasy! Sa personnalité est ambiguë et il est plein de mystères, et tout au fil de sa découverte, on ne peut que s'attacher de plus en plus à lui et à son désir de renverser le pouvoir. Jusqu'aux dernières pages, on a espoir en lui et en ses stratégies de guerre. 


Saint Etoile est le premier personnage que l'on rencontre, et j'ai aimé son caractère, ses petits vices, et surtout ses échanges avec Morde, qui est, quant à lui, l'un des personnages les plus hilarants. Implanté dans le crâne de Saint Etoile, il nous sert de délicieux dialogues et punch line tout au long de ses échanges avec son propriétaire. Cela apporte de l'humour et un peu de légèreté à ce récit.

Les femmes sont aussi bien représentées dans cette histoire, avec principalement Maeve la morguenne, qui vient des Havres et maîtrise une certaine magie. A sa manière, elle représente également la liberté : dans ses relations, mais aussi dans son envie de partir sur les Océans. 
Sigalit  a un passé mystérieux et deviendra un élément clé dans la révolution qui se prépare à Serna-Chernik.
Je reviens sur Domnenica, la nonne, c'est un des personnages secondaires qui m'a vraiment marqué et que j'ai adoré redécouvrir. Sa quête est noble, et elle est surprenante au combat. J'ai aussi aimé rencontrer Nasha et son équipe. 
Je pense également à celles qui m'ont laissé perplexe comme Othilie, ou la princesse Yule.

Je ne peux pas m'étaler sur tous les personnages car il y e n a une sacrée panoplie et je préfère que vous les découvriiez par vous même !


" Il parlait de changement. Il expliquait que le peuple pouvait renverser un empire, que cela s'était déjà vu., que cela se verrait encore. Mais aussi, il disait que les hommes n'avaient pas uniquement besoin de pain, de toits lorsqu'il pleuvait, de bois pour le feu en hiver. Ils avient besoin d'être libres. Libres quelques que fussent leurs talents, leurs religions, leurs amours. Libres de pratiquer la magie, de vénérer le Verbe Créateur, le Feu ou la Dame des Mers tant qu'ils laissaient en paix leurs contemporains. Livres d'aller et venir dans tout l'empire, sans servage, sans péage, sans murs et sans barrières"

Un tel monde peut il exister? Estelle Faye va nous montrer tous les vices et les noirceurs de l'Empire existant : les traîtres à l'Empire (notamment ceux qui auraient lu l'ouvrage profané "de la fin de l'Empire") se retrouvent asservis dans les mines de Katow Ser à survivre dans des conditions atroces, des enfants sont kidnappés, sans savoir dans quel but, des révolutions sont en marche, la magie est interdite dans de nombreuses contrées de l'Empire, et beaucoup de secrets sont cachés aux yeux des habitants. L'histoire de l'Empire est bâtie sur une légende afin d'effrayer les personnes qui désireraient se rebeller. Tout au long du livre, on peut découvrir cet esprit de dark fantasy. Si à la base je m'attendais à découvrir ceci avec beaucoup plus de transparence, durant ma relecture, je me suis rendue compte qu'Estelle Faye cherchait avant tout à rendre ce monde réel, sans faire de surenchère de Dark Fantasy, mais en racontant aux lecteurs quelques bribes de vie que traversent nos héros. Suicide en masse, esclavage, mutilation, quartiers pauvres....


Ce chant, elle ne l'avait jamais entendu, mais elle savait de quoi il s'agissait. C'était la complainte des êtres d'eau, la mélopée dont ils se servaient pour attirer les enfants sur la plage à marée basse et les noyer dans les trous d'eau. 


Au niveau mythologie, on retrouve des inspirations nordiques, arabes et celtes (il me semble). J'ai aimé découvrir tous ces monstres et créatures surnaturels : goules, golems, ashrays, vouivres, métamorphes etc etc.... Comme dans tous ses romans, Estelle Faye parvient à les intégrer et nous faire croire qu'ils existent réellement ! 

En bref, vous aurez certainement compris que j'ai finalement adoré cette lecture, très riche, très dense. Pour l'avoir déjà relu, je pense que d'autres relectures seraient bienvenues tant Estelle Faye injecte des détails dans son univers. Je suis certaine que chaque relecture apportera son lot de nouveauté, et de réponses.
Apparemment, Estelle est en train de travailler sur une suite, et je serai heureuse de la découvrir, car après une telle aventure, j'ai envie de savoir ce que sont devenus l'ensemble des personnages, et quel monde ils ont crée ensemble! 




mardi 10 avril 2018

SIRIUS, de STEPHANE SERVANT #SCIENCEFICTION #PLIB2018

Paru en Août 2017
#ISBN:9782812614330
480 pages
Livre papier
Edition le rouergue / collection Epik

Alors que le monde se meurt, Avril, une jeune fille, tente tant bien que mal d'élever Kid. Entre leurs expéditions pour trouver de la nourriture et les leçons données au petit garçon, le temps s'écoule doucement... jusqu'au jour où le mystérieux passé d'Avril les jette brutalement sur la route. Il leur faut maintenant survivre sur une terre stérile pleine de dangers. Stéphane Servant, avec tout son talent de conteur, nous plonge dans un univers post-apocalyptique aussi fascinant que vénéneux. Une lecture addictive ! 

Lorsque PikoBooks a parlé de ce roman dans ses instastories, j'ai immédiatement été intriguée par lui. Peu encline aux histoires post-apocalyptique, c'est l'écriture qui m'a donné envie de me plonger dans ce récit. Et dès les premières pages, en effet, j'ai été conquise par le style de Stéphane Servant. Sa plume est à la fois poétique, onirique, brute, et très agréable à lire.



A travers les personnages principaux de Kid et d'Avril, on découvre un monde en plein changement. La nature reprend ses droits, l'humanité s'éteint, la procréation se fait de moins en moins et à tous les niveaux : faune, flore, et humains. Que s'est il passé pour en arriver là? Stéphane Servant entraîne le lecteur à réfléchir à de nombreux thèmes telle que le traitement fait aux animaux, les réfugiés, les guerres, la pollution, ...

Mais le roman va beaucoup plus loin, les rencontres avec les personnages secondaires sont très percutantes, on ressent la solitude, le desespoir de ces personnes qui n'ont plus rien et sont contraints de vivre seuls. 
On prend en pleine figure l'importance d'aimer, que ce sentiment est vital à la survie de l'Homme et de l'Animal. C'est ce qui nous donne l'espoir. 

Kid est absolument attachant! Je l'ai aimé et il restera très longtemps dans ma mémoire. Ce petit garçon qui apprend à vivre dans un nouveau monde, avec l'aide d'Avril sa soeur adoptive. Il est plein de ressources, il comprend les choses mieux que quiconque. Un élément qui ressort souvent dans les avis est son langage. En effet, au début du roman, on voit que Kid parle normalement pour un garçon de son âge, mais très rapidement, on a l'impression qu'il "regresse". Pour ma part, j'ai trouvé cela complètement captivant. J'ai rapidement compris qu'il faisait communion avec les animaux, que son esprit primal prenait le dessus. Qu'il subtilisait les mots inutiles pour aller droit au but. Son langage extérieur semble "pauvre" et réduit, alors qu'on se rend compte que lors des passages omniscients, son langage mental est bien plus développé et compréhensif. 

L'auteur fait aussi une part belle aux animaux dans ce récit. Je n'ai aucune connaissance biblique, mais j'ai pourtant beaucoup pensé à l'Arche de Noé. Kid arrive à saisir et à communiquer avec différents animaux, tel qu'Esope, Un, Sirius ou Artos. C'est très beau et ca nous fait réflechir sur ce qui est essentiel. 

Quant à Avril, c'est un personnage complexe, auquel on s'attache aussi facilement. On comprend les différentes phases qu'elle a vécu au moment de l'apocalypse. Comment elle a pensé les choses, pourquoi elle a fait telle action, et pourquoi elle a regretté. C'est un personnage fort et courageux, qui ferait n'importe quoi pour préserver Kid.

Les personnages secondaires ne nous laissent pas non plus indifférents. A commencer par Madame Mô, cette femme bienveillante qui aide les enfants. Rosine m'a beaucoup fait de peine, mais m'a également fait peur. Je me suis demandée ce qu'elle serait prête à faire pour avoir la considération de Kid.... Le conteur est l'un des personnages les plus marquants également. Il se fie  à l'instinct de son âne, ne prend aucune décision et se laisse porter sur les chemins. Son histoire est difficile, il s'est forgé une carapace qu'il brisera au fil de l'histoire. Rafik, lui donne du souffle, tout en rappelant les conditions extrêmement difficiles des réfugiés. Enfin, l'un des personnages ambigus est Darius, une étoile noire. C'est le chef d'un groupuscule extrêmiste. A la fois violent, j'ai aussi ressenti en lui un desespoir, une chute lente de son mental face à ce que la nature impose. 
Chaque personnage est ambigü. En exploitant ainsi ses protagonistes, (et en réfléchissant à tous les thèmes abordés) on réalise rapidement que l'auteur ne prend pas ses jeunes lecteurs pour des idiots. Ce roman est classé en Young Adult, et il a de quoi amener à de nombreuses discussions, voire même une étude scolaire tellement il y a de choses à dire sur ce petit chef d'oeuvre! 

Je voulais aussi parler de la forme du livre : la couverture déjà est très apaisante je trouve, j'aime ces couleurs vert emeraude. La structure narrative est originale : on commence par le chapitre 70 pour revenir doucement au chapitre 0 puis repartir dans le bon sens. C'est très emblématique d'une renaissance et d'un nouveau monde, et cela met de l'espoir après avoir passé de nombreux passages difficiles. J'ai aussi trouvé le découpage des chapitres super bien faits! C'est la première fois que je m'attarde sur ce point mais cela m'a sauté aux yeux. Chaque fin de chapitre laisse sur l'envie d'en apprendre plus, et la disposition des pages est aussi bien placée...

En bref, vous l'aurez compris, c'est un IMMENSE COUP DE COEUR que j'ai eu pour ce roman! J'ai rarement été aussi emportée par les émotions, passant moi même des larmes au désespoir, à l'espoir, à l'union avec les animaux, à la peur du lendemain, mais aussi à l'envie de croire que tout n'est pas fini! 
J'ai pris énormément de temps à le lire, peut être plus d'un mois, car c'est le livre que je lisais à mon bébé pour sa sieste de l'après midi. Et je suis ravie d'avoir mis autant de temps car je sais qu'il restera longtemps ainsi dans ma mémoire. Et je le relirai très certainement un jour!

Stéphane Servant, je vous remercie d'avoir écrit un livre aussi engagé ! 

Consultez d'autres avis sur le site du plib.fr .




mercredi 14 mars 2018

#PLIB2018 : Les romans finalistes !!

Bonjour à tous!

Et voilà, dimanche, nous avons dévoilé les 7 romans finalistes désignés par les membres du jury!





Dans cette sélection, j'en ai lu 4 et je n'avais voté que pour un seul parmi eux ! Je vous en dirai plus dans une vidéo dédiée à mes votes et les résultats finaux !

 - Le souffle de Midas d'Alison Germain #ISBN:9782375680537
- La faucheuse de Neal Shusterman #ISBN:9782221198674
- Lebenstunnel, d'Oxanna Hope : #ISBN:9782365385230
- Les seigneurs de Bohen, d'Estelle Faye : #ISBN:9791090648869
- Les soeurs Carmines d'Ariel Holzl : #ISBN:9782354085451
- Shades of Magic de VE Schwab : #ISBN:9782371021167
- Sirius, de Stéphane Servant : #ISBN:9782812614330


Durant le live, nous avons abordé plusieurs points :
- Notre présence aux différents salons (Livre Paris, Gres Imaginaire, Intergalactiques, Imaginales, Aventuriales)
- Les interviews menées depuis le lancement du PLIB2018 et celles à venir (notamment une interview de VE Schwab que réalisera Axelle de la chaîne "la parenthèse d'Axelle)
- L'ouverture du club de lecture sur facebook : https://www.facebook.com/groups/clublectureplib2018/
dans lequel nous allons mettre en place des lectures communes et d'autres actions autour des romans finalistes
(ATTENTION, je précise que ce groupe ne fait pas doublon avec celui sur le PLIB qui parle de l'organisation générale depuis le début. Le club de lecture est uniquement axé sur les romans finalistes)
- l'ouverture du site Internet dans lequel on retrouve toutes les informations relatives au Prix (membres du jury, chroniques, informations, finalistes, etc)
Vous trouverez la vidéo ci dessous si vous désirez la regarder et revivre ce superbe moment :)


samedi 24 février 2018

INTERVIEW ELIZABETH EBORY #PLIB2018



On poursuit les interviews d’auteurs, cette fois ci, avec Elizabeth Ebory, autrice du roman « la fée, la pie et le printemps », publié chez ActuSf en août 2017.

En Angleterre, les légendes ont été mises sous clé depuis longtemps. La fée Rêvage complote pour détruire cette prison et retrouver son pouvoir sur l’humanité. Elle a même glissé un changeling dans le berceau de la reine...Mais Philomène, voleuse aux doigts de fée, croise sa route. Philomène fait main basse sur une terrible monture, des encres magiques, un chaudron d’or et même cette drôle de clé qui change de forme sans arrêt. Tant pis si les malédictions se collent à elle comme son ombre... Philomène est davantage préoccupée par ses nouveaux compagnons parmi lesquels un assassin repenti et le pire cuisinier du pays. Tous marchent vers Londres avec, en poche, le ecret le plus précieux du royaume.Des personnages empreints d’une légèreté désespérée, une aventure aussi féerique que profondément humaine. Élisabeth Ebory renoue avec le merveilleux des anciens récits, sans nier leur part d’obscurité.

Bonjour Elizabeth, je suis ravie de t’accueillir sur mon blog ! Auparavant autrice de nouvelles, comment se passe la transition entre ce format court à celui de roman ?
Merci à toi pour l’invitation !
Alors, la transition format court / format long, j’ai envie de dire… houlala !
J’avais pris mes habitudes : j’écrivais des textes en 15 000 ou 30 000 signes. C’était devenu un rythme. Qu’il a fallu casser.  En plus de cet aspect « longueur »,  un roman n’est pas qu’une « grosse nouvelle ». La tension d’un récit court ne pourra pas se retrouver dans 300 pages… L’histoire demande plus de développement qu’une seule scène, aussi épique soit-elle. La notion de scénario prend une toute autre envergure ! Il y a l’enchaînement global des péripéties bien sûr, mais aussi une multitude de détails à gérer – détails que la forme courte ignore la plupart du temps, chaque chose y étant cruciale.
Chez moi, il y avait également la question du style. Je suis sensible à la poésie sous toutes ses formes, et cela se ressent beaucoup dans ma façon d’écrire mes textes courts. Cependant, pour un texte long, il est plus délicat d’être poétique en permanence. A force, l’intrigue se noie, les enjeux se diluent, etc. Il a donc fallu évoluer et trouver une autre respiration.
Enfin : l’ambiance. Sur 10 pages, j’étais capable de supporter un univers noyé dans une nuit sans fin avec une mince lueur d’espoir. Sur 400 pages, euh… non. Donc j’ai aussi amorcé un gros virage sur les couleurs de mes mots, en essayant de leur donner plus de lumière et de bonne humeur. Sans pour autant abandonner complètement les ténèbres…
Bref au final, je crois qu’il a fallu tout changer !

Dans « la fée, la pie et le printemps », titre d’ailleurs très intriguant et qui prend son sens uniquement à la lecture du roman, tu abordes le thème des fées, et ta vision de cet univers est différente des plus populaires. Peux-tu nous présenter tes deux personnages principaux, Rêvage et Philomène ?
Ah ah ! Le titre ! S’il est intrigant c’est parfait… Mais je m’égare. Donc, les présentations.
Rêvage est une fée du printemps avec de grandes dents, des ambitions mégalomanes et un désir de liberté (et de pouvoir) si fortement chevillé au corps qu’elle y sacrifie tout. Absolument tout. Il faut dire qu’elle a connu des heures très sombres du monde des fées, et cela lui a forgé un caractère en acier !
Philomène, jeune, insolente est parfaitement amorale : elle ne voit le bien et le mal nulle part. Cela donne des résultats parfois fort discutables. Cependant, contrairement à Rêvage, elle reste capable de s’ouvrir aux autres. Elle est égoïste, mais elle peut changer. Un de ses problèmes est qu’elle n’écoute que sa propre intuition. Cela lui a beaucoup réussi mais elle va se rendre compte que le système a ses limites et que, parfois, il faut faire confiance aux autres. 
L’une est machiavélique, l’autre est armée d’un pistolet ensorcelé… C’est vrai qu’elles sont un peu « différentes » de l’imagerie classique ! Pour moi, les fées sont des créatures complexes, résultats de la sédimentation de mythes et de folklore, de ré-écritures littéraires ou religieuses… Par exemple, ma lecture du moment (Mythes Russes, d’Elizabeth Warner) souligne comment la rusalka, créature des légendes slaves, a évolué au fil du temps. Celle-ci a pu être présentée par des récits du XIXème comme une divinité des eaux proche des nymphes, ou une sorte de sirène. Pourtant, son origine la rattache plutôt aux fantômes. 
Ce sont ces « fées » qui m’intéressent : celles qui évoluent avec nous, dans nos cultures, nos folklores et qui nous accompagnent depuis la nuit des temps, dans les histoires que nous nous racontons pour expliquer les choses que nous ne compren(i)ons pas, pour nous mettre en garde, pour nous faire réfléchir aux conséquences de nos choix. 

Ces fées ont autant de qualités et de défauts que les humains, était-ce ta volonté ?
Oui, complètement. Dans ce roman, les fées sont abordées comme des symboles. Le symbole d’une certaine altérité, d’une façon d’envisager les choses différemment… Mais pour qu’un symbole soit parlant, à mon sens, il lui faut des racines humaines. Il me serait difficile de me retrouver dans les comportements d’êtres purement  angéliques ou démoniaques. J’aurais donc du mal à les écrire.

Ce qui m’a marqué dans ton roman, c’est le système narratif, tu alternes un point de vue omniscient et au présent à travers le personnage de Philomène, et un point de vue à la 3e personne du singulier quand il s’agit de Rêvage. Je trouve cela très respectable, et surtout, cela ne doit pas être facile à écrire. Comment as-tu fait pour respecter ce schéma ? As-tu appliqué des techniques spécifiques ?
J’avais envie de quelque chose de relativement immersif, sans pour autant être emprisonnée dans les « je » en permanence. C’est comme ça que la structure s’est mise en place. Philomène a naturellement pris la parole pour nous entraîner au plus près de l’action, pendant que Rêvage courait à droite et à gauche à la recherche de sa reine, sans avoir trop le temps de papoter.
Pour suivre ce schéma, j’avais la voix d’une copine d’atelier d’écriture dans la tête : « Respectez la contrainte ! Respectez-la bon sang ! »  Et c’était très efficace !
Les problèmes sont arrivés quand les deux fils de l’histoire ont commencé à s’entremêler grâce à un personnage qui va et vient entre les deux systèmes de narration. Là, il a fallu appliquer la technique des time line pour respecter les emplois du temps des uns et des autres – et parfois les décalages horaires. Je me suis fait un tableau des actions pour suivre le déroulé dans le temps pas à pas. Une des difficultés de ces allers-retours, c’est la construction des chapitres. Parfois, j’ai fait le choix d’avoir des chapitres au déroulé parallèle, et non pas en séquence, pour arriver à avoir des unités cohérentes. Par exemple, le chapitre durant lequel Philomène et la troupe s’installent en forêt est parallèle au corps à corps de Rêvage et d’un « mystérieux » personnage. 

L’histoire se déroule en Angleterre au XIXe siècle est ce que ce pays est propre à celui des fées ? Pourquoi avoir choisi ce lieu ? et cette époque ?
Adolescente, je me suis enflammée pour la littérature anglaise du XIXème. Les sœurs Brontë, Joseph Conrad, Jane Austen, Oscar Wilde… Je crois qu’il y a une sorte de retour au source dans ce premier roman : j’avais envie de me balader dans ces souvenirs. L’époque, elle, est venue du pitch sur lequel l’histoire a cristallisé : la plus grande souveraine du monde humain manque à l’appel pour monter sur son trône. Les fées sont derrière tout ça. Sans doute à cause de mes lectures, toujours, c’est l’image de Victoria qui s’est imposée à moi pour représenter cette souveraine incontournable de l’Histoire mondiale.
L’Angleterre est-elle le pays des fées ? Les créatures magiques courent sur toute la planète. Elles changent de forme et de noms, mais remplissent le même rôle. On peut croiser des fées à New York (Les petites fées de New York, de Martin Millar). A Paris (Fées Weed et Guillotines de Karim Berrouka). En Arizona (L’épouse de bois)… Pourtant, c’est vrai que  ma sensibilité me rapproche d’une vision de la fée « à l’anglaise », plus sombre et tourmentée qu’une fée clochette, ou qu’une bonne fée de contes. C’est quelque chose de purement personnel.

Tu n’es pas sans savoir que ton roman a été présélectionné pour le Prix Littéraire de l’Imaginaire 2018. Ce prix a pour but de mettre en avant les littératures de l’Imaginaire, un sujet qui touche de plus en plus de lecteurs et auteurs de cet univers. Quelle est ta position à ce sujet ?
Pour moi, l’imaginaire – et donc les littératures associées – offre des pistes de réflexion intarissables : symbolique, psychologique, social, éthique… L’imaginaire permet de tout oser et de tout poser comme risques ou espoirs, de les disséquer et d’en voir les conséquences. Et puis, l’imaginaire est partout : dans les séries, les films, les jeux vidéos... la matière de Bretagne, les pièces de Shakespeare, les romans de Jules Verne, les opéras de Wagner… Bref :   l’imaginaire et sa littérature appartiennent à la culture – qu’elle soit officielle, underground, pop ou autre. La catégorisation des genres littéraires a tendance à en faire une sorte d’appendice à prendre avec des pincettes… Donc je trouve juste géniales toutes les initiatives qui visent à mieux faire connaître ces littératures de l’imaginaire. Communiquer, montrer les choses, les expliquer aussi, prendre le temps d’approfondir les démarches créatives… tout cela me semble nécessaire pour faire évoluer la façon dont on perçoit l’imaginaire.
(Et je suis super ravie de voir La fée, la pie et le printemps dans la sélection du PLIB2018 !)

De nombreux « nouveaux auteurs » utilisent les plateformes comme WattPad ou fyctia, ou bien font partie d’une communauté telle que celle de Cocyclics… as-tu utilisé également ces outils d’écrivains ?
Je suis abonnée à Cocyclics sur facebook, ainsi qu’à d’autres contenus orientés « pratique de l’écriture », mais je ne me suis pas lancée dans le grand bain des communautés internet ou des plate-formes de partage pour l’instant. Je participe à des ateliers d’écriture « in real life ».

Es tu une grande lectrice ? Quelles ont été tes plus belles découvertes en 2017 ?
Je suis une lectrice très lente surtout ! Je sélectionne, je tourne autour des œuvres pendant des mois. Quand je rentre dans un livre, je prends le temps de l’apprécier, de m’arrêter, de respirer dans son univers… Cette année, j’ai découvert, quelques millions d’années plus tard que tout le monde, Les fiancés de l’hiver, de Christelle Dabos (oh, le bonheur!) et aussi Anasterry d’Isabelle Bauthian, auquel j’ai furieusement accroché (trop hâte de lire la suite, Grish-Mère, qui sort bientôt). Et j’ai enfin lu la plume d’Estelle Faye dans « Un éclat de givre ». Ce livre a une ambiance tellement prenante : quelque chose de nostalgique, de tendre, d’onirique. Je suis sous le charme !

Quelle coïncidence, j' ai aussi découvert la passe miroir en 2017, et je viens tout juste de commencer "un éclat de givre"! Quant à Anasterry, il est dans ma pile à lire :) Est ce que tu utilises tu les réseaux sociaux pour échanger avec tes lecteurs ?
Je suis sur Facebook avec ma page autrice (@ElisabethEboryAutrice) et sur Instagramm, @ElisabethEbory.

Pour terminer, dernière petite question, quels sont tes projets littéraires ? Te verra-t-on dans des salons en 2018 ?
En ce moment, je travaille sur un deuxième roman dans l’univers de La Fée, la pie et le printemps. Le nœud central de l’intrigue tourne autour de l’obsession et du pouvoir de l’information. On mettra les pieds chez les fées, quelques temps après les événements déclenchés par Rêvage.

Les dates restent à confirmer, mais normalement, je devrais être en dédicace le 10 février sur Toulouse à la librairie Série B, et au salon de l’Imagina’Livres, à la faculté  Toulouse II, Jean Jaurés,  du 23 au 25 mars. Pour la suite, je ne sais pas encore !

Je te remercie infiniment d’avoir participé à cette interview, je te souhaite bonne chance pour le #PLIB2018
Un grand merci à toi !




vendredi 23 février 2018

INTERVIEW RUBERTO SANQUER #PLIB2018



Bonjour ! Aujourd’hui, je suis ravie de recevoir Ruberto Sanquer, autrice de « l’Aura Noire», roman pré-sélectionné pour le #PLIB2018.

Comment affronter le destin quand on est une ado comme les autres ?
Que l’on travaille d’arrache-pied pour devenir une sorcière-guérisseuse ?
Que l’on est amoureuse alors que c’est interdit ?
Qu’une terrible malédiction tue précisément tous ceux que vous aimez ?

Un démon majeur, tiré d’un sommeil séculaire, assoiffé de vengeance et de conquête, refait surface trois mille ans après l’Apocalypse qui a anéanti la Terre Arcane.
Dans ce nouvel univers, les arbres ont acquis une conscience, et les humains des pouvoirs singuliers. Ainsi en est-il de treize apprenties sorcières qui ignorent encore que le poids du monde repose sur leurs épaules. Et parmi elles, Louyse… choisie par la destinée pour barrer la route de cette force démoniaque.

Le nouvel opus « la marque rouge » est sorti le 08/02 chez Scrinéo.

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Bonjour Mip, je suis ravie de t’accueillir sur le blog ! ton premier roman « L’aura Noire » est paru en janvier 2017 chez Scrinéo. Combien de temps as-tu mis pour l’écrire?
Bonjour Hélène, c’est moi qui te remercie infiniment pour cette interview !

Pour répondre à ta question, il a fallu six mois pour écrire ce texte. Cela peut sembler rapide, mais L’Aura Noire est le « bourgeon » d’un univers plus vaste, le monde de la Terre Arcane, imaginé tandis j’attendais mon fils, il y a une quinzaine d’années. Depuis le temps, les personnages sont devenus mes « familiers » : je vis avec, je dors avec, j’en parle, je crois les voir au détour d’une rue… Et c’est un atelier d’écriture animé par celle qui allait devenir mon agent, Laure Pécher, qui m’a permis de m’atteler à la rédaction de l’histoire.


Dans ce livre de fantasy, tu évoques de nombreux thèmes : un univers post-apocalyptique dans lequel se mélange magie et écologie. Comment as-tu concilié tous ces éléments ? Est-ce difficile de créer un univers ?
Créer un monde ne pose pas de problème quand on est doté d’imagination : au contraire, c’est même jouissif. La difficulté consisterait plutôt à le mettre en forme. Consciente de mes lacunes, j’avais repéré un atelier d’écriture portant sur « Les techniques du roman » délivré par Laure Pécher, de l’Agence littéraire Astier & Pécher. Et c’est là que tout a commencé : j’ai pu acquérir du savoir et découvrir une communauté d’auteurs qui, depuis, sont devenus des amis très chers (et pour certains mes bêta-lecteurs, je rends d’ailleurs la pareille).
Quant aux thèmes développés dans les deux romans, ils me tiennent à cœur, notamment le respect de la Nature. Nous sommes de plus en plus nombreux sur cette planète, et si nous continuons à la souiller, notre sort ne sera peut-être pas différent de celui de la Terre Arcane. Savez-vous qu’avec le réchauffement climatique et la fonte des calottes glaciaires, le scénario catastrophe du basculement des pôles est plausible ?
Partant de là, il n’était pas difficile de songer que la Nature pouvait reprendre ses droits et les Arbres acquérir une conscience. L’idée est d’ailleurs dans l’air du temps, avez-vous lu le best-seller de Peter Wollenden : La vie secrète des arbres ? Vous seriez surpris par ce que vous pourriez découvrir !

Je reviens sur l’aspect magique de ton roman. Tu inventes tout un langage propre au monde des guérisseuses, avec des termes comme ringtrees, ringseys etc…
L’Aura Noire est d’abord l’histoire d’une apprentie-sorcière qui se prépare au Sabbat ! Ici, il n’est pas question de baguette magique – JK Rowlings l’a déjà fait avec le succès planétaire que nous connaissons.
Inventer une nouvelle forme de magie, quand on est auteure, est un privilège souverain. J’ai adoré imaginer les Ringtree, ces bracelets vivants dotés de conscience, avec lesquels mes 13 jeunes sorcières tentent de s’unir durant le Sabbat. Même en réussissant à traverser la Forêt Maudite, elles ne sont pas sûre d’en ressortir Ringseys - ou porteuses de Ringtree (mot au singulier même s’ils vont par paires), qui est la contraction de ring = anneaux, et tree = arbre.
L’idée que la magie soit tirée des forces élémentaires de la terre… me parle. Il existe une énergie qui fait tourner les mondes, couler la sève des arbres et nous donne le souffle de vie. Je me suis demandé ce que ça donnerait de pouvoir se connecter à ces forces. Comment fait un sourcier qui trouve un point d’eau ? Un rebouteux qui guérit une sclérose ? Et si nous pouvions aller plus loin dans cette symbiose, cela donnerait quoi comme nouveau monde ?
Dans cet univers où les sorcières toutes-puissantes ne cèdent le pas qu’aux reines et rois de ce monde, il était évident pour moi de leur prêter une magie tirant sa source de la nature, de la connexion avec ces forces primales qui permettent de revitaliser, soigner et guérir.

L’aura noire est un roman qui met en scène Louyse, une adolescente de 15 ans. De nombreux lecteurs ont évoqué que son langage les gênait, en comparaison au reste du texte. Que leur réponds-tu ?
Je suis bien contente que tu évoques ce sujet. C’était un parti-pris d’écriture de prêter ce langage ado très actuel à mes treize apprenties sorcières, en dépit du contexte économique « médiéval ». Comme l’histoire se situe 3000 ans après une apocalypse, pourquoi pas ?
Or les réactions du lectorat ont été tranchées : ou on adore, ou on déteste ! Ceux qui plébiscitent, ce sont d’abord mes très jeunes lecteurs. J’ai eu des retours enthousiastes d’élèves de collège qui ont vivement apprécié ces dialogues permettant une identification immédiate. L’autre partie de mon lectorat aurait préféré un registre de langage plus fondu avec une narration classique. Au final, j’ai eu autant de compliments que de critiques à ce sujet. Pour La Marque Rouge, j’ai choisi de ne pas soulever de polémiques, j’ai donc atténué cet aspect-là.

L’absence de visibilité et de médiatisation des lectures de l’imaginaire est un sujet qui touche de plus en plus  les intervenants de ce milieu. Quelle est ta position à ce sujet ?
2017 a été l’Année de promotion nationale des lectures de l’Imaginaire ! Grande lectrice, je suis la première à soutenir ce mouvement !
C’est pourquoi je suis honorée et touchée de figurer dans la sélection du PLIB : quelle idée géniale de lancer un prix décerné exclusivement par des bloggeurs et des booktubeurs. J’admire le travail important réalisé par cette communauté de passionnés qui véhicule la culture littéraire auprès de tous. Et il n’est pas question d’une élite intellectuelle : ça fait du bien J

D’ailleurs, il me semble que « L’aura Noire » était sélectionnée aussi pour d’autres prix ? Comment réagis tu en apprenant ces belles nouvelles ?
Je saute au plafond en criant de joie, je cours embrasser mon mari et mon fils et j’appelle tout de suite mes copines pour partager la nouvelle J Et ma mère , bien sûr… Ca, c’était quand j’ai appris que L’Aura Noire était sélectionnée pour le Prix Elbakin 2017 dans la catégorie « Meilleur roman français fantasy jeunesse ». Et je ne vous dis même pas quand j’ai su qu’il figurait dans la sélection du Prix Littéraire de l’Imaginaire 2018 J J J

Le tome 2, « La marque rouge » est sorti le 8 Février 2018. Avais-tu déjà bien avancé le roman avant de signer ce nouveau contrat ? As-tu des contraintes à respecter ?
Ce n’est tout à fait comme ça que ça se passe. Dans les contrats classiques d’édition, il y a une clause qui engage l’auteur à présenter 3 (ou 5) titres en priorité à l’éditeur avec qui il signe. Par exemple, après L’Aura Noire, je suis tenue de présenter à Scrineo mes prochains manuscrits. Pour autant, Scrineo n’est pas tenu de les publier s’il ne les aime pas. Mais j’espère bien qu’ils seront séduits par le troisième J  Ah oui, et au niveau des contraintes : Scrineo ne m’impose rien, c’est plutôt moi qui me motive pour ne passer laisser filer trop de temps entre deux romans.

Comment s’est passée ta recherche d’éditeur ?
J’ai eu beaucoup de chance d’avoir un Agent Littéraire. Un agent vous représente auprès des maisons d’édition, gage que le texte n’est pas juste une esquisse. Laure Pécher donc, mon agent que j’adore, a confié le manuscrit de L’Aura Noire à Constance Joly qui est une éditrice free-lance (avec un super parcours chez de grands éditeurs) et spécialisée en Jeunesse et Young Adult. Et Constance a présenté le texte à Jean-Paul Arif, le fondateur de Scrineo, qui lui a tout de suite donné sa chance J

De nombreux « nouveaux auteurs » utilisent les plateformes comme WattPad ou fyctia, ou bien font partie d’une communauté telle que celle de Cocyclics… as-tu utilisé également ces outils d’écrivains ?
J’avoue que je ne suis absolument pas passée par ces plateformes. J’ai fait mes « armes » au sein de ma communauté d’auteurs, rencontrés lors des ateliers d’écriture. Nous sommes une petite dizaine. Après la fin des ateliers, nous avons continué à nous voir, à lire nos productions respectives, à les critiquer (dans un objectif constructif). Et nous nous aimons beaucoup. Entre nous, nous nous appelons « Les Ecriverons »… parce que c’est en forgeant qu’on devient forgeron, et en écrivant qu’on devient… écriveron !

Beau Néologisme ! Avec un tel univers à alimenter, as-tu le temps de lire ? Si oui, quelles ont été tes plus belles découvertes littéraires en 2017 ?
Je suis une dévoreuse de bouquins : lire me nourrit ! Mon gros coup de cœur de l’année 2017 est pour l’auteure Christelle Dabos, avec les deux tomes de La Passe-Miroir (j’ai commandé le 3ème tome pour la Saint-Valentin). Mais j’ai aussi découvert les auteurs Scrineo, tous talentueux et bardés de prix : Rod Marty, Aurélie Wellenstein, Estelle Faye, Carina Rosenfeld, Agnès Marrot, Cindy Van Wilder, Loic Le Borgne, et j’en oublie, pardonnez-moi. Un bouquin dédicacé de leur part, c’est quand même super émouvant !

Avant de terminer, où pourrons-nous te rencontrer en 2018 ?
2018 s’annonce en joie de ce côté-là ! Cela a commencé par la fête de lancement de La Marque Rouge à la Halle Saint-Pierre, à Montmartre le 20 janvier, qui a été un moment de pur bonheur.
Ensuite en février, je serai les 2, 3, et 4,  au Festival du Film Fantastique de Gérardmer, invitée à participer au Grimoire, en tant qu’auteure. Et je ferai une radio le samedi 3 février, sur le créneau de 14h à 15h, depuis la Médiathèque. La journaliste Marie-Ange Archambaud a choisi de m’interroger sur le thème du rapport des auteurs aux youtubeurs J

Sinon, mon agenda 2018 de salon n’est pas encore entériné. Je suis invitée sur des beaux salons, mais je ne peux pas le dévoiler avant les annonces officielles !
UPDATE
- 16 Mars à Livre Paris
- Du 13 au 15 Avril au Festival Le Livre à Metz 
- Du 24 au 27 Mai aux Imaginales

Sur quels réseaux sociaux peut-on te trouver ?
Je communique essentiellement par Facebook, j’ai commencé à échanger sur Instagram, et j’envisage d’ouvrir un blog d’auteur. Mais je suis encore en « apprentissage de communication ». Entre janvier 2017, date de sortie de L’Aura Noire, et janvier 2018, sortie de La Marque Rouge… se sont écoulés 12 mois d’une incroyable intensité : je pense qu’il me reste beaucoup à apprendre pour améliorer ma visibilité sur les réseaux J

Je te remercie infiniment d’avoir participé à cette interview, je te souhaite bonne chance pour le #PLIB2018 ainsi que pour la parution de ton dernier roman « La marque rouge ».
Merci de tout cœur, chère Petite Elfe, de m’avoir donné cette occasion de partage !