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jeudi 7 septembre 2017

UN ADO NOMME RIMBAUD - SOPHIE DOUDET

Un roman sublime sur les convictions, les combats et les passions de l’un des plus grands poètes du XIXe siècle, à l’âge adolescent…

En ce début de l’été 1870, Arthur brille au collège de Charleville, où il rafle un par un les prix d’excellence. Son avenir semble tout tracé. Sa mère imagine pour lui une vie paisible et convenable, une carrière sans panache et respectable. Mais Arthur étouffe et ne supporte pas cet horizon étriqué.

Il rêve de Paris et de gloire : il veut être Poète !

Une année, douze mois fulgurants et quatre saisons colorées vont bouleverser son existence et l’arracher à l’enfance. Alors que la France est en guerre et que la révolution gronde, le bon élève se rebelle avec pour seules armes ses mots…

Mon avis : 

J'ai eu la chance de lire en avant première Un ado Nommé Rimbaud, de Sophie Doudet, paru chez Scrinéo le 31/08/2017.
C'est adolescente que j'ai découvert ce poète pour qui j'ai eu un énorme coup de coeur, comme nombre d'adolescents me semble-t-il. Ma lecture du dormeur du val est gravé au fer rouge, je me souviens encore les conditions dans lesquelles je l'ai lu et ma réaction très spontanée et assez violente!

C'est donc avec un immense plaisir que je me suis penchée sur cette sortie, qui m'a permis également de replonger dans les écrits de Rimbaud, que ce soit ses poèmes ou ses manuscrits.

Ici, on découvre sa vie en 1869, alors qu'il a 15 ans. On découvre sa famille (et j'ai pensé que ses frères et soeurs avaient des noms très modernes (Isabelle, Fredéric..) sauf Vitalie qui est un prénom vraiment rare et qui était donc le prénom de sa mère et de sa soeur. On découvre également ses professeurs, principalement George Izembard qui devint l'un de ses grands amis et précepteurs, et surtout, on découvre comment il a eu envie de rejoindre Paris, rencontrer les parnassiens, mais aussi les poètes connus comme Verlaine, et comment il commence à tout entreprendre pour faire de son rêve sa vie, à savoir poète et ce malgré les avis contraires de sa mère.
Cette année fut pour lui très bouleversante puisque sujette à de nombreuses fugues et emprisonnements.
C'est incroyable de voir qu'à l'époque cet adolescent rebelle savait déjà ce qu'il voulait faire et n'avait pas peur d'affronter le monde. 20 ans après l'avoir découvert, je suis toujours autant sous son charme!

L'écriture est fluide, très accessible et pourra totalement convenir aux adolescents qui l'étudient à l'école, puisque sur fond de fiction, Sophie Doudet s'est quand même inspirée de sa vie et de ses réels échanges avec son entourage.

Beaucoup de vérité transpercent ces pages, et m'ont comblé de bonheur durant ma journée de lecture!

Je vous invite à découvrir ma vidéo qui complète cet avis écrit !


lundi 19 mai 2014

Le papillon de Siam, de Maxence Fermine

Vous avez sûrement entendu parler de la mythique cité d’Angkor, mais connaissez-vous l’explorateur qui l’a redécouverte au XIXe siècle ? L’homme est français et s’appelle Henri Mouhot. Et grâce au romancier Maxence Fermine, il reprend vie dans ce « Papillon de Siam ». Ce natif de Montbéliard fait ses premiers pas de voyageur en tant que professeur de français à Saint Pétersbourg. Puis il va sillonner l’Europe, en compagnie de son frère, et en ramener une multitude de photographies. Mais son rêve, - ou son cauchemar ?-, il va le vivre en partant pour l’Asie du Sud-est. Cette Asie qui le fait rêver depuis qu’il a lu une multitude de récits de voyage. Il arrive en 1858 en Thaïlande (on l’appelle le Siam, à l’époque) où règne alors le roi Rama IV. Puis, il poursuit vers le Cambodge où il tombe en extase devant les ruines d’Angkor, le chef-d’oeuvre - entre autre - du roi Jayavarman VII. Suivez Mouhot, faites vous plaisir, en lisant cette version réinterprétée de sa vie.



Mon avis : 

Ici, Maxence Fermine nous permet de connaitre la vie de ce garçon de Montbeliard, Henri Mouhot, qui rêve de voyager et deviendra par la suite un naturaliste, cartographe, explorateur... J'ai trouvé sa vie passionnante! On le découvre lorsqu'il est à l'école, et déjà à 15 ans, il ne pensait qu'à partir de son village montagnard! Puis à 18 ans, l'occasion lui est donné d'enseigner le français en Russie, et à partir de là, on va découvrir tout son périple jusqu'au Siam (Ancien nom de la Thailande jusqu'en 1939!) et sa découverte de la cité d'Angkor et les légendes qui lui sont attribuées.

Le lecteur découvre à travers ce récit  un  homme entêté mais également frustré avec un grand besoin d'accomplissement, ou encore les difficultés rencontrées, ainsi que le soutien financier qu'il a eu avec les Anglais, qui furent les premiers à publier la découverte de son voyage.
Cependant, le financement de l'expédition n'était autorisé qu'à la seule condition que ce naturaliste ramène un papillon de Siam, qui vole telle une légende.
"Henri Mouhot, lui, est un voyageur de l'espace, un corps céleste en mouvement, une comète. Il vivra moins longtemps, mais accomplira avec bonheur le voyage d'une vie, la sienne, qui devait être celle d'une étoile filante, le passage d'une météorite éclatant dans sa course folle le planisphère suranné pour recomposer une galaxie nouvelle où sa figure d'explorateur allait éclairer d'un feu nouveau, quoique éphémère, la constellation des grands découvreurs du XIXeme siècle."

Il sait qu'il vient de croiser les fantômes passés ou à venir des grands explorateurs de ce monde, cherchant comme lui une raison de vivre dans la découverte, l'aventure, le voyage même s'il sait qu'aucun d'eux ne parviendra jamais au terme de sa quête parce qu'il est impossible de capturer son propre reflet dans le miroir. "

Evidemment, Google Earth a encore été mon ami, et grace à ça, j'ai découvert quelques villes! Cela m'a donné très envie d'aller un jour à St Petersbourg, par contre, je passe mon tour pour Bangkok que j'ai trouvée tres sombre et surpeuplée, évidemment!


Cependant, la seule chose que j'aurai à reprocher à Maxence Fermine est peut être un effet un peu copier de ce qu'on peut trouver dans Wikipédia, je pense notamment au passage sur Mungo Park. Mais j'ai aussi découvert l'invention de l'appareil photo, crée par Mr Daguerre ainsi que les coûtumes et le mode de vie des habitants de l'Asie de l'Est. J'ai également été touchée par la légénde de la cité d'Angkor.

Je retire de ce roman un enrichissement de ma culture générale et un plaisir de voyager à travers les exploits de cet homme mal connu. j'ai passé un EXCELLENT moment, retrouvant avec plaisir la très belle plume de Maxence Fermine que j'avais découvert grace à Neige il y a quelques années, même si ce roman peut faire un peu plus encyclopédique pour certains...

Note : 9,5/10