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mardi 31 mars 2020

Je suis fille de rage, de Jean Laurent Del Socorro #PLIB2020


1861 : la guerre de Sécession commence. À la Maison Blanche, un huis clos oppose Abraham Lincoln à la Mort elle-même. Le président doit mettre un terme au conflit au plus vite, mais aussi à l’esclavage, car la Faucheuse tient le compte de chaque mort qui tombe. Militaires, affranchis, forceurs de blocus, politiciens, comédiens, poètes... Traversez cette épopée pour la liberté aux côtés de ceux qui la vivent, comme autant de portraits de cette Amérique déchirée par la guerre civile.


Lorsqu'ActuSF a lancé l'un de ses projets, j'ai immédiatement sauté sur l'occasion pour les aider et recevoir ainsi en avant première (au moment de la réception) le tout dernier bébé de Jean Laurent Del Socorro, dont j'entendais parler depuis.. mai 2019 si ma mémoire est bonne...

Jean Laurent Del Socorro est un auteur de roman historique fantastique, dans lequel il s'inspire toujours de faits réels et intègre avec légèreté un peu de fantastique. Sa plume est vraiment belle, ses récits sont immersifs, et ce fut une fois de plus le cas pour "Je suis fille de rage", dans lequel il plonge le lectorat dans la guerre de Secession en 1861 - 1865.

L'exercice de style est très difficile à réaliser pour ce roman, et je tire mon chapeau et envoi tout mon respect à l'auteur, car la rédaction de ce roman n'a pas du être facile. En effet, il présente la guerre de Secession et l'abolition de l'esclavage depuis les deux camps ennemis, et donne aussi la parole à des personnes exterieures. Le récit se lit rapidement, et ce malgré les quelques 550 pages que compose cette magnifique bricasse. Les chapitres sont très très courts, tout au plus 3/4 pages, et les points de vue des personnages sont également entrecoupés par des articles de journaux de l'époque, ou encore des traductions faites par JLDS depuis les archives trouvées. Le travail sur ce roman a du être titanesque, et on entre avec une facilité déconcertante dans cette guerre.

Tout est bien expliqué, à l'aide d'infographie. Le drapeau à droite signifie qu'il donne la parole aux états confédérés (du Sud) dirigés par Jefferson Davis et le drapeau à gauche signifie qu'il donne la parole aux Etats Unis d'Amérique, alors gourvernés par Abraham Lincoln. Ce dernier n'est pas seul, et c'est là qu'est intégré la petite part fantastique. En effet, le Président est perpetuellement accompagné par la Mort elle même, qui lui fait des retours sur ses décisions, ou qui apparait ponctuellement chez une personne pour la faucher...

Cependant, j'ai trouvé cette partie bien trop légère pour qualifier ce roman de fantastique. Pour moi, il s'agit surtout d'un récit historique, et bien que romancé, c'est à mes yeux surtout un documentaire sur l'Histoire des Etats Unis d'Amérique.

C'est pour cette principale raison que je ne porte pas ce roman dans mes 5 finalistes du PLIB2020, et que, bien qu'il en fasse finalement partie, ne remportera pas ma voix pour la finale. J'espère que Jean Laurent ne m'en voudra pas et comprendra mon point de vue, vis à vis des autres romans en Lice (Mers Mortes d'Aurélie Wellenstein / Félines de Stephane Servant / Les Brumes de Cendrelune de Georgia Caldera et La cité des Chimères de Vania Prates) 

Au delà du travail de l'auteur, il est important de remarquer aussi le magnifique travail éditorial sur la couverture, la mise en page aéré, les cartes et le petit marque page en tissu intégré! Avec le confinement, les envois du reste du projet Ulule ont été mis en stand by, et j'ai hâte de recevoir le reste de mon pack :D

#ISBN9782366294774 #PLIB2020


lundi 8 janvier 2018

BOUDICCA DE JEAN LAURENT DEL SOCCORO #FANTASY #HISTORIQUE #PLIB2018


Angleterre, an I. Après la Gaule, l’Empire romain entend se rendre maître de l’île de Bretagne. Pourtant la révolte gronde parmi les Celtes, avec à leur tête Boudicca, la chef du clan icène. Qui est cette reine qui va raser Londres et faire trembler l’empire des aigles jusqu’à Rome ?


À la fois amante, mère et guerrière mais avant tout femme libre au destin tragique, Boudicca est la biographie historique et onirique de celle qui incarne aujourd’hui encore la révolte.


















Connu pour son premier roman paru en 2015 " Royaume de vent et de colère", qui a reçu le prix Elbakin, j'étais intriguée et j'avais envie de découvrir la plume de Jean Laurent Del Soccoro. Lorsque, lors d'une rencontre, il m'a expliqué que Boudicca était une femme celte qui a vécu en l'an 1 après JC  , il ne m'en a pas fallu plus pour me le procurer. 


J'ai commencé ma lecture peu de temps après avoir lu "La fée, la pie et le printemps" qui proposait les premiers chapitres de Boudicca. Et le début était un peu bancal, surtout à cause de cette phrase qui introduit le premier chapitre :  
 La victoire d'Antedios sur Cubobelin est telle que l'ogre trinovante doit finalement devenir client du lièvre icène.
Avouez que lorsque l'on manque de connaissance historique, on se demande où on met les pieds :)

En gros, voilà à quoi ressemblait l'Angleterre en l'an 1 ap JC :
  

Les Icenes étaient dirigés par Antedios, le père de Boudicca. Sa femme étant morte en couches, il eut beaucoup de difficulté à se lier à sa fille unique. 
Les trinovantes sont un clan plus au sud, dirigé par Cunobelin.

Chaque clan était soit soumis, soit opposés aux Romains qui tentaient de commercer avec la Brittania. C'est dans ce contexte historique que l'on découvre la vie de Boudicca, à travers quelques 270 pages. 

Reine, femme, amante et toujours fille du roi, je suis trop de choses à la fois pour être vraiment moi. J'oublie alors ces Boudicca qui me hantent pour n'être que la moitié de cette jouissance, le second de ces deux corps haletants qui s'étreignent dans la sueur et le plaisir.


Dans sa dédicace, l'auteur me demande qui de la Reine, de l'Amante ou de la Guerrière je préfère.. et bien je dois dire toutes, puisque Boudicca n'est qu'une seule entité, au fort caractère, insoumise, engagée, libre et éduquée. 

Le roman est découpé en trois parties, ce qui permet de se focaliser sur chacune de ses facettes. La première vollute nous présente l'enfance de Boudicca, jusqu'à ce qu'elle prenne le pouvoir.
La seconde nous la présente dans son rôle de femme, d'amante, de guerriere.

Puis dans la dernière partie, nous la découvrons en tant que Reine insoumise, en tant que rebelle face à l'armée romaine. J'ai été bouleversée lorsque les Romains viennent demander leur dû, c'est un passage horrible, je n'ose imaginer la souffrance des victimes et j'ai trouvé que Jean Laurent transcrivait bien les émotions puisque j'ai eu la boule à l'estomac et les larmes aux yeux. Mais Boudicca s'est relevée et a emmené son armée se rebeller contre l'Empereur. Ses actions sont allées très loin, et une statue a été érigée en son nom à Londres. 

JL Del Soccoro a fait beaucoup de recherches sur cette époque de l'Histoire et sur cette femme, afin d'offrir aux lecteurs un récit proche de la réalité, bien que parsemé d'éléments de fiction. 
Ainsi, il a pris la liberté de laisser la sexualité de ces personnages libres, ce que j'ai beaucoup apprécié, mais il introduit également des sortes de rêves, d'illusions, que réalise Boudicca afin d'apercevoir le futur. Les druides présentés ici sont aussi fictifs.





Je suis ravie d'avoir appris un pan de l'Histoire, et d'avoir découvert une femme intelligente, cultivée, combattante. Ce récit, d'ailleurs plaira avec certitude aux féministes.


Pour en savoir plus sur la génèse du livre, je vous renvoie à cette interview réalisée pour ActuSF. 


Roman en lice pour le Prix Littéraire de L'imaginaire BooktubersApp
#PLIB2018
#ISBN:9782366298376