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jeudi 22 février 2018

INTERVIEW ROD MARTY #PLIB2018



Si vous me connaissez, vous ne serez pas étonné de découvrir cette interview. Pour ceux qui viennent d’arriver, vous devez donc savoir avant de lire l’article que j’ai découvert Rod Marty en 2015 avec son roman « Les enfants de Peakwood », qui a reçu le prix des Halliennales 2016 et qui a été également finaliste du Prix des imaginales des lycéens 2017 et du Prix des chroniqueurs web 2016. Dès les premières pages, j’ai su que ce serait un coup de cœur ! Depuis, je suis activement les actualités de cet auteur, et c’est toujours un vrai plaisir de lire ses nouveaux romans et de le croiser lors de festivals littéraires ! 


Bonjour Rod,
Je suis ravie de t’accueillir aujourd’hui sur le blog. Ton premier roman « les enfants de Peakwood » a été publié en 2015 chez Scrinéo. En 2017, tu as sorti le roman « la mère des eaux », qui fait partie de la pré-sélection pour le PLIB2018.*


La terrible descente aux enfers d’un couple, dans l’atmosphère oppressante d’une petite ville américaine aux phénomènes étranges…
Après avoir subi une nouvelle fausse couche et appris qu’elle ne porterait plus jamais d’enfant, Emily est dévastée. Christopher, son mari, ne sait comment la consoler. C’est alors qu’ils sont appelés dans une communauté en Louisiane, au chevet de la mère d’Emily, que cette dernière n’a jamais rencontrée.Mais rien ne va se passer comme ils l’imaginaient. Pour Christopher, la sollicitude des habitants devient vite pesante, et les relations du couple commencent à se distendre…Que cache cette communauté coupée du reste du monde ? Pourquoi ses habitants ont-ils décidé de vivre reclus ? Et, surtout, que signifient ces rêves étranges qui troublent le sommeil d’Emily ?
Un thriller fantastique sur l’obsession d’une femme prête à tout pour devenir mère. Quel qu’en soit le prix à payer…




Ma première question concerne l’absence de visibilité des littératures de l’Imaginaire. Depuis quelques années, de plus en plus d’actions se développent pour permettre de faire découvrir ces genres à un public plus large, quelle est ta position à ce sujet ?
Je pense que toutes les occasions de parler un peu de SFFF sont bonnes à prendre. Les médias ne prennent pas au sérieux ces littératures (il suffit de voir le nombre d’invités à la télé ou d’articles dans la presse concernant ces genres), mais heureusement il y a une communauté de passionné qui reste fidèle et qui tente de faire vivre cette culture de l’imaginaire. Et puis c’est aussi l’occasion à chacun des auteurs présélectionnés de se faire connaitre par d’autres lecteurs.   

Ton premier roman « les enfants de Peakwood » a été publié en 2015 chez Scrinéo. Écrivais-tu déjà avant ?
 Non, j’écris depuis l’enfance. Un concours de poésie à l’école primaire et c’était parti pour moi. J’ai continué avec des nouvelles à l’adolescence avant de passer au roman à l’âge adulte.

Comment s’est passée la transition entre ces deux formats ?
Tout naturellement avec des histoires qui se complexifiaient de plus en plus. Il y a des récits qui ne demandent pas à s’étaler et d’autres oui. Une nouvelle c’est comme regarder l’habitant d’un immeuble par une fenêtre ouverte. Un roman c’est comme enlever la façade d’un bâtiment pour observer tout ce qui se passe à l’intérieur. 

As-tu des conseils à donner aux écrivains en herbe ?
C’est tout bête. Arrêter de réfléchir sur le plan de votre histoire, de dessiner des cartes, de faire dix arbres généalogiques ou de créer des fiches de personnages à gogo. À la place, écrivez de vraies scènes. Amusez-vous, faites-vous peur, découvrez l’univers de votre histoire en même temps que vos personnages. Vous pourrez toujours rééquilibrer, tailler ou modeler les choses plus tard. Sans histoire posée sur le papier par contre c’est plus difficile.


Parlons de ton roman « la mère des eaux » :
Quelle a été la première scène qui t’es venue à l’esprit ? Celle par laquelle tout a commencé ?
La première image qui m’est venue était celle de June (la mère d’Emily). Je la voyais assise sur le perron d’une vieille maison, observant à l’autre bout de son jardin la végétation dense du bayou. Son regard était figé sur l’obscurité qui s’y cachait. Elle semblait être incapable de bouger. Mais pourquoi ?

Justement, lors de ma lecture, j’ai été frappée par ta disposition à nous permettre de visualiser parfaitement toutes les scènes, as-tu des connaissances particulières pour la mise en scène ? 
À la base, j’ai une formation théâtrale et j’ai également fait quelques mises en scène de pièces. Du coup, lorsque j’écris je suis à la place du personnage. Je vois par ses yeux, j’entends ce qu’il entend, je touche ce qu’il touche. C’est étrange quand on y pense. C’est presque une histoire de possession.

En parlant de cela, est-ce difficile d’écrire d’un point de vue féminin ? Je pense particulièrement à Emily dont la première scène la fait apparaître en train de faire une fausse couche.
J’écris de la même manière que ce soit pour un personnage féminin ou masculin. Ne pas le faire serait, selon moi, le meilleur moyen d’enchaîner les clichés. Alors oui, ils ont chacun un genre qu’on ne peut pas effacer et qui apparaît dans leur gestuel, leurs vêtements ou dans la manière dont ils perçoivent certaines choses dues à l’expérience, mais fondamentalement ce que peut ressentir un sexe, l’autre le peut également. Il y a des femmes sensibles, mais aussi des hommes sensibles. Il y a des hommes violents, mais aussi des femmes violentes. Ensuite tout est une histoire d’équilibre.
Concernant la scène de la fausse couche, j’ai tenté d’imaginer ce qu’on pouvait ressentir si un de ces organes (comme le foie) se tordait dans son ventre. Bien sûr, en tant qu’homme, je ne ressentirais jamais la douleur physique d’une fausse couche, mais c’est ce qui pour moi pouvait s’en rapprocher le plus. L’important dans cette scène étant avant tout le désespoir d’Emily.  

Tes deux romans traitent de thèmes rarement vu dans la littérature francophone : Le chamanisme et le vaudou. Pourquoi et quelles sont tes inspirations ?
C’est très simple en fait. Enfant, j’étais un passionné de la culture amérindienne. Ma chambre était tapissée d’images les concernant (certains brillant même dans la nuit, eh ouais), j’écoutais leurs chants sur CD et je lisais tout ce que je pouvais à leur sujet. Je pense que tout l’attrait que j’avais pour eux est ressorti naturellement dans mon premier roman (les enfants de Peawood). Pour mon second, c’est toujours un peu la même chose. La Louisiane m’a toujours attiré. Ses paysages, sa mixité, son histoire… J’avais envie d’explorer ce lieu à ma manière. Et tout naturellement qui dit Louisiane dit vaudou. J’ai tout de même essayé de me détacher de certains clichés en travaillant principalement une des déesses de cette religion : Mami Wata.

D’ailleurs, peux-tu nous en dire plus sur elle ?

J’ai choisi d’utiliser cette divinité lorsque j’en étais au début de mon roman, car il y avait plusieurs points chez elle qui m’intéressaient. Non seulement c’est elle qui est invoquée dans le vaudou lorsqu’une femme souhaite tomber enceinte, mais elle aussi associée à l’eau en permanence (ce qui allait parfaitement au lieu où se déroule l’action de mon roman entre l’océan et le bayou). Je trouvais également la manière dont elle était décrite, en général, très humaine. Elle est protectrice et peut se montrer généreuse, mais à fois la possessive et coléreuse (ne supportant pas que ses amants la trahissent). Ça m’a influencé pour travailler sur sa personnalité et son passé. À savoir comment elle était devenue Mami Wata et comment ses craintes de femme en étaient devenues des colères de déesse.    

Es-tu un grand lecteur ? Quelles ont été tes plus belles découvertes en 2017 ? 
En tant que lecteur je dois être sur une moyenne d’une vingtaine de livres par an. Je lis comme j’écris (lentement).
Au niveau de mes découverts 2017, je retiens :
En contemporain : La série des Falsificateurs d’Antoine Bello (si vous aimez les histoires de complot, cette saga est faite pour vous)
En fantastique : Je suis ta nuit de Loic Leborgne (pour les fans de S.King et Stranger Things)
Walhalla de Graham Masterton (oppressant et cauchemardesque. Pour lecteur averti avec estomac bien accroché)
Jeunesse : 14/14 , de Paul Béorn et Silène Edgar (Envie d’une lecture vous ramène en enfance ? je vous conseille ce texte)
Young adult : Les Loups chantants (mon roman préféré Aurélie Wellenstein. C’est rempli d’aventure et de créatures extraordinaires)
Comics : Witches de  Scott Snyder et Jock (Vraiment flippant) 

Dernière petite question : Quels sont tes projets ? As-tu déjà ton agenda de présence aux salons littéraires ?
Je travaille en ce moment sur un nouveau projet autour de la réincarnation. Pour le moment je m’amuse bien dessus. Si tout se passe bien, il devrait voir le jour en 2019.

Niveau salon, je serai :
- à Livre Paris le 17 Mars 
- aux Imaginales du 26 au 29 mai où « La Mère des Eaux » est dans la sélection du prix des lycéens 
à  Envie de Livres  le 03 Juin 

Voilà un beau programme où de nombreux lecteurs pourront ainsi te rencontrer (et vous qui passez par-là, je vous conseille d’aller le saluer et de vous pencher sur ses supers romans !)

Je te remercie de tout cœur d’avoir participé à cette interview ! Bonne chance pour la suite du #PLIB2018 ! 

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Mon avis en vidéo sur "La mère des eaux" :







mardi 12 décembre 2017

#PLIB2018 : PRE SELECTION, 3 TITRES A PROPOSER (PHASE 2)


Hello tout le monde!

Avec un peu de retard, je vous retrouve pour vous reparler du PRIX LITTERAIRE DE L'IMAGINAIRE BOOKTUBERSAPP


Du 29 Octobre au 05 Decembre, chaque juré a proposé 1 a 3 titres qu'il souhaite voir dans la pré-sélection. Nous avons bien eu conscience que l'année n'étant pas terminée, de nombreux romans n'avaient pas encore vu le jour, il était donc tout à fait possible de proposer des ouvrages dont la parution était ultérieure au 05 décembre.

Pour vous spoiler légèrement, une centaine de titres a été proposée grâce aux 77 membres du jury!
Il y a autant d'auteurs francophones (youpi) que d'auteurs étrangers, mais ceci fera l'objet d'un prochain article!

Revenons en au sujet du jour, à savoir MA pré-sélection!!
Déjà, il a fallu que je repère les romans SFFF que j'avais lu cette année!
J'aimerai générer la synthèse pdf sur le blog, mais ne sachant comment faire, je vous invite à cliquer sur ce lien pour avoir accès à ma liste de romans SFFF sortis et lus en 2017 !

Je tiens à préciser que mon système de notation est totalement personnel et subjectif, en fonction de mes ressentis, et de ce que j'attends de ces romans.

Parmi les romans que j'ai le plus aimé, on retrouve : Quelques pas de plus, d'Agnès Marot, la mère des eaux, de Rod Marty, L'Effet Ricochet de Nadia Coste.. Trois auteurs que je chéris, et pourtant, l'un d'eux n'a pas fait partie de ma sélection...



 Sans grande surprise pour vous qui me suivez depuis longtemps, vous savez (ou pas) que Rod Marty est un auteur que j'encourage encore et encore et que je soutiens à fond! J'avais adoré son roman fantastique "la mère des eaux" qui nous entraîne dans les légendes du bayou, il était donc évident que je le propose dans la liste!

Mon avis en vidéo 












J'ai eu une petite claque en lisant le suivant : "L'effet Ricochet" de Nadia Coste, je ne m'attendais pas à une lecture qui me permette de prendre autant conscience de notre environnement et de l'écologie! Surtout dans un roman destiné à la jeunesse! Du coup, il était évident que ce livre soit également dans ma sélection!! (D'ailleurs, Nadia Coste a été nommée pour deux romans, le second étant les Elementaires (que je n'ai pas encore lu)
















Alors, si "Quelques pas de plus"  n'est pas le dernier, lequel ai-je choisi et pourquoi? Il faut savoir que j'ai eu un gros coup de coeur pour ce roman, mais en y repensant, j'étais surtout encore bouleversée par les émotions ressenties, plus que par l'aspect fantastique. 

J'ai donc décidé de prendre le risque de nommer un roman de ma PAL qui me tente énormément et pour lequel je suis quasi sûre d'avoir un coup de coeur....


 Résumé : 

Je vais vous raconter comment l'Empire est mort. L'Empire de Bohen, le plus puissant jamais connu, qui tirait sa richesse du lirium, ce métal aux reflets d'étoile, que les nomades de ma steppe appellent le sang blanc du monde. Un Empire fort de dix siècles d'existence, qui dans son aveuglement se croyait éternel. J'évoquerai pour vous les héros qui provoquèrent sa chute. Vous ne trouverez parmi eux ni grands seigneurs, ni sages conseillers, ni splendides princesses, ni nobles chevaliers... Non, je vais vous narrer les hauts faits de Sainte-Étoile, l'escrimeur errant au passé trouble, persuadé de porter un monstre dans son crâne. De Maëve la morguenne, la sorcière des ports des Havres, qui voulait libérer les océans. De Wens, le clerc de notaire, condamné à l'enfer des mines et qui dans les ténèbres découvrit une nouvelle voie... Et de tant d'autres encore, de ceux dont le monde n'attendait rien, mais qui malgré cela y laissèrent leur empreinte. Et le vent emportera mes mots sur la steppe. Le vent, au-delà, les murmurera dans Bohen. Avec un peu de chance, le monde se souviendra. 


Voilà pour ma pré-selection! Je vous encourage évidemment à découvrir également ces ouvrages français, ils en valent franchement le détour!

Et vous, quelle a été votre sélection? Si vous n'êtes pas membres du jury, quelles ont été vos plus belles lectures parues en 2017? Dites moi tout en commentaires :)

On se retrouve prochainement pour vous parler de la liste totale des romans proposés!

A bientôt!!







lundi 19 octobre 2015

Les enfants de Peakwood, de Rod Marty [Fantastique / Angoisse ]


Auteur : Rod Marty
Editeur : Scrinéo
Prix : 20 € / numérique : 9,99 €
Page : 382
Sortie le 08 Octobre 2015
Lien  vers ma vidéo sur Booktube  : https://www.youtube.com/watch?v=3yz4xm4lavs

Quels sont ces étranges maux qui affligent les habitants de Peakwood, petite ville du Montana, USA ? D'où viennent les blessures qui apparaissent sur le corps de certains de ses habitants ? Pourquoi d’autres commencent-ils à agir étrangement ? Seuls Chayton, le médecin de la ville, et son père, vieux chaman au savoir ancestral, savent reconnaître les signes. Le bouleversement qui approche. Quelque chose en lien avec un accident qui n’aurait jamais dû avoir lieu, dix ans plus tôt. Un secret dont ils ont juré de ne jamais reparler… Félicitations, la mort vous offre une seconde chance...