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jeudi 3 mai 2018

LES SEIGNEURS DE BOHEN , D'ESTELLE FAYE #FANTASY #PLIB2018

Paru en Mars 2017
#ISBN:9791090648869
592 pages
Livre papier
Edition Critic
Finaliste du #PLIB2018

Je vais vous raconter comment l'Empire est mort. L'Empire de Bohen, le plus puissant jamais connu, qui tirait sa richesse du lirium, ce métal aux reflets d'étoile, que les nomades de ma steppe appellent le sang blanc du monde. Un Empire fort de dix siècles d'existence, qui dans son aveuglement se croyait éternel. J'évoquerai pour vous les héros qui provoquèrent sa chute. Vous ne trouverez parmi eux ni grands seigneurs, ni sages conseillers, ni splendides princesses, ni nobles chevaliers... Non, je vais vous narrer les hauts faits de Sainte-Étoile, l'escrimeur errant au passé trouble, persuadé de porter un monstre dans son crâne. De Maëve la morguenne, la sorcière des ports des Havres, qui voulait libérer les océans. De Wens, le clerc de notaire, condamné à l'enfer des mines et qui dans les ténèbres découvrit une nouvelle voie... Et de tant d'autres encore, de ceux dont le monde n'attendait rien, mais qui malgré cela y laissèrent leur empreinte. Et le vent emportera mes mots sur la steppe. Le vent, au-delà, les murmurera dans Bohen. Avec un peu de chance, le monde se souviendra. 



Après mon avis sur un éclat de givre, me revoilà pour vous parler cette fois ci des Seigneurs de Bohen! 
Bon OK, pour ceux qui suivent régulièrement mon blog ou ma chaîne, vous savez donc que j'avais déjà lu ce roman en début d'année, mais que j'étais restée sur ma faim. J'ai donc décidé de le relire et mes amies Claire du blog Livrement Vôtre et Ingrid de la Biblio de Koko se sont jointes à moi. C'était également une relecture pour Claire, mais une découverte pour Ingrid.

Et autant être honnête, j'étais complètement à côté de la plaque lors de ma première lecture. Je pense que je ne l'avais pas lu au bon moment, et que j'avais donc survolé de nombreux passages, que j'ai pris plaisir à découvrir à nouveau. Toutes les questions que je m'étais posée à la base ont trouvé réponse. Je me suis sentie vraiment bête face au premier avis que j'avais pondu. J'ai aussi eu la chance de pouvoir beaucoup échanger avec Estelle tout au fil de ma lecture. Elle est donc bien informée que j'étais à côté de mes pompes la première fois, et c'est pour toutes ces raisons que j'ai décidé de supprimer la vidéo et l'article dans laquelle j'en avais parlé, pour repartir à zéro et rendre à César ce qui lui appartient :)

Et pour le coup, whaou quelle lecture!!! Les Seigneurs de Bohen est un récit complet, complexe, riche, foisonnant, et super bien construit. Entre mythes, vengeance, complots, magie, le lecteur n'est pas en reste et découvre toutes les richesses de cet univers. Je me suis rendue compte qu' Estelle nous proposait déjà des éléments de réponse dès les premières pages, le tout avec une plume très subtile et soignée.  
L'histoire prend place sur une année complète, on découvre les changements de saison notamment grâce aux interludes glissées par Ioula la Perdrix, est une narratrice externe qui a observé la chute de l'empire. 

Le lecteur novice en fantasy peut un peu se perdre, du fait des multiples personnages. Si tel est votre cas, n'hésitez pas à vous faire des petites fiches  pour vous aider. Pour ma part, lors de ma première lecture, je me posais des questions sur une nonne que l'on rencontre dès les premières pages. Mais n'ayant pas retenu son  prénom (Domnenica), j'ai cru qu'on ne la revoyait plus du tout par la suite, alors que si, on sait bel et bien ce qui advient d'elle. Ce récit peut donc demander un minimum de concentration pour bien cerner tous les détails fournis par l'autrice.


Il se nomme Sorenz. Sorenz ab Abahain, car on l'a trouvé au bord d'un fleuve, dans une lointaine contrée de l'Ouest. C'est la légende qu'il s'est créée, en tout cas. Et ses hommes portent un insecte noir sur la manche. 

Tout au long de ces 600 pages, nous allons découvrir de nombreux personnages, qui vont, à leur manière, participer à la chute d'un Empire vieux de 1000 ans. 

Ces personnages font l'histoire. Pour ma part, j'ai eu une préférence pour Sorenz, qui incarne le héros typique d'un roman d'heroic fantasy! Sa personnalité est ambiguë et il est plein de mystères, et tout au fil de sa découverte, on ne peut que s'attacher de plus en plus à lui et à son désir de renverser le pouvoir. Jusqu'aux dernières pages, on a espoir en lui et en ses stratégies de guerre. 


Saint Etoile est le premier personnage que l'on rencontre, et j'ai aimé son caractère, ses petits vices, et surtout ses échanges avec Morde, qui est, quant à lui, l'un des personnages les plus hilarants. Implanté dans le crâne de Saint Etoile, il nous sert de délicieux dialogues et punch line tout au long de ses échanges avec son propriétaire. Cela apporte de l'humour et un peu de légèreté à ce récit.

Les femmes sont aussi bien représentées dans cette histoire, avec principalement Maeve la morguenne, qui vient des Havres et maîtrise une certaine magie. A sa manière, elle représente également la liberté : dans ses relations, mais aussi dans son envie de partir sur les Océans. 
Sigalit  a un passé mystérieux et deviendra un élément clé dans la révolution qui se prépare à Serna-Chernik.
Je reviens sur Domnenica, la nonne, c'est un des personnages secondaires qui m'a vraiment marqué et que j'ai adoré redécouvrir. Sa quête est noble, et elle est surprenante au combat. J'ai aussi aimé rencontrer Nasha et son équipe. 
Je pense également à celles qui m'ont laissé perplexe comme Othilie, ou la princesse Yule.

Je ne peux pas m'étaler sur tous les personnages car il y e n a une sacrée panoplie et je préfère que vous les découvriiez par vous même !


" Il parlait de changement. Il expliquait que le peuple pouvait renverser un empire, que cela s'était déjà vu., que cela se verrait encore. Mais aussi, il disait que les hommes n'avaient pas uniquement besoin de pain, de toits lorsqu'il pleuvait, de bois pour le feu en hiver. Ils avient besoin d'être libres. Libres quelques que fussent leurs talents, leurs religions, leurs amours. Libres de pratiquer la magie, de vénérer le Verbe Créateur, le Feu ou la Dame des Mers tant qu'ils laissaient en paix leurs contemporains. Livres d'aller et venir dans tout l'empire, sans servage, sans péage, sans murs et sans barrières"

Un tel monde peut il exister? Estelle Faye va nous montrer tous les vices et les noirceurs de l'Empire existant : les traîtres à l'Empire (notamment ceux qui auraient lu l'ouvrage profané "de la fin de l'Empire") se retrouvent asservis dans les mines de Katow Ser à survivre dans des conditions atroces, des enfants sont kidnappés, sans savoir dans quel but, des révolutions sont en marche, la magie est interdite dans de nombreuses contrées de l'Empire, et beaucoup de secrets sont cachés aux yeux des habitants. L'histoire de l'Empire est bâtie sur une légende afin d'effrayer les personnes qui désireraient se rebeller. Tout au long du livre, on peut découvrir cet esprit de dark fantasy. Si à la base je m'attendais à découvrir ceci avec beaucoup plus de transparence, durant ma relecture, je me suis rendue compte qu'Estelle Faye cherchait avant tout à rendre ce monde réel, sans faire de surenchère de Dark Fantasy, mais en racontant aux lecteurs quelques bribes de vie que traversent nos héros. Suicide en masse, esclavage, mutilation, quartiers pauvres....


Ce chant, elle ne l'avait jamais entendu, mais elle savait de quoi il s'agissait. C'était la complainte des êtres d'eau, la mélopée dont ils se servaient pour attirer les enfants sur la plage à marée basse et les noyer dans les trous d'eau. 


Au niveau mythologie, on retrouve des inspirations nordiques, arabes et celtes (il me semble). J'ai aimé découvrir tous ces monstres et créatures surnaturels : goules, golems, ashrays, vouivres, métamorphes etc etc.... Comme dans tous ses romans, Estelle Faye parvient à les intégrer et nous faire croire qu'ils existent réellement ! 

En bref, vous aurez certainement compris que j'ai finalement adoré cette lecture, très riche, très dense. Pour l'avoir déjà relu, je pense que d'autres relectures seraient bienvenues tant Estelle Faye injecte des détails dans son univers. Je suis certaine que chaque relecture apportera son lot de nouveauté, et de réponses.
Apparemment, Estelle est en train de travailler sur une suite, et je serai heureuse de la découvrir, car après une telle aventure, j'ai envie de savoir ce que sont devenus l'ensemble des personnages, et quel monde ils ont crée ensemble! 




mardi 10 avril 2018

SIRIUS, de STEPHANE SERVANT #SCIENCEFICTION #PLIB2018

Paru en Août 2017
#ISBN:9782812614330
480 pages
Livre papier
Edition le rouergue / collection Epik

Alors que le monde se meurt, Avril, une jeune fille, tente tant bien que mal d'élever Kid. Entre leurs expéditions pour trouver de la nourriture et les leçons données au petit garçon, le temps s'écoule doucement... jusqu'au jour où le mystérieux passé d'Avril les jette brutalement sur la route. Il leur faut maintenant survivre sur une terre stérile pleine de dangers. Stéphane Servant, avec tout son talent de conteur, nous plonge dans un univers post-apocalyptique aussi fascinant que vénéneux. Une lecture addictive ! 

Lorsque PikoBooks a parlé de ce roman dans ses instastories, j'ai immédiatement été intriguée par lui. Peu encline aux histoires post-apocalyptique, c'est l'écriture qui m'a donné envie de me plonger dans ce récit. Et dès les premières pages, en effet, j'ai été conquise par le style de Stéphane Servant. Sa plume est à la fois poétique, onirique, brute, et très agréable à lire.



A travers les personnages principaux de Kid et d'Avril, on découvre un monde en plein changement. La nature reprend ses droits, l'humanité s'éteint, la procréation se fait de moins en moins et à tous les niveaux : faune, flore, et humains. Que s'est il passé pour en arriver là? Stéphane Servant entraîne le lecteur à réfléchir à de nombreux thèmes telle que le traitement fait aux animaux, les réfugiés, les guerres, la pollution, ...

Mais le roman va beaucoup plus loin, les rencontres avec les personnages secondaires sont très percutantes, on ressent la solitude, le desespoir de ces personnes qui n'ont plus rien et sont contraints de vivre seuls. 
On prend en pleine figure l'importance d'aimer, que ce sentiment est vital à la survie de l'Homme et de l'Animal. C'est ce qui nous donne l'espoir. 

Kid est absolument attachant! Je l'ai aimé et il restera très longtemps dans ma mémoire. Ce petit garçon qui apprend à vivre dans un nouveau monde, avec l'aide d'Avril sa soeur adoptive. Il est plein de ressources, il comprend les choses mieux que quiconque. Un élément qui ressort souvent dans les avis est son langage. En effet, au début du roman, on voit que Kid parle normalement pour un garçon de son âge, mais très rapidement, on a l'impression qu'il "regresse". Pour ma part, j'ai trouvé cela complètement captivant. J'ai rapidement compris qu'il faisait communion avec les animaux, que son esprit primal prenait le dessus. Qu'il subtilisait les mots inutiles pour aller droit au but. Son langage extérieur semble "pauvre" et réduit, alors qu'on se rend compte que lors des passages omniscients, son langage mental est bien plus développé et compréhensif. 

L'auteur fait aussi une part belle aux animaux dans ce récit. Je n'ai aucune connaissance biblique, mais j'ai pourtant beaucoup pensé à l'Arche de Noé. Kid arrive à saisir et à communiquer avec différents animaux, tel qu'Esope, Un, Sirius ou Artos. C'est très beau et ca nous fait réflechir sur ce qui est essentiel. 

Quant à Avril, c'est un personnage complexe, auquel on s'attache aussi facilement. On comprend les différentes phases qu'elle a vécu au moment de l'apocalypse. Comment elle a pensé les choses, pourquoi elle a fait telle action, et pourquoi elle a regretté. C'est un personnage fort et courageux, qui ferait n'importe quoi pour préserver Kid.

Les personnages secondaires ne nous laissent pas non plus indifférents. A commencer par Madame Mô, cette femme bienveillante qui aide les enfants. Rosine m'a beaucoup fait de peine, mais m'a également fait peur. Je me suis demandée ce qu'elle serait prête à faire pour avoir la considération de Kid.... Le conteur est l'un des personnages les plus marquants également. Il se fie  à l'instinct de son âne, ne prend aucune décision et se laisse porter sur les chemins. Son histoire est difficile, il s'est forgé une carapace qu'il brisera au fil de l'histoire. Rafik, lui donne du souffle, tout en rappelant les conditions extrêmement difficiles des réfugiés. Enfin, l'un des personnages ambigus est Darius, une étoile noire. C'est le chef d'un groupuscule extrêmiste. A la fois violent, j'ai aussi ressenti en lui un desespoir, une chute lente de son mental face à ce que la nature impose. 
Chaque personnage est ambigü. En exploitant ainsi ses protagonistes, (et en réfléchissant à tous les thèmes abordés) on réalise rapidement que l'auteur ne prend pas ses jeunes lecteurs pour des idiots. Ce roman est classé en Young Adult, et il a de quoi amener à de nombreuses discussions, voire même une étude scolaire tellement il y a de choses à dire sur ce petit chef d'oeuvre! 

Je voulais aussi parler de la forme du livre : la couverture déjà est très apaisante je trouve, j'aime ces couleurs vert emeraude. La structure narrative est originale : on commence par le chapitre 70 pour revenir doucement au chapitre 0 puis repartir dans le bon sens. C'est très emblématique d'une renaissance et d'un nouveau monde, et cela met de l'espoir après avoir passé de nombreux passages difficiles. J'ai aussi trouvé le découpage des chapitres super bien faits! C'est la première fois que je m'attarde sur ce point mais cela m'a sauté aux yeux. Chaque fin de chapitre laisse sur l'envie d'en apprendre plus, et la disposition des pages est aussi bien placée...

En bref, vous l'aurez compris, c'est un IMMENSE COUP DE COEUR que j'ai eu pour ce roman! J'ai rarement été aussi emportée par les émotions, passant moi même des larmes au désespoir, à l'espoir, à l'union avec les animaux, à la peur du lendemain, mais aussi à l'envie de croire que tout n'est pas fini! 
J'ai pris énormément de temps à le lire, peut être plus d'un mois, car c'est le livre que je lisais à mon bébé pour sa sieste de l'après midi. Et je suis ravie d'avoir mis autant de temps car je sais qu'il restera longtemps ainsi dans ma mémoire. Et je le relirai très certainement un jour!

Stéphane Servant, je vous remercie d'avoir écrit un livre aussi engagé ! 

Consultez d'autres avis sur le site du plib.fr .




vendredi 2 février 2018

LES SOEURS CARMINES T1 : LE COMPLOT DES CORBEAUX , D'ARIEL HOLZL #PLIB2018


Paru en Mars 2017
#ISBN:9782354085452
304 pages
Livre numérique
Editions Mnemos / Collection Naos
Finaliste du #PLIB2018


 Merryvère Carmine est ce qu’on appelle dans la ville de Grisaille une monte-en-l’air, un oiseau de nuit qui court les toits et les appartements bourgeois pour gagner sa vie et celles de ses soeurs, Dolorine et Tristabelle. Fauchées comme les blés, les soeurs Carmines, orphelines, partagent une vieille bicoque près de la falaise, à l’écart de la ville où les mœurs sont plus que douteuses. On s’y assassine allègrement, on s’encanaille goulument et huit familles nanties luttent en sous-main pour le trône. Il faut dire que Grisaille a le chic pour rassembler les coquins, et derrière les portes cossues des manoirs, loin des faubourgs crasseux et des ruelles coupe-gorges, vampires, nécromanciens et maîtres du feu s’affrontent. Dans ce tumulte, les Carmines tentent de tirer leur épingle du jeu…

Le complot des corbeaux est le premier tome de la trilogie des Sœurs Carmines, publiée dans la collection Naos.
Nous découvrons l’histoire de trois sœurs : Tristabelle, Merryvère et Dolorine, qui tentent de survivre dans une ville appelée Grisaille, depuis la disparition de leur mère.
Dans le complot des corbeaux, nous suivons Merryvère, la cadette. C’est grâce à ses compétences de monte-en-l’air (voleuse) qu’elle subvient aux besoins de sa famille.
La première scène nous plante directement le décor : Un cimetière, dans lequel Tristabelle se sert de ses atouts physiques auprès de jeunes hommes qui profanent une tombe pour  permettre à sa sœur de dérober un objet. Cela sera le début.. Des emmerdes !

On est immédiatement transporté dans l’univers décalé mis en place par l’auteur : Déjà par la ville. « Grisaille » rappelle fortement les univers foisonnants de Tim Burton. Tout est brumeux, gris, mystérieux, et malsain. La pauvreté est présente, et s’oppose aux riches aristocrates. Egalement, la ville est découpée en quartiers, dirigés par diverses créatures : vampires, sorcières etc !
Cela amène un dépaysement réussi et j’ai aimé observer la vie de cette ville à travers les toits qu’empreinte Merry ou les courses poursuites dans les ruelles.

L’autre point fort du livre, ce sont les personnages. Ariel Holzl dépeint avec brio trois caractères diamétralement différents : Merry est certainement la plus anodine, en dépit de ses capacités de voleuse. Elle a la tête sur les épaules, s'inquiète vite pour ses sœurs. Elle est aussi très maladroite, ce qui a pour conséquence de la mettre rapidement dans les embrouilles  - et de nous faire bien rire au passage !
Dolorine est la benjamine, et qu’est ce que je l’ai aimé !! Elle voit les fantômes, et emmène sa poupée « Mr Nix » un peu partout. Sauf que Mr Nix a été fabriqué par Mr Gentil (qui n’est pas si gentil) et qui implante les cheveux de tueurs sur ses poupées qui prennent conscience. Du coup, cela engendre des discussions très étranges entre la petite fille et sa poupée psychopathe ! De plus , la tenue de son journal intime qu’on entrevoit dans le roman permet un véritable vent de fraicheur, et d’attendrissement ! D’un côté, c’est sacrément bien joué par l’auteur, qui permet d’instiller beaucoup d’humour et de jeux de mots face à l’innocence et la naîveté de sa jeune héroïne ! J’ai hâte de la découvrir mieux, tous les passages la concernant étaient un vrai régal J
Enfin Tristabelle : L’aînée. Elle est froide, arrogante, prétentieuse ! Elle m’a a la fois fait rire et agaçée ! Elle ne pense qu’aux apparences, et l’auteur arrive une nouvelle fois à bien retranscrire ses traits de caractère !

L’écriture est super fluide, prenante, il y a de nombreux rebondissements et on tourne les pages à toute vitesse !


En bref, j’ai passé un excellent moment avec ce premier tome des sœurs carmines ! 



mardi 16 janvier 2018

CHRONIQUES HOMERIDES T1 : LE SOUFFLE DE MIDAS, D'ALISON GERMAIN #URBANFANTASY

"Entre tes mains, fille d’Homère, brûle encore le pouvoir des Dieux."
Avant de parler de ce que j'ai pensé de cette lecture, je tiens une nouvelle fois à remercier mon amie Claire pour m'avoir très gentiment offert ce roman, qu'elle m'a fait dédicacer lors des Hallienales ! 

Les Chroniques Homérides, j'en entends parler depuis quelques années maintenant, principalement sur la chaîne booktube d'Alison : Lili bouquine. Passionnée de mythologie , elle avait  son histoire depuis longtemps, et elle a pris le temps de la travailler, pour le plus grand plaisir des lecteurs.
Ce sont les éditions du chat noir qui lui ont donné sa chance d'être publiée. Connaissant un peu le travail de qualité de cette maison, j'avais donc peu de doute sur l'histoire de Louise et de son souffle de Midas.  

Dans ce récit, on découvre Louise, une femme d'un peu plus de 20 ans, qui vit dans les Cornouailles anglaises, plus précisément à Falmouth (Ouiiii j'ai pu visiter un peu cette région, j'avais adoré! Selon les coins, on ressent énormément de mystères et cela permet de faire parler son imagination!)


Etudiante, elle comble ses heures libres en travaillant dans une boutique ésotérique qui vend principalement minéraux et pierres précieuses. Autant vous dire que cette première approche m'a beaucoup plu! Mon amour pour l'Angleterre est indemne depuis plus de 15 ans maintenant, et j'aime tout ce qui se passe là bas! J'ai aussi été très surprise d'apprendre qu'Alison s’intéresse à ce domaine! J'ai trouvé cela original, même si l'ésotérisme rappelle très vite la sorcellerie, et donc certaines sagas chouchous de l'autrice (comme Outlander de Diana Gabaldon, ou le livre perdu des sortilèges de Deborah Harkness) Mais la référence s'arrête là, puisque Lili ne nous entraîne pas dans une histoire de magie, mais dans la mythologie grecque.... Un soir, en rentrant chez elle, Louise va être témoin d'un meurtre et va être blessée en voulant s'enfuir. Le lendemain, elle se retrouve saine, dans son lit, mais personne ne croit en son histoire puisque le corps de la victime a disparu, et qu'ils ont retrouvé Louise bien plus loin que là où elle prétendait être. De plus, elle découvre sur elle de la poussière d'Or. Qu'est ce que cela veut dire? La seule personne qui va la croire est Angus Fitzgerald, un détective privé...

J'ai trouvé cette lecture plaisante, déjà par l'écriture très soignée :  Aucune répétition, on sent qu'Alison s'est appliquée sur chaque phrase, chaque réplique, chaque description. Cela dit, j'ai ressenti une gêne au bout d'un moment. A force de travailler l'écriture, j'ai trouvé qu'elle perdait de la spontanéité, et que l'ensemble était peut être un peu trop "scolaire" (ne pas le prendre au sens péjoratif, mais dans le sens où c'est trop sous contrôle) et lorsque certaines scènes devaient être émouvantes, ou émoustillantes.... Je n'ai malheureusement rien ressenti. 

L'approche de la mythologie grecque est intéressante, et c'est ce point qui intéressera nombre de lecteurs.   Il est rare, en urban fantasy, de découvrir des récits qui présentent d'autres créatures que les vampires, les loups-garous, les fantômes, les zombis, les faës etc... Ici, on est en plein dans les légendes d'Homère. elle nous rappelle quelques mythes avec beaucoup de simplicité, et ce fut un plaisir de redécouvrir ces histoires (notamment celle de Midas). La suite de l'aventure devrait nous emmener dans la cité d'Hestiapolis et j'ai hâte d'en apprendre plus sur la mythologie et sur l'univers réinventé par Alison! J'ai vraiment trouvé l'approche fantastique bien amenée, et originale.

Il y a de nombreux personnages principaux, et secondaires. Tout d'abord Louise. L'histoire étant écrite d'un point de vue omniscient, nous découvrons tout en même temps et nous nous prenons d'empathie pour cette jeune femme qui n'a rien demandé et va voir sa vie chamboulée du jour au lendemain. Et le souffle de Midas, dont elle a hérité, est aussi bien un don qu'une malédiction! Difficile d'avoir une vie classique avec un tel pouvoir, surtout quand on ne sait pas le maîtriser.. 


Angus m'a bien intrigué et attiré! Sa relation avec Louise est ambigüe, passant d'un rôle de protecteur sous son étiquette de détective privé, à celui de séducteur en ne laissant pas la jeune femme indifférente.

Je me pose énormément de questions sur Jasmine, Moira et surtout Nicholas O'Flammel.. Ce nom est il si innocent que cela ou y-a-t-il un lien avec l'alchimiste?  

La fin arrive assez vite par rapport au reste du récit (il faut passer une centaine de pages pour entrer dans le vif du sujet) et m'a laissé sur une belle surprise! Vivement la suite :)  


Les Chroniques Homérides est un dyptique écrit par Alison Germain, aka Lili Bouquine.. On prend le temps de découvrir l'univers crée par Alison Germain. Mythologie, course-poursuites, prophéties, personnages intriguants, voyage en Europe, cité perdue... Ce roman plaira à de nombreux lecteurs aimant l'urban fantasy et souhaitant découvrir un univers rarement utilisé dans le genre. Pour un premier roman publié, je salue le travail d'Alison Germain sur le soin apporté à son écriture et son univers! 

Roman en lice pour le Prix Littéraire de l'Imaginaire BooktubersApp
#PLIB2018
#ISBN:9782375680537