Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue… Peu à peu elle découvre l’amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu’il n’y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique de quitter ses certitudes…« Ils prétendent qu’en guérissant de l’amour nous serons heureux et à l’abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu’à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l’amour ne serait-ce qu’une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge. »
Mon avis :
Lauren Oliver est une de ces auteurs qui fait parler d'elle grace notamment à son one shot " Le dernier jour de ma vie qui fut très plébiscitée lors de sa sortie, mais également grace à sa trilogie Delirium. Je pensais la découvrir avec son premier titre, mais finalement, lorsque Gilwen et moi nous sommes inscrites au challenge Livra'deux pour Pal'Addict, ce fut l'occasion pour moi de sortir ce premier tome de ma bibliotheque ebook!
Que faire quand on vit dans une société dans laquelle l'amour est reconnue comme une maladie, un virus, et que la science oblige d'éradiquer dès l'entrée dans l'âge adulte? L'amour, sujet courant dans la littérature, est ici très bien abordée et nous pousse à se poser des questions, où du moins à se faire des réflexions qu'on oublie au quotidien.
L'amour est le plus beau sentiment au monde, celui qui permet d'offrir sans demander, de partager, d'exploser de joie dans un feu d'artifice d'émotions positives, ou tout au contraire, peut complètement nuire une personne, la rendre malade, malheureuse, dépressive en fonction des évènements qui se produisent et du retour de l'être aimé.
Ici, on est dans un univers dystopique. L'histoire se déroule à Portland, et le système de vie m'a rappelé Wall-E. Un monde aseptisé, où les gens ne ressentent que peu d'émotions, qui sont liés à un partenaire après avoir subi une série de tests et qui engendrent des enfants... Mais certaines personnes sont différentes, soit ce sont des invulnérables, insensibles aux remèdes, soit ce sont des sauvages qui vivent à l'extérieur de Portland, soit ce sont des personnes atteintes du syndrome de Déliria, comme la mère de Léna, l'héroine du livre.
Déliria, ou l'amour. Dès qu'une personne commence à ressentir les premiers symptômes (qui sont simplement les premiers sentiments amoureux, l'excitation,les papillons dans le ventre, l'attente de voir l'être aimé, puis une fois qu'on est ensemble, se rendre compte que le temps file à toute allure...) la police débarque pour injecter un remède afin de stopper la maladie.
Voilà en gros commence marche la société érigée par Lauren Oliver.
Chaque chapitre commence par un extrait du livre des 3 S : manuel de la surete, santé et satisfaction.
Lena est donc le personnage central que nous allons suivre. La première partie est assez longue puisqu'on découvre sa vie quotidienne avant qu'elle ne rencontre Alex. Elle se prépare à passer les tests pour savoir avec qui elle sera affiliée, tout en s’entraînant à ne pas dire qu'elle aime Roméo et Juliette parce que c'est beau, elle cherche à contrôler chaque pensée ou chaque mot qui pourrait éviter de faire croire au jury qu'elle est sensible et que sa mère était atteinte du syndrome, et que cela pourrait lui arriver aussi.
Elle craint la société à tel point qu'elle n'arrive pas à être naturelle. Elle passe son temps avec Hana, l'amie d'enfance avec qui elle a partagé les 400 coups! De fous rires en querelles, on ressent quand meme une amitié et un amour très solide entre ces deux nanas. On découvre les membres de sa famille, sa soeur, sa tante, la façon dont elle vie, ses loisirs, son ptit job... Jusqu'au jour où elle croise le regard d'Alex, un jeune homme de 19 ans, qui va l'attirer dans son monde et surtout lui faire découvrir l'amour!
L'histoire est touchante, comme je suis fleur bleue, j'adore lire les premiers sentiments amoureux, ceux qui mettent des frissons et qui font rosir les joues! Lena nous ouvre son coeur en nous racontant l'histoire de sa mère, nous indiquant ainsi comment fonctionnait la société avant que celle ci ne disparaisse. Alex, lui, est de l'autre côté de la frontière de Portland, et va permettre à Lena de découvrir la nature et son passé opposé au sien. L'histoire d'amour va se créer petit à petit, tel Roméo et Juliette qui cherche à se retrouver dans des mondes opposés! On se rappelle surtout que l'on se sent invincible lorsqu'on est porté par l'amour, et prêt à franchir tous les obstacles pour gagner la liberté de s'aimer!
J'ai beaucoup aimé les descriptions faites par l'auteur, que ce soit à Portland, on a l'impression de vivre dans la ville, les plages sont bien décrites, les couleurs des couchers du soleil... ainsi que la partie où Léna découvre la nature et tout ce qui se passe autour de cette société dictatoriale.
La fin arrive brutalement, c'est difficile, j'ai imaginé différents scénarios mais l'auteur a réussi à me surprendre et du coup, vu que le tome 2 est déjà dans ma PAL, je pense le commencer dans la foulée!
Note : 8/10






