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mercredi 21 mai 2014

Phaenomen, d'Erik L'Homme

Pour le personnel de la Clinique du Lac, Violaine, Claire, Nicolas et Arthur ne sont que des fous, des idiots ou des bons à rien. Pas vraiment des héros. Et pourtant... Quand le seul médecin qui se soucie d'eux est enlevé, ses jeunes protégés se lancent sur ses traces. Sans se douter qu'ils sont aussi sur la piste d'un des plus grands secrets du XXe siècle. Leur vie ne sera plus jamais la même. L'histoire de l'humanité non plus. Une course-poursuite haletante, où quatre adolescents vont puiser dans leur handicap la source de pouvoirs surnaturels.




Mon avis : 

Il s'agit là d'une histoire d'amitié entre 4 adolescents différents, considérés comme fous, qui sont intégrés dans l'hopital psychiatrique de la clinique du Lac à Geneve. Lorsque leur docteur préféré, "Doc" se fait kidnapper, les enfants vont s'enfuir et tenter de le retrouver et savoir ce qu'il protégeait.  A travers les énigmes et les charades du Doc, les enfants vont parcourir certaines régions de France, réussissant à se débrouiller par leur propre moyen, prenant en même temps de grands risques pour leur vie. Ils vont sortir de ce premier tome grandit, mais également encore plus intrigués par la découverte qu'ils vont faire une fois toutes les énigmes résolues. Leur "road-trip" ne sera pas de tout repos puisqu'avant leur départ, les jeunes ont pris un livre qui semblait être la solution pour retrouver le medecin, mais cela va entrainer 3 "vilains" à leur recherche, le chef, la tête, Clarence, un homme qui malgré sa malveillance m'a beaucoup plu, et ses gros bras. Ce schéma m'a rappelé les dessins animés de notre enfance, par exemple Bibifoc :)

Bref, au niveau de l'histoire, j'ai adoré les enfants, ma préférence allant pour Arthur, le petit génie ; et l'humour de Nicolas! Violaine a  un don très sympathique, en prenant en considération que c'est super original !  Et enfin, il y a Claire, cette jeune fille qui a de gros problèmes d'équilibre, qui est douce et discrète!

Au niveau du style de l'auteur, on retrouve ce qui le caractérise bien : Le lien avec la nature, dans ce roman, il nous fait parcourir de nombreuses régions de France pour notre plus grand bonheur, mais aussi l'humour, ici lié à Nicolas, mais que l'on retrouve au travers des énigmes, et enfin la quête et le  libre arbitre ! Deux thématiques qui semblent très importantes pour Erik L'Homme!

Qu'est ce que j'aurai aimé découvrir ses romans en étant pré-ado! J'aurai très certainement adoré encore plus qu'aujourd'hui où je les aborde d'une autre façon! A 11 ans, on est innocent et on comprend parfois très facilement les messages passés dans les livres, on s'identifie aux autres héros de l'histoire, et on vit encore plus les romans jeunesses!

En tout cas, vous l'aurez compris, encore une fois, la plume de l'auteur m'aura séduite et convaincue et je ne tarderai pas à acquerir la fin de cette trilogie!

Cette lecture me rappelle également le moment où j'ai acheté ce roman : Aux Imaginales, en 2011! C'etait la premiere année où j'y allais et j'étais impatiente de rencontrer Erik l'Homme! J'en avais meme oublié mon appareil photo sur sa table!!


Note : 8,5/10

mardi 7 janvier 2014

Therese et Isabelle, de Violette Leduc


«Isabelle allongée sur la nuit enrubannait mes pieds, déroulait la bandelette du trouble. Les mains à plat sur le matelas, je faisais le même travail de charme qu’elle. Elle embrassait ce qu’elle avait caressé puis, de sa main légère, elle ébouriffait et époussetait avec le plumeau de la perversité. La pieuvre dans mes entrailles frémissait, Isabelle buvait au sein droit, au sein gauche. Je buvais avec elle, je m’allaitais de ténèbres quand sa bouche s’éloignait. Les doigts revenaient, encerclaient, soupesaient la tiédeur du sein, les doigts finissaient dans mon ventre en épaves hypocrites.» Dans Thérèse et Isabelle, longtemps censuré, Violette Leduc tente de «rendre le plus minutieusement possible les sensations éprouvées dans l’amour physique». Voici des pages âpres et précieuses, d’une liberté de ton qu’aucune femme écrivain n’avait osé prendre en France avant elle.

Mon avis : 

Le mot qui me vient en pensant à cette histoire est FEMININ. 2  jeunes femmes en pensionnat dans les années 50 qui s'aiment et découvrent leurs corps et les plaisirs charnels. Beaucoup de métaphores avec les fleurs et les couleurs. Des instants volés et passionnés décrits de façon douce et délicate.

Ce livre n'est pas comparable aux récits érotiques d'aujourd'hui. Il faut le replacer dans son contexte : Tout d'abord paru en 1954, le roman a été censuré puis réedité de façon réduite en 1968. Folio a recu les droits de le réediter en intégrale en 2000. A l'époque, c'était innovateur! Vous vous rendez compte, à l'après guerre, raconter l'histoire d'amour entre deux jeunes femmes de 17 et 18 ans? L'histoire se déroule sur 3 jours et c'est ce que j'ai regrettté. C'est qu'en si peu de temps et de pages (143), nous n'avons pas le temps de nous attacher aux personnages. Certains dialogues sont décousus (ceux qui concernent leurs retrouvailles sont brefs et vont droit au but, sans pour autant heurter la sensibilité des gens, car l'auteur a surtout voulu décrire la delicatesse des sentiments féminins à travers le récit et les descriptions).

Isabelle est plus directive que Therese et c'est elle qui va l'entraîner dans les jeux de la chaire, poussant un peu plus loin chaque découverte de leur corps, que ce soit la nuit ou au détour d'un couloir de la pension. Elles devront rester discrètes et n'éveiller aucun soupcon, ce qui rend leur histoire encore plus dévorante pour l'une comme pour l'autre.

Je remercie Livraddict et les éditions FOLIO de leur confiance quant à l'envoi de ce service presse.

Note : 6/10