dimanche 1 mars 2020

Je suis ton soleil, de Marie Pavlenko



Déborah démarre son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui s'acharne à les dévorer. Mais ce n'est pas le pire, non.


Le pire, est-ce sa mère qui se met à découper frénétiquement des magazines ou son père au bras d'une inconnue aux longs cheveux bouclés ?



Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l'aide, des amis, du courage et beaucoup d'humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil.



Je remercie vivement les éditions "J'ai lu", grâce à qui j'ai pu lire la version poche (la couverture est super fun d'ailleurs!)

Avant d'aborder le livre, j'ai apprécié ouvrir le colis dans lequel se trouvait le roman. "J'ai lu" prend soin de ses lecteurs (à mon plus grand plaisir!)
C'était un vrai unboxing, c'était super chouette! Dedans se trouvaient : un tote bag j'ai lu, des graines de coquelicots que nous planterons très bientôt, des décos en papier pour mettre dans des carnets d'écriture, un sachet de thé.... C'était vraiment chouette, MERCI !

Ce livre a tout simplement été un GROS COUP DE COEUR! Il est bouleversant, émouvant, met la tête à l'envers tellement il est empli de justesse dans les émotions et dans les traversées des personnages. Je me suis sentie à la fois proche de Debo, de sa maman, de ses amis, de son père... 

Je suis ton soleil raconte une tranche de vie durant une année scolaire, et pas n'importe laquelle : celle du Bac, celle de l'âge où on quitte l'adolescence pour devenir adulte, celle où on fête ses 18 ans, où on a soif d'indépendance et surtout, l'âge auquel le monde de Debo s'écroule sur de nombreux niveaux, à commencer le plan familial, lorsqu'elle découvre que son père a une maîtresse....

Tel un château de carte, Debo va se laisser sombrer, se renfermer, s'éloigner de sa meilleure amie Eloïse. Puis elle va être "repêchée" par Jamal, avec qui elle va se lier d'amitié et qui formeront rapidement un trio avec Victor, le beau gosse sur lequel Deborah craque... Mais qui est déjà en couple. 

L'évolution de Deborah est tellement réaliste, je suis certaine que 90% des lecteurs sauront se retrouver à un moment ou un autre dans ce qu'elle ressent et ce qu'elle traverse. On ne peut rester de marbre face à ce qu'elle vit, à ce moment de la vie où on est poussé à grandir et évoluer, à voir les choses autrement, à réaliser que sa maman ne va pas bien du tout, qu'elle sombre dans une dépression latente. On a envie que Victor se penche sur elle pour l'embrasser au détriment de son couple, car on voit bien qu'il y a plus que cela entre eux. On a envie de la voir s'amuser pour fêter ses 18 ans au lieu d'être témoin de ce qu'elle vit. J'ai été touchée par ce personnage car il est bien développé, bien cerné, et réel. 

J'ai aussi été énormément touchée par la maman, qui, comme évoqué ci dessus, sombre dans une dépression, et qui va avoir des mots (et des maux) qui m'ont totalement bouleversé et m'ont amené les larmes aux yeux en quelques secondes. Elle s'accroche à ce qu'elle peut et trouvera une sortie de secours et un nouvel élan dans sa vie. 


A côté de cela, on suit aussi la construction des autres personnages, les plus marquants étant Jamal et Eloïse.


Jamal est orphelin, vit chez sa tante Leila, est fasciné par les mygales qu'il apprivoise. Il est aussi en pleine explosion intérieure et va facilement dévoiler qui il est à Deborah. 


Eloise, elle, a un parcours bien différent. Elle ressemble beaucoup à la nana qui se la pète dans les couloirs du lycée, accrochée au bras de son mec trop canon, qui oublie sa bff aussi vite que le programme TV. Puis des évènements bouleversants vont se produire, qui vont à son tour la faire évoluer et donner un autre sens à sa vie. De ce moment, elle va se rapprocher de la mère de Debo, qui en aidant la jeune femme, s'aidera aussi dans sa propre reconstruction. 

Les messages sont beaux, les mots sont fluides, percutants, bouleversants. A de nombreuses reprises, je me suis retrouvée le mouchoir à la main, ou bien à éclater de rire.

C'est un roman contemporain frais, actuel, juste, que je relirai à coup sur au fil du temps (et peut être au fil des années de ma fille pour ne pas oublier que 17 /18 ans, c'est un âge où tout est bouleversé, les hormones en pagailles, et en plus, trouver sa voie pour le futur....pas facile cette phase).



Moi à 18 ans, je m'apprêtais à partir pour une année de BTS à Annemasse, où ce fut l'année de ma recherche de personnalité (l'ai je trouvé? je me pose toujours la question à ce jour) et  surtout l'année de "liberté" loin de mes parents, où je le reconnais, j'ai fait n'importe quoi, j'ai fréquenté de mauvaises personnes, j'ai fumé des joints, j'ai bu, j'ai séché les cours, je me suis fait voler pas mal d'argent pour la jeune adulte que j'étais. Cette phase, je l'ai voulue à l'époque, car je m'étais toujours sentie surprotégé par mes parents (Dieu que je les comprends à présent) et j'avais besoin de tester mes propres limites. Heureusement j'ai quand même rapidement trouvé le droit chemin car à l'amour de mes parents et à leur bienveillance et compréhension.



"Il sera avec Adèle. Il ira la chercher demain. L'embrassera demain. La caressera demain.
Je vais relire "Les fleurs du mal", histoire de me remonter le moral"

"Le sol tremble, les murs s'écroulent. Je suis un chagrin, une douleur, je suis une petite fille terrorisée par les ténèbres.Ma mère a voulu mourir. Elle a voulu m'abandonner pour toujours"

"Bonjour,
Nous informons notre aimable lectorat que les quatre dernières lignes de dialogues sont un pur fantasme de Déborah Dantes. Cette conversation n'a pas eu lieu dans la vraie vie. Nous reprenons  donc la vérité là où nous l'avions laissée, et prions notre aimable lectorat de nous excuser pour la gêne occasionnée"




samedi 22 février 2020

Charley Davidson #9 : 9 tombes et des poussières, de Darynda Jones

Charley Davidson - Tome 9 : Neuf Tombes et des Poussières de Darynda Jones Neuf_t10


Dans un petit village de l'état de New York réside Jane Doe, une fille sans souvenir de qui elle est ou comment elle est arrivée là. Alors quand elle se met à travailler dans un restaurant et commence peu à peu à réaliser qu'elle peut voir les morts, elle est un peu surprise. Des étrangers s'immiscent dans sa vie. Ils semblent savoir des choses sur elle. Des choses qu'ils cachent par des mensonges ou des demi-vérités. Rapidement, elle ressent quelque chose de plus sombre. Une force qui souhaite lui faire du mal, elle en est persuadée. Son salut vient sous la forme d'un nouvel ami à qui elle pense pouvoir se confier, et au cuisinier, un homme au physique ravageur dont le souvenir est éblouissant et le toucher brûlant. Il reste proche d'elle, et elle se sent presque en sécurité avec lui.

Mais personne ne peut échapper à son passé, et plus les mensonges l'entourent - même de la part de ses nouveaux amis - plus elle est désorientée, jusqu'à ce qu'elle soit confrontée à un homme envoyé pour la tuer. Envoyé par les forces les plus sombres de l'univers. Une force qui ne s'arrêtera que lorsqu'elle sera morte. Dieu merci, elle a un Rottweiler. Mais cela ne va pas l'aider dans sa quête d'identité et pour récupérer ce qu'elle a perdu. Cela demandera tout son courage et un peu du pouvoir qu'elle sent comme de l’électricité dans ses veines. Elle a presque pitié de lui. Le diable en jeans. Le cuisiner désarmant qui ment chaque fois qu'il respire. Elle découvrira la vérité même si cela doit la tuer. Ou lui.




Un an... moi qui avait adoré la fin du 8 et qui pensait enchainer les autres tomes.. .j'ai quand même eu le don de réussir à attendre un an pour me jeter dans le tome 9! 

Peu de texte ici, j'ai eu un coup de coeur pour ce tome qui m'a transporté et m'a fait vibrer plusieurs fois!

ATTENTION SPOILERS , les gens qui n'ont pas lu, évitez de vous avancer, je vais dévoiler beaucoup d'intrigues (ok à titre personnel, pour pouvoir m'en rappeler si je mets un an à lire le suivant :))

On retrouve Charley 15 jours environ après ce qui lui arrive à la fin du tome 8. Elle est toujours dans un quartier de New York, se fait appeler Janey Deux (référence à John Doe, qui dans sa version féminine donne Jane Doe). Elle ne sait plus qui elle est, se rend rapidement compte qu'elle a de nombreuses capacités hors normes : elle voit des fantômes, elle peut leur parler et eux le peuvent aussi, et elle sait parler plusieurs langues couramment (au moins 7!)

Janey a été recueillie par une femme qui gère un petit café et va se faire embaucher là bas, le temps de trouver ses repères et pourquoi pas... sa mémoire. Là bas, elle est entourée d'une superbe équipe : Cookie, Francie, Lewis...
Oh pardon, je vous ai dit Cookie? Et bien figurez-vous que les plus fidèles clients de Janey s'appellent Och, Garett, Bob...ert !!! et qu'un super beau mâle mucho mucho sexy vient manger tous ses repas là bas....jusqu'à ce qu'il se fasse embaucher comme cuisiner.

Bref, le lecteur retrouve très rapidement l'entourage de Charley qui n'est là que pour l'entourer et l'aider dans cette terrible épreuve qu'elle traverse, sans toutefois vouloir la brusquer et lui donner le temps de retrouver sa mémoire et son identité.


Autant vous l'annoncer, Darynda Jones s'est totalement éclatée et nous offre des scènes hilarantes, comme celle par exemple où Janey parle de Bob, le mari de Cookie (et accessoirement l'oncle de Charley) en lui demandant si elle peut l'appeler Bobert puisqu'elle pense que c'est son nom complet.


On est aussi pris par les sentiments, comme le moment où Janey se lance et tente une approche séductrice avec Reyes et que ce dernier est dans l'obligation de lui dire que c'est un homme marié, qui a perdu sa femme et ne s'en remet pas... Janey, elle se dit qu'elle n'a pas de chance et que Reyes n'est probablement pas prêt à écrire une nouvelle histoire sentimentale. ooooh DESTIN!!!! 



Ce tome est vraiment vraiment bien foutu, au delà de l'amnésie de Charley, on suit également plusieurs intrigues. La première est celle dans laquelle va fouiner notre superbe enquêtrice avec un antiquaire qui semble être dans les problèmes jusqu'au cou, lorsqu'elle découvre des étrangers dans sa boutique qui creusent un tunnel... jusqu'à un pressing.... Sa curiosité prend le dessus, elle va fouiner, va finalement demander de l'aide à Bobert qui va la mettre en lien avec le FBI (la fameuse nana, j'ai oublié son nom, que Charley avait aidé dans un tome précédent) et va s'embringuer dans une histoire de kidnapping.

L'autre intrigue qui m'a énormément plu et fait frissonner est celle qui inclus Erin, sa collègue qui voue une haine personnelle à Charley sans que cette dernière n'en connaisse la raison jusqu'àu jour où l'histoire tragique d'Erin lui est dévoilée. Cette femme a perdu déjà 2 bébés de quelques mois, elle vient de donner naissance à une magnifique petite fille et une voyante/médium lui avait annoncé que lorsque Erin rencontrera une personne amnésique, cela signifiera qu'elle perdra une nouvelle fois son bébé. Quelle atrocité, je n'ai pu m'empêcher de me mettre à sa place, on imagine pas la souffrance avec laquelle elle doit survivre.


Mais Charley, de par ses pouvoirs surnaturels qui se développent de nouveau, va pouvoir aider cette femme et sa famille. J'ai eu pas mal de frissons, j'ai flippé aussi, j'ai adoré découvrir l'histoire familiale qui se tramait derrière la destinée d'Erin, et j'ai trouvé cette intrigue super bien faite!


Au fil des chapitres, Janey va surprendre quelques conversations étranges, notamment entre Och et Reyes. Elle n'arrivera cependant pas à en savoir plus puisque sa meilleure amie Cookie arrive toujours "au mauvais moment". Janey va avouer à Cookie qu'elle sait quand les gens mentent, ce qui va pousser cette dernière à lui avouer qu'elle a perdu sa meilleure amie qui s'appelait Charley et qu'elle ne s'en remet pas et que c'est pour cette raison que Cookie l'appelle souvent Charley et pas Janey. Elle va lui avouer ses capacités surnaturelles, étant convaincue que Cookie est une médium qui aide la police par ce biais..... Énormément de choses se passent dans ce tome, qui est à relire à mon avis pour profiter une nouvelle fois de la superbe mise en scène de Darynda Jones.

La fin est vraiment prenante. La dernière intrigue qui est intégrée au récit concerne le flic qui a découvert Charley après son arrivée amnésique à NY. Cette homme est en fait un... gros taré... qui va vouloir tuer Charley. Elle va finalement être sauvée in extremis par un autre homme qui est en fait un archange qui tente par tous les moyens de la tuer. Bon.. en fait, j'avoue qu'il faudrait que je relise cette partie car en écrivant ma chronique, je crois que je me mélange un peu les pinceaux.. en tout cas, Charley est finalement kidnappée par cet être surnaturel, qui veut l'enfermer dans une tourmente interminable de laquelle le seul moyen d'en sortir est de se faire rappeler par la personne qui l'a enfermée. Pour cela, l'ennemi a besoin de sang et de prononcer le nom complet et céleste de Charley. Autant dire, la tension était à son comble et j'ai vraiment super flippé!!!


Enfin, l'histoire se termine sur un deal qu'a accepté Reyes : tuer les trois Dieux D'Uzan... et si j'ai bien compris, Reyes en est un........

Bref, le tome 10 s'annonce totalement addictif !

Le seul petit bémol que j'ai trouvé et qui était déjà ressorti dans mes avis des tomes précédents est un  peu de latence dans les dialogues. J'ai eu parfois l'impression qu'ils étaient décousus et que je m'embrouillais l'esprit. Les choses semblent peut être trop évidentes pour Charley mais quand des dialogues avec des répliques courtes s'enchainent, je ne sais plus qui dit quoi et je trouve que ca crée une coupure dans la fluidité du texte.

Oh!! J'ai oublié de vous parler de Reyes. Dans les derniers tomes je le trouvais fade (me taper pas) mais à part l'imaginer dans son jean bien serré, je ne fantasmais pas sur ce book boyfriend. Et bien là, j'avoue qu'avec ce contexte, je me suis fait avoir par ce demi Dieu de l'enfer et que je l'ai trouvé totalement attirant et irresistible :) 

Allez, on se retrouve dans moins d'un an cette fois ci pour mon avis sur le tome 10 !




samedi 15 février 2020

Lames Vives, d'Ariel Holzl #PLIB2020

Lames vives, tome 1 : Obédience par Holzl


Le vif-argent coule dans leurs veines. Les esclaves sont devenus les maîtres. La République d’Obédience est née. Six destins se croisent et se brisent comme des chaînes dans ce roman aux personnages complexes et humains. Un récit d’aventure puissant, poignant et addictif sur la liberté et la lutte pour ses idéaux.


Lames vives est un roman de science fiction dans lequel on suit 5 personnages.
D'un côté, il y a Minah et Naazem, deux adolescents Haat'hi qui vivent à Pha'Rodia,  une cité flottante dans laquelle prime la pauvreté depuis la conquête d'Obédience et la création de la République d'Obédience. Ils vivent principalement de pêche, mais depuis l'apocalypse, les poissons sont totalement corrosifs et les habitants de ces lieux meurent à petit feu avec cette nourriture. Ils rêvent à une vie meilleure, surtout depuis qu'Obédience les assiège et les considère comme des esclaves. Sous réserve de "liberté", la cité de Pha'Rodia est surveillée par l'armée pour éviter toute révolte.

A Obédience, toute caste a sa place :  Les Magnites, comme Ellinor, manie les nanites et font partie de l'élite. Les nanites lui octroient certains pouvoirs. Lors du festival solaire, plusieurs magnites vont se faire accompagner de Lames Vives, des armes vivantes dans lesquelles La République d'Obédience a injecté un métal létal : le vif argent. Les lames savent qu'ils sont condamnés et que l'objectif de leur vie n'est autre que servir la République en tuant. C'est notamment le cas de Sabr, une jeune femme qui sera à la solde d'Ellinor, et de Gryff, une lame vive portée disparu. Repêché par Minah et Naazem dans Pha'Rodia, il va devenir l'allié de ces deux personnages par le pouvoir de Minah, qui est une empathe et qui a lié son âme à elle. Ainsi, la jeune femme a plus d'espoir de retrouver sa soeur prisonnière dans le Rubicond, la forteresse ultra protégée d'Obédience...

Nous allons suivre le parcours de ces 5 protagonistes et autant dire, de l'action il y en a! On ne s'ennuie pas une seconde et tout est bien expliqué, même si une fois sortie du livre, c'est difficile pour moi d'expliquer l'univers...

L'écriture est délectable, soignée, et Ariel Holzl donne des intonations différentes à tous ses personnages. Chacun d'eux est interessant à sa manière, mais j'avoue avoir eu une nette préférence dès le départ pour Naazem. J'ai aimé découvrir ce personnage dévoué, également jaloux, totalement humain, qui tente tout pour conquérir son amour de toujours et pour la protéger du danger, quitte à devenir lui même le pire danger qu'il soit. J'ai été touchée par sa sensibilité. 
Minah, quant à elle, est attachante par sa détermination et ce qu'elle est prête à braver pour retrouver sa jumelle. Craignant plus que tout les lames vives, ses barrières vont petit à petit s'ébrecher en découvrant la témérité de Gryff dans leur quête. 
Gryff est celui qui nous plonge le plus dans le coeur des Lames Vives. Par le biais de quelques souvenirs, nous apprenons comment il est devenu une arme et comment ils sont formés. Il n'hésite pas à tuer pour parvenir à ses fins. Les lames vives sont écorchées vives, totalement anihilées de sentiments, et leur rôle est d'autant plus percutant quand on découvre les pensées de Sabr.. Cela fait froid dans le dos.

Du côté d'Obédience, on découvre Ellinor, une magnite qui fait ses classes, et qui sera enrôlée pour découvrir quel est le traitre dans la nation. En effet, des choses se trament et un étudiant est dans le coup. Ellinor souffre de voir sa mère malade, atteinte d'Alzheimer, et protège du mieux qu'elle peut les jumeaux, son frère et sa soeur cadets. Elle va être d'office associée à une Lame Vive pour réussir sa quête (entre autre). On ressent dès qu'on est dans Obédience la hiérarchie et le côté très dystopique, qui peut rappeler un système à la Hunger Games (on en est loin mais c'est pour donner un ordre d'idée au sens très large). Les pires secrets et manipulations s'y trouvent, et maintenir la République va s'avérer difficile lors de l'attaque des révoltés.

Comme vous l'aurez compris, il se passe énormément de choses dans ce récit de 330 pages. 
J'ai adoré l'univers et la façon dont l'auteur nous le présente, une strate après l'autre, une caste après l'autre. 
La fin est explosive et réserve une suite bien interessante. J'espère qu'elle sortira d'ici peu, j'en trépigne d'impatience!

Ce livre fait partie des 20 pré-sélectionnés du #PLIB2020 (et à mon avis, il sera dans les 5 finalistes!)
#ISBN9782354087487



dimanche 9 février 2020

Easy Heaven #1 : L'évangile selon Juliette, d'Oren Miller



"Défenestrée par mon chat, je suis morte... ou pas". Inscrite d'office au centre de formation angélique, Juliette atterrit aux Cieux après sa mort. Pour obtenir son auréole, elle doit réussir son année de novice, ce qui est plus facile à dire qu'à faire pour la dernière de la classe. Sa première mission d'apprentie ange gardien aurait pourtant dû être simple. C'était sans compter sur un déchu complexé par ses ailes, une équipe soudée mais en travaux, des ennemis qui n'en sont pas forcément et des alliés infidèles.
Quand on pense que l'avenir de l'humanité repose sur eux... Oren Miller fait une entrée fracassante avec Easy heaven, mélange entre Good Omens et Kamelott, sa nouvelle série sarcastique et décalé à l'humour... décapant !





Quand Oren Miller / Lucie Castel a annoncé qu'elle allait être publiée chez MxM Bookmark, j'ai sauté de joie! Même si mon catalogue de livres lus dans leur édition est encore très "pauvre", il n'en reste pas moins une maison d'édition que j'aime beaucoup, et dont je sais d'avance que les romans me plairont.

Et ce fut le cas pour Easy Heaven, le premier tome d'une trilogie d'Oren Miller. Ayant déjà lu plusieurs romans multi genre de cette autrice, je sais quelque part ce que je recherche dans ses écrits : du sarcasme, une belle plume, et un moment bien divertissant. Et C'est exactement ce que j'ai trouvé dans ce roman :) 


Easy Heaven est de l'urban fantasy, dans lequel nous rencontrons Juliette, la protagoniste principale, qui se retrouve en formation celeste après une mort vraiment stupide! Elle apprend alors qu'elle va être formée par les Archanges pour accomplir sa destinée.

Admise dans cette nouvelle académie, Juliette découvre les codes et les outils nécessaires pour devenir un ange parfait : les incarnations terrestres, les téléportations, et d'autres cours spécialisés..le tout avec mission spéciale : la protection d'une femme en Ecosse. En effet, elle va devoir aider Nora à dévoiler un énorme secret de famille qui touche l'une des richesses écossaises.


Aidée de ses acolytes angéliques, elle va découvrir un monde bien plus vaste que ce qu'elle pouvait imaginer.


Au milieu des limbes invisibles, dissimulées dans les plis de la réalité, deux puissances infernales observaient la scène non sans une certaine perplexité.
- Ca recrute les fonds de bidet chez les archanges, maintenant? Interrogea le grand déchu.
-  C'est peut-être une stratégie, Asmodée. Michael est un sournois, tu le sais bien, répondit le démon des cercles majeurs.
- Attends, j'hésite. Non, non, je pense qu'elles sont juste débiles[....]

La mission sera, évidemment, parsemée d'embûches, et pas des moindres... Asmodée, un ange déchu, est quant à lui missionné pour étudier le fameux homme milliardaire ecossais afin de le faire rejoindre le clan de Lucifer...

La rencontre va être explosive, et va apporter beaucoup de rebondissement dans l'intrigue. 



Le lecteur est immergé dans ce roman, à la plume fluide et pleine d'humour, qui m'a fait sourire et rire à de nombreuses reprises. Oren Miller est de plus en plus experte dans l'art de retranscrire des situations cocaces et insolites. Le monde des anges et des démons est pour le coup super bien décrit, bien renseigné. Les protagonistes secondaires sont vraiment différents les uns des autres, et on s'attache facilement à tous.
Si vous aimez l'écriture incisive, les mondes à la supernatural, made in France, je ne peux que vous conseillez ce roman ! 

samedi 8 février 2020

Mers Mortes, d'Aurélie Wellenstein #PLIB2020



Paru en MARS 2019
368  pages
Edition Scrineo
Lecture papier
#ISBN:9782367406602
1er avis publié en avril 2019, réédité en novembre 2019 pour le plib

Un récit écologique dans un univers sombre et violent

Les humains ont massacré les mers et les océans. L’eau s’est évaporée ; les animaux sont morts.

Quelques années plus tard, les mers et les océans reviennent. Ils déferlent sur le monde sous la forme de marées fantômes et déplacent des vagues de poissons spectraux, tous avides de vengeance. Les fantômes arrachent leurs âmes aux hommes et les dévorent. Bientôt, les humains eux aussi seront éteints… Leur dernier rempart face à la mort : les exorcistes.

Caste indispensable à l’humanité, les exorcistes sont bien entendu très convoités.

L’un d’eux, Oural, va se faire kidnapper par une bande de pirates qui navigue sur les mers mortes à bord d’un bateau fantôme.

Voilà notre héros embarqué de force dans une quête sanglante et obligé, tôt ou tard, de se salir les mains



La première chose qui m'est venue à l'esprit en reposant le livre a été : "Whaou, ca a du être un roman très éprouvant à écrire".

Aurélie Wellenstein est autrice de déjà 10 romans, et dans celui ci, on ressent vraiment son implication émotionnelle quant au traitement de notre Planète, et à la destruction de celle ci par les Hommes. Ici, on se penche sur les mauvais traitements fait envers les animaux marins : Pêche intensive, marées noires, pollution par les déchets..... Et autant dire que le lecteur n'y restera pas insensible, sauf si clairement vous n'en avez rien à carrer. Mais si vous prenez ce livre, c'est forcément que la cause animale et écologique vous parle.

Oural était si proche qu'il voyait la splendeur de la mer et ses millions d'âmes qui flottaient dans la luminescence bleutée. Même dépourvue de voix, il percevait très bien sa fureur, sa douleur, sa haine et sa démence. Sauvagement assassinés, les mers et les océans charriaient au creux de leurs vagues monstrueuses le souvenir de leur supplice, et à chaque dégorgement d'écume dans le monde des humains, ils paraissaient hurler « vengeance !

Ce roman est un OVNI, je n'ai pas lu beaucoup de post-apo mais autant vous dire que je n'avais pas lu de romans avec un tel traitement du sujet. On va suivre l'histoire d'Oural, qui est un exorciste. Entendez par là que le monde dans lequel nous évoluons est un monde post apo, que les animaux marins sont tous morts, mais viennent sous forme éthérée à chaque marée montante pour rafler les âmes des Hommes et les anéantir, suite aux mauvais traitements que ces braves animaux ont subi. Oural a un pouvoir, celui de déployer un bouclier qui permet de protéger les Hommes durant les nombreuses heures de marées. Il existe peu d'exorcistes encore vivants, et encore moins avec un privilège qui accompagne le jeune Oural et pour lequel je vous laisse la surprise.

Lors d'une marée, un navire fantôme accoste, avec à son bord le mystérieux Capitaine Bengale, qui vient prendre en otage l'exorciste pour l'emmener dans sa mission ultime : celle de remonter le plus loin pour retrouver un animal légendaire : un Léviathan, afin d'accomplir une mission qui pourrait sauver l'humanité.

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Comme toujours avec les personnages d'Aurélie, je me suis très vite prise d'empathie pour Oural, de part sa particularité, mais également parce qu'on s'attache vite à des personnes qui subissent des kidnappings ! Non plus sérieusement, je l'ai trouvé super attachant, et j'ai aimé son évolution. Lui même se rend compte de son ignorance sur le Monde, et du fait qu'il a toujours été protégé et en situation de privilégié grace à son pouvoir d'exorciste.

Bengale est un personnage mystérieux, avec un charisme attirant, tout en étant à la fois dangereux. On apprend en cours de lecture sa mission, et à ce moment, on commence à pencher vers le bon côté envers lui. J'ai beaucoup aimé le découvrir, ainsi que l'équipe qui m'entoure. D'ailleurs, Aurélie Wellenstein s'est amusée à tous leur donner des noms de fleuves, de mer etc etc...

On est vraiment plongé dans ce livre, et sans jeux de mots. Chaque marée qui débarque offre aux lecteurs de nouvelles surprises, on découvre toute sorte d'animaux, raies mantas, requins, dauphins, etc etc, et ces scènes m'ont transmis des sentiments assez déstabilisants. J'ai adoré, mais je reconnais que j'ai encore un peu de mal à imaginer le fonctionnement des marées, me dire qu'une marée actuelle dure 7h, et ensuite les transposer dans cet univers futuriste en imaginant le dur labeur que doit entreprendre Oural. 

Le thème m'a énormément touché, et ce fut une lecture éprouvante, car je suis sensible au sujet. La fin est également difficile, Aurélie fait un choix, ou du moins ses personnages ont fait un choix qu'il n'a pas du être facile à transposer sur papier! 


Je remercie une nouvelle fois Aurélie pour m'avoir offert une lecture immersive, avec un thème résonnant en moi! Vivement la lecture de son prochain bébé :)

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Ce livre fait également partie des sélectionnés du #PLIB2020 ; #ISBN9782367406602